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lundi 16 novembre 2009

[Worry about you] 2 a.m. Club

Je n'écris plus. J'ai dit à M. qu'aujourd'hui ma vie m'était insupportable et il m'a dit écris si tu ne peux plus faire semblant. Pourtant écrire c'est encore faire semblant, c'est encore ne pas montrer qui nous sommes mais contrôler l'image, c'est encore se faire vomir d'une manière différente.
Je rentre dans du 34, le 36 tombe, je ne comprends pas, je ne l'ai pas fait exprès cette fois, j'ai eu l'impression de manger tout le temps et pourtant je me contrôle encore, je me restreins sans m'en rendre compte, je suis folle.
Ce trou dans mon estomac, il engloutit tout de plus en plus, même l'alcool n'apaise plus rien, plus je suis énervée et moins les gens comprennent que je suis triste, de toute façon ils sont tous partis.
Je peux fixer le vide pendant des heures, je fixe le vide pendant des heures, parfois j'y appose de la musique mais je n'écoute plus de musique. Là encore est-ce l'image que je veux donner de moi, drama queen du quotidien?
Ca aurait eu quatre mois. Ca me fait tellement mal de ne pas aimer vivre, je veux aimer vivre.

samedi 10 octobre 2009

[I want you back] The Jackson five

"CHUCK LORRE PRODUCTIONS, #260

FASHION TRENDS

Dead is the new unambiguous. Bipolar is the new undecided. Heavily armed is the new born again. Bald is the new head... and the new crotch. Hairy is the new face. Sheepishly admitting to having an STD is the new flirting. Purell is the new face of fear. Finding the time that's right for you is the new impotence. The smiley-face emoticon is the new "sincerely yours." Smoking is the new outdoorsy lifestyle. Looking forward to insanely expensive private schooling, thousand dollar a week nannies and soccer is the new yuppie birth control. Misinformed is the new patriotic. Veganism is the new "tastes like chicken." Serotonin uptake inhibiting is the new crowd control. Texting is the new talking. Talking is the new singing. Singing is the new hubris. Gay marriage is the new "be careful what you wish for." And finally, and only because I really need this to catch on, fifty-seven years old is the new forty-five."

dimanche 20 septembre 2009

[Fluorescent adolescent] Arctic Monkeys


dimanche 26 juillet 2009

[ Love you 'till the end] The pogues

Je pleure, je pleure, je pleure, j’ai pleuré tout au long du film –P.S. : I love you.
Je ne sais plus bien pourquoi je pleure, mais j’ai mal et ça vient tout seul, ça coule et ça m’étouffe. J’ai mal, tout le monde trouvera une version mieux de moi, parce que je ne vaux rien, et elle m’aimait et me savait et maintenant je suis seule et c’est pas juste, et je ne pourrais pas la remplacer, et il n’y aura rien d’aussi fort après elle et je ne sais plus bien pourquoi je pleure et si je ris plus souvent que je pleure, et si je pleure aussi souvent que je ris, et quand je souris ; je suis juste dans mon lit et je me contorsionne. Et j’aimerais qu’elle soit là, pour poser ma tête sur ses genoux et ne pas m’arrêter de pleurer ce mal que je ne comprends pas et pour lequel je pleure en surplus qu’elle ne soit pas là, parce que je pouvais pleurer devant elle sans honte.

vendredi 24 juillet 2009

[Whatever people say I am, that's what I'm not] Arctic Monkeys

Je commence Les faux-monnayeurs d’André Gide : « Bernard Profitendieu était resté à la maison pour potasser son bachot ; il n’avait plus devant lui que trois semaines. La famille respectait sa solitude, le démon pas. »

Et on ne cesse de se définir, de se reconnaître et de s’apprendre dans ce quotidien déjà mécanisé mais jamais totalement automatique. On se décèle dans les erreurs, dans les réussites impromptues, dans les choses qui nous attristent, dans la surprise de cet être agissant à notre place, parfois contre notre dogme.

Et on tente de se percevoir en se faisant comprendre aux autres sans ne jamais totalement se découvrir. Plus on acte ce moi, plus il se révèle à nous comme déjà existant ; sous-jacent et pourtant en construction. J’ai l’impression d’être et cependant je deviens, quête frénétique d’une stabilité de soi, être au galop, une rencontre, une collision mais ni coïncidence ni fusion entre « je » qui parle, « je » qui pense et «je » qui agit. Je est toujours cet autre (ces autres ?) après lequel je cours et que je ne rattrape pas, je ne suis jamais tout à fait moi-même et pourtant je suis le seul à pouvoir essayer ; course épuisée, perdue d’avance que l’on refuse d’abandonner.

Et pourtant, s’il me faut savoir une chose c’est qui je suis ; pleinement.

samedi 6 juin 2009

[ Definition] Mos Def & Talib kweli


Je regardais la photo de JD, et je commençais, de manière en quelque sorte préprogrammé, à tenter d'analyser pour comprendre, je me disais ces lignes de fuite, cet homme droit, ces lignes géométriques, sa solitude mais plus encore son unicité, son monde, sa particularité, c'est cet homme là qui joue du violon devant cette rue dont il bouche le passage, il fait signe, nous donnons sens.
Alors je me suis mise à rire de ce tic ridicule, pur branlage intellectuel, à vouloir donner sens à ce qui est beau, j'ai pensé à ce qu'on répété constamment pendant les analyses d'images "l'auteur a-t-il réellement voulu dire tout ça?".
Et j'en suis arrivée à la conclusion que nous donnons probablement sens à ce qui est beau parce que c'est ce qui l'explique, peut-être le beau n'est-il beau que parce qu'il dit, il n'y a pas de juste esthétique, l'art est dialectique ascendante à l'état pur, il n'y a beau que s'il y a résonnance intérieur de quelque chose de vrai, un absolu qui devient palpable,ce sursaut intérieur de l'inateignable devant nous et c'est ce que voit l'artiste lorsqu'il capture ce moment que nous qualifions de beau mais qui est vérité, c'est ce que voulait dire Bonnefoy.

mercredi 3 juin 2009

[Sayin Hey!] Lau

And I say HEy, And I say Hey.....

You weren't there when I needed
but now you call, seems like you find your phone.
And you tell me to come back home, that I'm your Home
Baby I don't care

So I say Hey, so I say Hey, to all the boys, that ain't you
And I say Hey, I say Hey to all the boys that don't look like you

You say you love me
And it sounds so easy
But from this day on
I'm on my own

So you can say Hey, ooh you can say hey to all the girls that ain't me
You can say hey, you can say to all the girls that don't look like me
'cause Baby you're not the one for me.

Bientôt dans les bacs les gars...et surtout dans les rues, de paname et d'ailleurs.

[London calling] The Clash

Londres c'était bien, c'était mieux que bien, c'était la vie.

jeudi 28 mai 2009

- Ces gens-là- Jacques Brel

Il y a ces gens, de ceux que l'on croise dans la rue, qu'on pense oublier comme on cligne de l'oeil. Mais que fait-on de ceux qui ne partent pas? Ceux qui restent accroché comme une larme refusant de couler?
Que fait-on lorsque la tristesse d'un homme trop soûl fait écho à la vôtre, lorsque vous vous voyez comme il est?
Comment oublie-t-on ces nous qui ont vieilli, ceux qui disent dans un regard embué tout votre monde?
Lorsqu'on ne communique plus avec soi-même et qu'on ne fait plus que constater ce 'moi' devant soi?
Lorsqu'on s'entend dire encore et encore "You're french, right?" et qu'on ne cesse de se voir tomber, lorsque qu'on sait que nous ne sommes pas vraiment lui mais qu'il est un peu nous, suffisamment nous.
Que fait-on de tous ces nous qu'on laisse sur un banc noir en pleine nuit?

vendredi 22 mai 2009

[Champagne Supernova] Oasis

J'ai fêté mon anniversaire le 15 et 16 mai cette année.
Je ne me souviens pas d'un seul de mes anniversaires sans qu'il fasse beau et j'ai eu 21 ans et il faisait toujours beau, l'un des premiers jours de beau temps après des jours de pluies et d'exams.
-Bah dis donc tu viens plus aux soirées- j'adore le dire, ça me ramène à cette nuit mouvementée, colorée, nuit pleine des gens que j'aime et qui rient.
On a dormi à 5 dans mon lit, un matin à la skins, peau collante, mal de tête, sol encombré, plus d'électricité.
Benjamin Clyde. On dormait sur le miroir d'eau tentant tant bien que mal de récupérer de la veille avec une sieste et une königsbier, les premiers rayons du soleil, le tandem et les autres. Ben arrive avec un sceau à champagne et des flûtes en plastique. On saute, on crie, on danse, allégresse. Ils entonnent pour la énième fois de la journée "joyeux anniversaire..." des gens autour chantent avec eux, le bouchon pète, le champagne coule, on se fait prendre en photos par des inconnus, alors on est heureux, ensemble.
Du coup au final on boit de la königsbier dans des flûtes à champagne en plastique, j'ai 21 ans un 16 mai alors il y a surement encore de belles années.

dimanche 10 mai 2009

[Tiny dancer] Elton John

Pourquoi l'amour se résume trop souvent à la nécessité d'être constaté par l'autre? Je ne suis que parce qu'il me voit?
"J'ai envie de lui hurler "constate moi!" dans les oreilles " M.

mercredi 6 mai 2009

[Morning yearning] Ben Harper

Je ne dors plus la nuit.
Je m'imagine déjà vieille, déjà déçue, déjà triste d'avoir trop vécue, rien ne reste, plus je suis heureuse, plus je suis triste qu'il faille mourir. Je veux du temps, j'en veux plus, parce que je vis avec les jours qui se présentent, ils ne seront jamais assez. Il n'y aura jamais suffisamment de jours de bonheur.
Don Diego 2000, elle est réapparue dans ma vie, la chanson, la fille.
"L'homme qui était doué d'une dyslexie magique, qui faisait de lui un cowboy poétique, même s'il ne le savait pas, il était comme ça".
J'ai été heureuse, parce que ça voulait dire qu'elle était encore douée d'une volonté propre, qu'elle existait hors de moi, hors de mon souvenir, qu'elle pourrait survivre à mes trous de mémoires.
Je suis triste parce que ce n'était pas tout à fait vrai. C'était moi qui l'avait fait revenir, j'étais la seule à entendre sa voix se superposer à celle de Dionysos, et si le hasard de Deezer l'y a ramené j'ai fait le travail de composition. Elle est morte. Et une fois que tous ceux qui l'ont aimé ne seront plus là pour fêter son anniversaire, une fois que le 19 avril sera un jour comme les autres alors elle n'aura jamais existé. Il y a une différence vértigineuse entre être morte et ne pas être, dans la mort il y à la constatation d'un manque, la preuve qu'il y a eu. Dire elle est morte c'est d'abord signaler qu'elle a vécue.
Et il n'y aura plus de dimanche ensoleillé dans la cour de Montaigne, à lire chacune le journal de l'autre si je ne suis plus là pour m'en rappeler, repassant devant.
Et un jour il n'y aura plus de Montaigne, il n'y aura plus de trace de cette histoire qui est déjà fragmentée dans mes souvenirs. Il n'y aura plus ma mémoire pour donner leur sens à ces espaces, et on aura beau apprendre dans les livres d'histoire leur portée générale, il ne restera rien de ce qui a fini par devenir ma peine. Et tout ce dont je souffre, pourquoi je ris, n'aura rien valu, n'aura rien signifié alors même qu'au delà de ça, rien ne m'appartiens.
Alors tout va disparaître.
J'écris un journal, j'écris un blog, pour me souvenir de ces filles qui ne sont déjà plus moi, mais aussi pour qu'on se souvienne, mais personne ne se souviendra, une fois tous ceux m'ayant connue morts, plus jamais quelqu'un ne saura mon rire, ni même qu'il a existé.
C'est un jeu de dominos sans échec, toutes les pièces tombées, reste des pierres tombales qui ne renvoient à rien.

lundi 4 mai 2009

Régime de responsabilité appliqué par dieu

Régime pénale de responsabilité pour faute intentionnelle avec prise en compte de l'intention de nuire, comission et abstention, cause d'éxonération : son intervention.
Sanction : du purgatoire au supplice éternel.

mardi 28 avril 2009

[Don diego 2000] Dyonisos

Est-ce que tout doit disparaître?

vendredi 24 avril 2009

[ This time tommorow] The Kinks


J'aime bien penser de mes amis qu'ils sont mes amants réguliers.



P.S. : c'est du Lucie Le Guen.

lundi 20 avril 2009

[pâle septembre] Camille

Hier, il y a 49 minutes, nous étions le 19 avril
" je t'aime toujours, Les saisons passent mais de grâce
faisons semblant qu'elles nous ressemblent"

samedi 18 avril 2009

[ The Best for last] Adele

Je marche dans le Cour de l'Argonne, je rentre chez moi -5h 50, je ressens " l'amour, ce serait de la C, plus de fatigue, plus d'obstacle, la sensation de respirer comme jamais, la capacité -même illusoire- de croire que tout est devant soi et reste à faire."
Et je l'aime, et je l'aime et je l'aime; et je me dis qu'il n'y a aucun Coca pour enlever ce goût là.

'' I'd like to hear the words roll out of your mouth finally
Say that it's always been me

That's made you feel a way you've never felt before
And I'm all you need and that you never want more
Then you'd say all of the right things without a clue
But you'd save the best for last
Like I'm the one for you
,,

vendredi 17 avril 2009

Ma vie c'est d'la merde

jeudi 2 avril 2009

[Talkin' about a revolution] Tracy Chapman

Le débloquage a été voté à Bdx IV, tout est dit. Alors que 74% des votes se prononcent contre la L.R.U., il n'y a personne aux manifestations, personne pour le blocage. Intérêt particulier VS Intérêt général, la victoire est donné de loin au premier. Moi la première, et pourtant j'ai mal à mon engagement, j'ai mal à mon monde. Il n'y a plus de cercle, c'est la crise, et alors?
Mme Pécresse déclare vouloir faire des universités françaises des grandes écoles. Pourtant je reproche aux grandes écoles de ne se borner qu'à perpétuer un monde avec lequel je me sens en décalage, de lui donner ses cadres et ses meneurs, qui ne mènent plus du tout. Des personnes compétentes pour remplacer des hommes qui avaient autrefois leur postes, des personnes à même de comprendre tous les rouages de cette société, des personnes bien trop adapter à ce monde pour vouloir le changer. Il n'y a plus d'inventions d'idéaux dans les grandes écoles, ce souffle nouveau il se trouve dans les facultés, pas la fac de droit, les autres, celles qui ne peuvent que voir que ce monde ne convient pas, celles qui savaient la crise avant qu'elle ne soit dans les gros titres.
L'exemple flagrant c'est que les seules personnes touchant les français en politique dernièrement n'en sortent pas, ce sont les enseignants-chercheurs qui trouvent, ce sont les cadres qui appliquent, il y a quelque chose de décisif à vouloir que la recherche se plie aux exigences d'un monde qui tombe, avec ou sans crise économique.

jeudi 5 mars 2009