
[Mr. Jones] County Crows
"Believe in me
Help me believe in anything
I want to be someone who believes"
Y'a pas grand chose à faire contre ce sentiment de choses qui sont gâchées et perdues à jamais. Quand j'étais au collège j'imaginai que, au lycée, des choses extraordianaires arriverai. Au lycée, j'attendais qu'à l'université des choses extraordinaires arrivent. Tout aurait dû être parfait, les fêtes, les amis, la musique derrière, l'amour : toutes ces choses et bien d'autres comme la vie elle-même au fond. Et tellement de belles choses se sont passées que j'en ai oublié combien plus belles elles pourraient être, je veux dire; peut-être que c'est pour ça que j'ai fait option ciné, parce que dans les films la réalité a quelque chose de plus vraie, de plus pure... je suis en quête de pureté.
J''ai l'impression que tout a était gâché : comme dans "la fièvre dans le sang" le film d'Elia Kazan. La fille dans le bain crie " I'm not spoiled! Don't worry I'm not spoiled!" elle le dit en s'arrachant les cheveux et on comprend que, même toujours vierge, elle est gâchée; tout simplement parce qu'elle ne croit plus. Et parfois j'ai le sentiment de nous voir tous dans ce même bain, à chercher notre salut à travers les bulles, criant " i'm not spoiled" comme un voeu, un dernier cri avant le vide, pendant qu'on cherche notre route alors même que nous avons arrêter de penser que le monde pouvait être meilleur, alors même que nous cherchons à faire de notre vie quelque chose de plus supportable, alors même que celle-ci est souvent trop lourde à porter comme l'était " la nuit qui dure" pour Bonnefoy, alors même que, pourtant, nous ne voulons pas qu'elle fuit.
Et quand je dis croire je ne veux pas rentrer dans une thèse spiritualiste ou quoi que ce soit, ce n'est pas le propos, mais c'est surtout croire que les choses peuvent arriver. On en discutait avec Boubou ( Dieu, il me renierai s'il savait que je l'ai appelé comme ça, sur mon blog a fortiori!) -dans le salon de son appart tout droit sorti de l'année 1969 à Height Ashbury- et tout ce que j'ai reussi à dire c'est que ce qui était bien dans le mouvement beatnik autant que dans le mouvement Hippie c'est qu'ils n'avaient pas cesser de croire : on leur avait dit qu'ils n'habiteraient pas dans un château avec un prince - ou une princesse- charmant(e), ils se sont inventé leur propre déclinaison d'un chez-soi idéal "Comin' she said I'll give you a shelter from the storm" B. Dylan c'est à dire chez n'importe qui, on leur a dit que le père noël n'existait pas : ils se sont fait Santa Claus, et quand on nous annonce que, en vérité jamais l'union n'a vraiment fait la force, ils se sont regroupés en communauté, la counter-culture j'appelle ça la culture du contre-désespoir.
Je veux retrouver mes idées purs, je veux retrouver mes rêves, je veux retrouver mes espoirs, je veux pouvoir encore et toujours CROIRE...
Père-Noël, s'il te plaît entends moi, je veux devenir "unspoiled" :
"Believe in me/Help me believe in anything/I want to be someone who believes..."