Je regardais Will Hunting, le film de Gus Van Sant. Vous voyez le moment où Robin Williams dit à Matt Damon que l'important ce n'est pas d'être parfait, que s'engager;
être avec quelqu'un c'est accepter qu'elle ne nous voit plus comme un être parfait, un fantasme, mais qu'elle finisse par connaitre tout nos petits défauts, le privilége de l'intimité, ce qui donne sa valeur à une relation entre deux êtres.
Le problème étant que sur mon blog je laisse ce privilége à tout le monde, ne laissant à personne l'illusion de ma perfection, offrant mes défauts a priori.
Je suis imparfaite avant experience.
J'en parlais avec Damien, "j 'ai besoin qu'il me fasse rêver".
Il faut du rêve.
Ma pendaison de Crémaillére. Ce désastre joyeux à l'image de ma vie où tout moment d'allégresse intense fini par laisser un goût amer. " The true happiness".
Je ne cherche pourtant pas beaucoup plus que ce qu'est ma vie aujourd"hui, peut-être autre chose et autre part, mais plus tard. A ce moment-ci de ma vie je suis heureuse grâce peut-être à mes mauvaises fréquentations, de manière certaine grâce à mes anciennes.
Inquiéte mais heureuse, comme cette funambule que je rêvais absolument d'être petite, entre deux tristesses mais en équilibre.
C'est ma rue de Paname à moi, ma vie à Bordeaux en ce moment.
"Les gens de mon quartier/les touristes et les viellards /aiment bien s'promener/le long des grands boulevards /Ils achètent des souvenirs /des tour Eiffels en plastique/Les saltimbanques les font rire /Mais faudrait qu'on leur explique/Qu'il y a d'la merde partout /de la drogue mais surtout /des jeunes en galère /qui trafiquent la misère/Mais j'dois bien avouer /que j'y passe toutes mes journées/C'est que parfois a Paris /c'est la joie et la folie..."








