Je pense que quand j'ai dit "ma vie est un pain" je voulais dire "ma vie est un paon", mais je trouve la faute de frappe et d'alcool beaucoup mieux.
samedi 6 février 2010
vendredi 5 février 2010
(radio nowhere) Bruce Springsteen
Un jour j'arrêterais tout ce que je prends, de me dire que je peux survivre à tout et que de toute façon je suis déjà morte un jour quoi qu'il arrive, mais aujourd'hui encore je suis heureuse, je plane loin de la vie monotone des tout le monde, loin des problèmes de ménages, des conversations stupides dans le tram et des échanges de recettes, et fuir à ça, par quelque moyen que ce soit, me paraît déjà une victoire sur la mort, cette petite mort des gens qui vivent leur vie à côté d'elle et qui ne voient que ce petit monde étroit alors que le reste se déploit comme un paon.
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mercredi 3 février 2010
[le claqueur de doigts] Serge Gainsbourg
Tout film qui donne envie d'écouter Gainsbourg en sortant en vaut la peine, chaque petit bout de pellicules qui peut le ramener à ma mémoire, me faire croire que ma vie a chevauché même fortuitement la sienne est suffisant. Il y a ces gens qui ont vécu comme ils devaient, qui ont fait, faire déjà c'est pas mal, faire c'est épuiser la vie et la chasser à coup de pied à la fin, même si pour cela il faut ramper, lui foutre un coup au cul et pas l'inverse, pour que ce soit elle qui sorte de nous et non pas nous d'elle, il continue à vivre dans la vie, c'est elle qui est exclue de lui, c'est ça qu'on réussi à faire quand on a du talent, inverser le prisme, et c'est vrai qu'il manque à la vie...
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samedi 16 janvier 2010
[ Les hommes que j'aime] La rue Kétanou
Je vous ai déjà dit que je connaissais les chevaliers de l'apocalypse?
Alors il arrive, un jour anodin et annonce la fin des mondes de l'ennui, il y a de l'alcool à foison, circulant de bouteille en bouche comme dans la plus cheap des bachannales, c'est comme marcher dans la rue et ne pas savoir qu'on marche et y être quand même, je pense conscience du bonheur et inconscience de soi, béatitude face à l'autre. Des journées où tous les évènements se succèdent et n'ont aucun sens, l'important c'est le rire, si seulement il y avait des photos de ces hommes dont les ombres se projettent sur les murs que je chérit, qui ont définitivement les moyens de me faire parler, avec ou sans moustache; "alors qu'est-ce qu'on attend". Je les aimes même quand ils pleurent sur mes genoux, et surtout là, puisque les larmes n'ont pas le sens qu'on leur prête et qu'on les emmerde.
Et si on s'embrassait à 3? Et si on s'aimait à vingt?
" t'es trop bourré, va t'asseoir, t'aurais mieux fait d'rester chez toi ce soir"
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jeudi 31 décembre 2009
[ out on the weekend] Neil Young
J'écoute Neil Young, je pense à demain, à cette décennie qui se termine sous le signe d'une autre décennie et j'aime ma vie à Bordeaux, où on est plein de contradictions et qu'on en peut plus de s'engueuler mais qu'on s'aime; là maintenant; même si ça ne durera pas alors ça vaut quelque chose, aujourd'hui et demain ont une valeur, on a ce petit rythme bourgeois de l'insouciance, cette inconséquence fainte mais palpable, elle est juste là et la sentir, l'humer seulement veut dire quelque chose, il y a enfin une fléche indiquant le sens, mes vieux amis, mes nouveaux et ceux de passages, la route est devant et elle prend forme. Comment parle-t-on de ça, de quand on est heureux; pour s'en souvenir sans l'entremêler à la pelotte des engueulades.
Je me rappelle souvent de bons moments avec des amis à qui je ne parle plus, ce qui ne veut rien dire parce qu'il s'agit d'une voix qui ne porte plus, toutes ces chansons qui ne raménent plus directement au souvenir mais qui bifurquent vers la peine pour rendre cette réminiscence amere, je ne veux pas que mes souvenirs se dévaluent, et ils le font et même si je me persuade que ces amitiés n'ont jamais existé ou qu'elles n'étaient pas si forte ma gorge me dit le contraire, organe transfuge qui contrôle mes yeux.
Alors je veux des souvenirs non entâchés, celui là, je veux qu'il me revienne tel quel, que cette paix et cette impatience je m'en souvienne, pour de vrai.
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lundi 21 décembre 2009
[Empire state of mind] Jay-Z
J'ai changé la musique, je suppose que ça veut dire qu'il faut que j'écrive.
Cette année ma tête a enfin l'impression que mon corps se cale sur son rythme, le vinyl ne saute plus, ou plutôt il saute plus vite, il est devenu arythmique, je trouve ça plutôt chouette, le tempo est là, la vie ne swingue pas mais c'est comme si.
Parfois je suis pressée qu'il soit demain, d'autres fois je suis triste sur mon canapé et je fixe Van Gogh, je voudrais Banksy à la place, mais quelque part ça me soulage, les larmes au moins ce n'est pas la torpeur.
Souvent la nuit on chante, dans la rue, au cock and bull, n'importe quoi, des fois c'est en plein jour; au forum et à la terrasse du ski, allemand ou anglais de temps en temps.
Parfois on dit culotte et on pense guêtres, le Ruairism a fait son apparition, concept consubstantiel du Parrishism, le principe directeur est simple : est-ce qu'on se retourne sur vous dans la queue?
La question est éliminatoire, on appelle ça une private joke -une blague contextualisée; mouaAAAh.
Cette année dans ma vie il existe une private joke sur l'appellation private joke.
J'ai compris une chose aussi, tu peux toujours mettre de la distance entre toi et les gens mais tes amis sont tes amis alors ils reviennent. Les après-midi sont de belles parties de la vie.
Ca ne veux surement rien dire mais peut-être aussi que dans la vie il n'y a pas beaucoup plus à comprendre.
Ah si, les journées au lit après une dispute quand on fait une scène.
Mais ça c'est une autre histoire.
P.S. : M. 23/04 <3
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lundi 16 novembre 2009
[Worry about you] 2 a.m. Club
Je n'écris plus. J'ai dit à M. qu'aujourd'hui ma vie m'était insupportable et il m'a dit écris si tu ne peux plus faire semblant. Pourtant écrire c'est encore faire semblant, c'est encore ne pas montrer qui nous sommes mais contrôler l'image, c'est encore se faire vomir d'une manière différente.
Je rentre dans du 34, le 36 tombe, je ne comprends pas, je ne l'ai pas fait exprès cette fois, j'ai eu l'impression de manger tout le temps et pourtant je me contrôle encore, je me restreins sans m'en rendre compte, je suis folle.
Ce trou dans mon estomac, il engloutit tout de plus en plus, même l'alcool n'apaise plus rien, plus je suis énervée et moins les gens comprennent que je suis triste, de toute façon ils sont tous partis.
Je peux fixer le vide pendant des heures, je fixe le vide pendant des heures, parfois j'y appose de la musique mais je n'écoute plus de musique. Là encore est-ce l'image que je veux donner de moi, drama queen du quotidien?
Ca aurait eu quatre mois. Ca me fait tellement mal de ne pas aimer vivre, je veux aimer vivre.
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samedi 10 octobre 2009
[I want you back] The Jackson five
"CHUCK LORRE PRODUCTIONS, #260
FASHION TRENDS
Dead is the new unambiguous. Bipolar is the new undecided. Heavily armed is the new born again. Bald is the new head... and the new crotch. Hairy is the new face. Sheepishly admitting to having an STD is the new flirting. Purell is the new face of fear. Finding the time that's right for you is the new impotence. The smiley-face emoticon is the new "sincerely yours." Smoking is the new outdoorsy lifestyle. Looking forward to insanely expensive private schooling, thousand dollar a week nannies and soccer is the new yuppie birth control. Misinformed is the new patriotic. Veganism is the new "tastes like chicken." Serotonin uptake inhibiting is the new crowd control. Texting is the new talking. Talking is the new singing. Singing is the new hubris. Gay marriage is the new "be careful what you wish for." And finally, and only because I really need this to catch on, fifty-seven years old is the new forty-five."
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dimanche 20 septembre 2009
[Fluorescent adolescent] Arctic Monkeys
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dimanche 26 juillet 2009
[ Love you 'till the end] The pogues
Je pleure, je pleure, je pleure, j’ai pleuré tout au long du film –P.S. : I love you.
Je ne sais plus bien pourquoi je pleure, mais j’ai mal et ça vient tout seul, ça coule et ça m’étouffe. J’ai mal, tout le monde trouvera une version mieux de moi, parce que je ne vaux rien, et elle m’aimait et me savait et maintenant je suis seule et c’est pas juste, et je ne pourrais pas la remplacer, et il n’y aura rien d’aussi fort après elle et je ne sais plus bien pourquoi je pleure et si je ris plus souvent que je pleure, et si je pleure aussi souvent que je ris, et quand je souris ; je suis juste dans mon lit et je me contorsionne. Et j’aimerais qu’elle soit là, pour poser ma tête sur ses genoux et ne pas m’arrêter de pleurer ce mal que je ne comprends pas et pour lequel je pleure en surplus qu’elle ne soit pas là, parce que je pouvais pleurer devant elle sans honte.
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vendredi 24 juillet 2009
[Whatever people say I am, that's what I'm not] Arctic Monkeys
Je commence Les faux-monnayeurs d’André Gide : « Bernard Profitendieu était resté à la maison pour potasser son bachot ; il n’avait plus devant lui que trois semaines. La famille respectait sa solitude, le démon pas. »
Et on ne cesse de se définir, de se reconnaître et de s’apprendre dans ce quotidien déjà mécanisé mais jamais totalement automatique. On se décèle dans les erreurs, dans les réussites impromptues, dans les choses qui nous attristent, dans la surprise de cet être agissant à notre place, parfois contre notre dogme.
Et on tente de se percevoir en se faisant comprendre aux autres sans ne jamais totalement se découvrir. Plus on acte ce moi, plus il se révèle à nous comme déjà existant ; sous-jacent et pourtant en construction. J’ai l’impression d’être et cependant je deviens, quête frénétique d’une stabilité de soi, être au galop, une rencontre, une collision mais ni coïncidence ni fusion entre « je » qui parle, « je » qui pense et «je » qui agit. Je est toujours cet autre (ces autres ?) après lequel je cours et que je ne rattrape pas, je ne suis jamais tout à fait moi-même et pourtant je suis le seul à pouvoir essayer ; course épuisée, perdue d’avance que l’on refuse d’abandonner.
Et pourtant, s’il me faut savoir une chose c’est qui je suis ; pleinement.
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samedi 6 juin 2009
[ Definition] Mos Def & Talib kweli

Je regardais la photo de JD, et je commençais, de manière en quelque sorte préprogrammé, à tenter d'analyser pour comprendre, je me disais ces lignes de fuite, cet homme droit, ces lignes géométriques, sa solitude mais plus encore son unicité, son monde, sa particularité, c'est cet homme là qui joue du violon devant cette rue dont il bouche le passage, il fait signe, nous donnons sens.
Alors je me suis mise à rire de ce tic ridicule, pur branlage intellectuel, à vouloir donner sens à ce qui est beau, j'ai pensé à ce qu'on répété constamment pendant les analyses d'images "l'auteur a-t-il réellement voulu dire tout ça?".
Et j'en suis arrivée à la conclusion que nous donnons probablement sens à ce qui est beau parce que c'est ce qui l'explique, peut-être le beau n'est-il beau que parce qu'il dit, il n'y a pas de juste esthétique, l'art est dialectique ascendante à l'état pur, il n'y a beau que s'il y a résonnance intérieur de quelque chose de vrai, un absolu qui devient palpable,ce sursaut intérieur de l'inateignable devant nous et c'est ce que voit l'artiste lorsqu'il capture ce moment que nous qualifions de beau mais qui est vérité, c'est ce que voulait dire Bonnefoy.
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mercredi 3 juin 2009
[Sayin Hey!] Lau
And I say HEy, And I say Hey.....
You weren't there when I needed
but now you call, seems like you find your phone.
And you tell me to come back home, that I'm your Home
Baby I don't care
So I say Hey, so I say Hey, to all the boys, that ain't you
And I say Hey, I say Hey to all the boys that don't look like you
You say you love me
And it sounds so easy
But from this day on
I'm on my own
So you can say Hey, ooh you can say hey to all the girls that ain't me
You can say hey, you can say to all the girls that don't look like me
'cause Baby you're not the one for me.
Bientôt dans les bacs les gars...et surtout dans les rues, de paname et d'ailleurs.
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[London calling] The Clash
Londres c'était bien, c'était mieux que bien, c'était la vie.
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jeudi 28 mai 2009
- Ces gens-là- Jacques Brel
Il y a ces gens, de ceux que l'on croise dans la rue, qu'on pense oublier comme on cligne de l'oeil. Mais que fait-on de ceux qui ne partent pas? Ceux qui restent accroché comme une larme refusant de couler?
Que fait-on lorsque la tristesse d'un homme trop soûl fait écho à la vôtre, lorsque vous vous voyez comme il est?
Comment oublie-t-on ces nous qui ont vieilli, ceux qui disent dans un regard embué tout votre monde?
Lorsqu'on ne communique plus avec soi-même et qu'on ne fait plus que constater ce 'moi' devant soi?
Lorsqu'on s'entend dire encore et encore "You're french, right?" et qu'on ne cesse de se voir tomber, lorsque qu'on sait que nous ne sommes pas vraiment lui mais qu'il est un peu nous, suffisamment nous.
Que fait-on de tous ces nous qu'on laisse sur un banc noir en pleine nuit?
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vendredi 22 mai 2009
[Champagne Supernova] Oasis
J'ai fêté mon anniversaire le 15 et 16 mai cette année.
Je ne me souviens pas d'un seul de mes anniversaires sans qu'il fasse beau et j'ai eu 21 ans et il faisait toujours beau, l'un des premiers jours de beau temps après des jours de pluies et d'exams.
-Bah dis donc tu viens plus aux soirées- j'adore le dire, ça me ramène à cette nuit mouvementée, colorée, nuit pleine des gens que j'aime et qui rient.
On a dormi à 5 dans mon lit, un matin à la skins, peau collante, mal de tête, sol encombré, plus d'électricité.
Benjamin Clyde. On dormait sur le miroir d'eau tentant tant bien que mal de récupérer de la veille avec une sieste et une königsbier, les premiers rayons du soleil, le tandem et les autres. Ben arrive avec un sceau à champagne et des flûtes en plastique. On saute, on crie, on danse, allégresse. Ils entonnent pour la énième fois de la journée "joyeux anniversaire..." des gens autour chantent avec eux, le bouchon pète, le champagne coule, on se fait prendre en photos par des inconnus, alors on est heureux, ensemble.
Du coup au final on boit de la königsbier dans des flûtes à champagne en plastique, j'ai 21 ans un 16 mai alors il y a surement encore de belles années.
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dimanche 10 mai 2009
[Tiny dancer] Elton John
Pourquoi l'amour se résume trop souvent à la nécessité d'être constaté par l'autre? Je ne suis que parce qu'il me voit?
"J'ai envie de lui hurler "constate moi!" dans les oreilles " M.
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mercredi 6 mai 2009
[Morning yearning] Ben Harper
Je ne dors plus la nuit.
Je m'imagine déjà vieille, déjà déçue, déjà triste d'avoir trop vécue, rien ne reste, plus je suis heureuse, plus je suis triste qu'il faille mourir. Je veux du temps, j'en veux plus, parce que je vis avec les jours qui se présentent, ils ne seront jamais assez. Il n'y aura jamais suffisamment de jours de bonheur.
Don Diego 2000, elle est réapparue dans ma vie, la chanson, la fille.
"L'homme qui était doué d'une dyslexie magique, qui faisait de lui un cowboy poétique, même s'il ne le savait pas, il était comme ça".
J'ai été heureuse, parce que ça voulait dire qu'elle était encore douée d'une volonté propre, qu'elle existait hors de moi, hors de mon souvenir, qu'elle pourrait survivre à mes trous de mémoires.
Je suis triste parce que ce n'était pas tout à fait vrai. C'était moi qui l'avait fait revenir, j'étais la seule à entendre sa voix se superposer à celle de Dionysos, et si le hasard de Deezer l'y a ramené j'ai fait le travail de composition. Elle est morte. Et une fois que tous ceux qui l'ont aimé ne seront plus là pour fêter son anniversaire, une fois que le 19 avril sera un jour comme les autres alors elle n'aura jamais existé. Il y a une différence vértigineuse entre être morte et ne pas être, dans la mort il y à la constatation d'un manque, la preuve qu'il y a eu. Dire elle est morte c'est d'abord signaler qu'elle a vécue.
Et il n'y aura plus de dimanche ensoleillé dans la cour de Montaigne, à lire chacune le journal de l'autre si je ne suis plus là pour m'en rappeler, repassant devant.
Et un jour il n'y aura plus de Montaigne, il n'y aura plus de trace de cette histoire qui est déjà fragmentée dans mes souvenirs. Il n'y aura plus ma mémoire pour donner leur sens à ces espaces, et on aura beau apprendre dans les livres d'histoire leur portée générale, il ne restera rien de ce qui a fini par devenir ma peine. Et tout ce dont je souffre, pourquoi je ris, n'aura rien valu, n'aura rien signifié alors même qu'au delà de ça, rien ne m'appartiens.
Alors tout va disparaître.
J'écris un journal, j'écris un blog, pour me souvenir de ces filles qui ne sont déjà plus moi, mais aussi pour qu'on se souvienne, mais personne ne se souviendra, une fois tous ceux m'ayant connue morts, plus jamais quelqu'un ne saura mon rire, ni même qu'il a existé.
C'est un jeu de dominos sans échec, toutes les pièces tombées, reste des pierres tombales qui ne renvoient à rien.
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lundi 4 mai 2009
Régime de responsabilité appliqué par dieu
Régime pénale de responsabilité pour faute intentionnelle avec prise en compte de l'intention de nuire, comission et abstention, cause d'éxonération : son intervention.
Sanction : du purgatoire au supplice éternel.
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mardi 28 avril 2009
[Don diego 2000] Dyonisos
Est-ce que tout doit disparaître?
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