
Aujourd'hui. Mercredi 15 mai je pense, je réalise, même si tout le monde n'arrête pas de le ressasser comme pour pouvoir s'en convaincre ( je pense en effet réellement que personne n'y croit, la fin du lycée m'apparaissait à moi comme une légende urbaine, un on-dit, une rumeur et assimilés...)
bref donc aujourd'hui ( je vous épargne la répetition de la date) je me suis dit, a peu près texto "Un jour, dans pas longtemps, tout ça c'est fini", furtivement, une pensée parmis tant d'autres ( ça pense en moi hélas) mais qui laisse un goût bizarre dans le ventre.
Tout à une fin ( même si the end has no end), ou peu importe c'est la conception linéaire du temps qu'on en a ( ce n'est pas le sujet today), d'accord. Mais comme on ne peut réellement conceptualiser la mort, qui est la fin par excellence, parce que non vécu, parce que inconnu, parce que bite au cul etc. je n'arrive pas à me dire que c'est vrai et pourtant j'ai le sentiment que ça l'est ( "I've got a feeling, feeling don't lie").
Alors je ne sais pas comment je vais arriver à faire la synthèse entre mon sentiment ( ou émotion plutôt) et ma tête qui ne peut conceptualiser une fin au lycée et donc une fin à ma vie présente.
Conclusion je n'arrive pas à tuer le lycée, peut-être un syndrome, personne n'y pense jamais, forcemment le père, la mère ça accroche et puis bon Oedipe c'est vendeur comme nom mais qui a pensé au syndrome de Charlemagne ( qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l'école...) .
Pourquoi aujourd'hui? Parce que c'est le genre de journées où j'aime le lycée : soleil, Lamiche, expériences, rencontres, livres, poésie, rire, fou-rires même et mes gens, mon monde.
"C'est effrayant : être en vie, cela signifie avant tout se demander si oui ou non on sera encore en vie dans une heure."
Jacques Sternberg
====> Voilà, voilà, bon, bon, bon, au fait...Samedi c'est sodomie