jeudi 31 janvier 2008

[Rue de Paname] Les ogres de Barback


Je regardais Will Hunting, le film de Gus Van Sant. Vous voyez le moment où Robin Williams dit à Matt Damon que l'important ce n'est pas d'être parfait, que s'engager;
être avec quelqu'un c'est accepter qu'elle ne nous voit plus comme un être parfait, un fantasme, mais qu'elle finisse par connaitre tout nos petits défauts, le privilége de l'intimité, ce qui donne sa valeur à une relation entre deux êtres.
Le problème étant que sur mon blog je laisse ce privilége à tout le monde, ne laissant à personne l'illusion de ma perfection, offrant mes défauts a priori.
Je suis imparfaite avant experience.
J'en parlais avec Damien, "j 'ai besoin qu'il me fasse rêver".
Il faut du rêve.

Ma pendaison de Crémaillére. Ce désastre joyeux à l'image de ma vie où tout moment d'allégresse intense fini par laisser un goût amer. " The true happiness".
Je ne cherche pourtant pas beaucoup plus que ce qu'est ma vie aujourd"hui, peut-être autre chose et autre part, mais plus tard. A ce moment-ci de ma vie je suis heureuse grâce peut-être à mes mauvaises fréquentations, de manière certaine grâce à mes anciennes.
Inquiéte mais heureuse, comme cette funambule que je rêvais absolument d'être petite, entre deux tristesses mais en équilibre.
C'est ma rue de Paname à moi, ma vie à Bordeaux en ce moment.

"Les gens de mon quartier/les touristes et les viellards /aiment bien s'promener/le long des grands boulevards /Ils achètent des souvenirs /des tour Eiffels en plastique/Les saltimbanques les font rire /Mais faudrait qu'on leur explique/Qu'il y a d'la merde partout /de la drogue mais surtout /des jeunes en galère /qui trafiquent la misère/Mais j'dois bien avouer /que j'y passe toutes mes journées/C'est que parfois a Paris /c'est la joie et la folie..."

mercredi 9 janvier 2008

[one trip, one noise] Noir Désir

projet, projet. Tripée? peut-être. Enfin not yet. Que faire pour faire de sa vie un REVE?
Rêver... Le rêve comme forme de rébellion. Hors des partiels, hors du temps peut-être, pas hors de la vie, à côté, du bon côté.

Nota bene : Ne pas simuler.

[Children of the revolution] Moulin rouge cover

EsT-cE qUe LeS jEuNeS oNt aRréTé De PaRlEr CoMmE ca Ou eSt-Ce QuE C'EsT mOi qUi Ai ViEiLliE ?

samedi 5 janvier 2008

[you're a big girl now] Bob Dylan






=> donc voilà, quoi. Je pense qu'il n'y a rien a ajouter mais juste maintenant plus de commentaire quand je dis que j'ai pris 10 kilos.

[couleur café] Serge Gainsbourg



je peux être noire, et européene, sans pour autant renier mes origines sénégalaise.
Je peux parler allemand et comprendre le wolof,
je peux aimer danser, non pas parce que c'est génetique mais parce que c'est culturel, et lire Proust, sans pour autant être écarteler
Je peux écouter du coupé-décalé et aller à L'opéra
Je peux manger du Thieboudjène et du poisson en croûte
Aimer le football et la philosophie
Haïr habiter dans le béarn et quand même le défendre
Adorer le manioc sans en avoir honte
Je peux penser que sans ressentir le racisme tu puisse le haïr
Je peux me sentir déraciné et penser que vous êtes mon chez-moi
Je peux être fière de la culture française sans pour autant être une bounty
Je peux être de gauche non pas parce que je suis noire mais parce que je suis de gauche
Je peux paraître intelligente sans pour autant que ce soit exceptionelle
Etre noire sans pour autant me sentir persecutée
mais constater que seul un autre noir est en mesure de le comprendre

Je peux être issue d'une famille nombreuse non pas parce que ma mère est noire mais parce que mes parents aimaient les enfants
Je peux parler avec l'accent ivoirien avec mes frères, parler sans accent à Bordeaux et avec l'accent du sud-ouest lorsque je suis enervée
Je peux me sentir bien avec des noirs, bien avec des blancs, être une terre du milieu ou en tous cas essayer.
Je peux être une fille et avoir de l'humour
Je peux trouver que cette photo est belle sans pour autant être sectaire
afficher le drapeaux sénégalais sans pour autant être "mal integrée"
Refuser l'assimilation et savoir parler français
Préfèrer Senghor à Balzac par pur gout littéraire et non par communautarisme
Rire à des blagues racistes et les trouver tristes
M'énerver pour mes idéaux sans être intolérante
Aimer un blanc sans détester tous les noirs
être fière de tout ce que je suis sans renier ce que toi tu es.

P.S : je peux dire wifi waïfaï sans être snob....ah, non oops ça je peux pas. Autant pour moi.

[No woman, no cry] Fugees cover


Je pseudo-bosse mon juridictionnel.
Marie se connecte, la Marie de Lucas, je vois une adresse de blog, curieuse je m'y rend, c'est dur ce qu'il y a à lire, ce qu'on peut y comprendre.
Je m'inquiéte pour lui, vraiment, je pense que je m'inquiéterais toujours pour cette petite parcelle d'homme que j'ai connue, quoi qu'il puisse faire.
Ne peut-on pas le sauver, quelqu'un?
Juste une fois, juste pour voir, juste pour le voir un peu heureux.
Parce que son bonheur quelque part, importe à quelques uns.

jeudi 3 janvier 2008

[Les copains d'abord] Georges Brassens


-2packs, un fut et une vingtaine de bières, 3 bouteilles de vodka, 5 bouteilles de champagnes, 3 bouteilles de vins rouges, deux bouteilles de vin blanc, 2 bouteilles d'absinthe, 1 bouteille de Ricard, des guinness, 1 mojito, 1 tequila paf et bailey plus tard....-

Le bonheur c'est être à cinq dans une voiture, se battre pour la place du devant, écouter Lou Ceu de Pau.
Le bonheur c'est chanter tous ensemble parce qu'on a peur de la neige, se rappeler qu'il y a 5 heures à peine nous étions sur la plage, se dire que" la vie n'est pas toujours une autoroute, mais parfois des petits chemins de montagne, lorsqu'on ne sait pas où on va mais qu'on est dans une voiture, avec ses amis"
Le bonheur c'est la Placa Reial après avoir retrouvé tout le monde " en 2008 tout le monde se roule des patins, en 2008 pète les plombs , en 2008 soyons deuxmilliuitard de l'amour..."
Le bonheur c'est chanter " Alcool, alcool,alcool, alcool gnagnagnagnangna "(alias paroles en espagnoles) vers 00h30 sur cette même place pendant 20 minutes.
Le bonheur c'est de rencontrer, de temps en temps et par accident, des espagnols
Le bonheur c'est " vous dormez dans quel lit?
et ben en fait euh, ça dépend lequel."
Le bonheur c'est le parc Guelle, la lumière le soleil, la beauté, l'étonnement et les mosaiques
Le bonheur c'est avoir le temps d'attendre un Risotto qui n'arrive pas
LE bonheur c'est fumer une clope à notre balcon regarder les gens dans la rue, leur pisser dessus à l'occasion, parler des prochaines vacances, reparler d'hier, penser à demain, ensemble.
Le bonheur c'est rencontrer le sosie de Octave, plus vieux, moins beau, qui t'invite à revenir pour un week-end à Barcelone
Le bonheur c'est dormir à 10 dans une chambre pour six
Le bonheur c'est le Bar Rosa, tout petit, plein de rouges, et qui passe " We are your friend"
Le bonheur c'est la linéa 4 Jaume 1 du métro
Le bonheur c'est la chanson de Barcelone " Ciao Bella" et sa contre-chanson " Travailler"
Le bonheur c'est le Saïan, Tryo, Renaud ( of course) et NTM dans la voiture parce que Tod est mort
Le bonheur c'est être invité à manger chez JP une salade merveilleuse
Le bonheur c'est une personne qui " oh, non Dylan" toutes les 30 minutes dans la voiture et une autre qui ouvre la fenêtre alors qu'il neige.
Le bonheur c'est de vous revoir, et de voir que ayant pourtant changer, rien ne change.
Le bonheur c'est la plage et le sable, et vous, la plus belle des cartes postales.
Le bonheur c'est de penser aux gens qui nous manqueront toute notre vie et de se dire qu'ils sont à Barcelone avec vous, parce que, du moins, c'est là qu'ils devraient être

Le bonheur c'est le Harlem Jazz club, les groupes en live, les blues sessions
Le bonheur c'est les nuits blanches involontaires
L'errances dans les rues de Barcelone
C'est la surprise et la découverte
La fatigue qui s'accumule, le mal de crâne
Les douches à deux
Les remises en questionsLe bonheur c'est de savoir qu'on s'aime à Barcelone
Les conseils des amis
c'est la perte, les retrouvailles
Les câlins du matin, les bisous du soir

Le bonheur c'est tout ça, les autres choses oubliées et malgré tout le reste
Le bonheur ça ressemble beaucoup à trois jours avec vous dans une grande ville d'Espagne, à 12, en bordel.

" Au rendez-vous de Trafalgar...."