vendredi 25 juillet 2008

[Wonderwall] Oasis

L'huître,
la perle
et La petite fille qui avait perdue son nombril.


Il était une fois une petite fille vivant dans une contrée éloignée. Elle n'était ni princesse, ni pauvrette, elle était même plutôt normal, un peu elle-même parfois, histoire d'être originale.
Cette petite fille perdit un jour son nombril, de manière soudaine, inattendue et inexplicable. Ce n'est pas l'âge où l'on perd son nombril d'habitude.
Dés lors la petite fille vécut avec ce manque discret, douleur intérieure, essayant de le cacher le mieux possible au reste du monde.
En effet la petite fille ne se mettait jamais en maillot de bain deux pièces, ne portait jamais de vêtements qui puisse découvrir son ventre.
On l'a pensait pudique, elle avait un secret.
Un jour, qui ressemblait à tous les autres sans toutefois en faire partie, elle trouva par hasard ou par curiosité, une huître.
La petite fille qui avait perdue son nombril était toute seule.
L'idée lui était venue une nuit, qu'au contact de l'eau le maillot collerait à sa peau et l'absente apparaîtrait. Elle n'osa plus se baigner avec les autres enfants qui ont encore un nombril.

Cette huître qu'elle avait trouvé n'était pas facile, elle ressemblait à toutes les autres huîtres qu'elle avait vu avant, mais comme toutes les choses qui sont trop semblables, elle était différente.
Elle était comme fermée à double tour, difficile à ouvrir, son allure était séduisante mais sans particularisme. Elle était somme toutes trop comme toutes les huîtres pour ne pas êtres exceptionnelle, c'est ce que se dit la petite fille qui n'avait plus de nombril.
Elle se prit d'affection pour cette huître qui ne voulait pas s'ouvrir.
Elle mettait tant d'effort pour que sa carapace soit assez, que l'on ne soit pas tenter de voir à l'intérieur et tant de résistance à s'ouvrir, que la petite fille se persuada que l'huître devait contenir une perle magique, belle et libre comme celles qui nous font rêver avant d'être emprisonnées au cou des femmes, qu'elles finissent par étrangler.
Ce n'était pas une huître qui se contentait d'être à l'intérieur cette substance gluante qu'on avale à peine ouverte et tuée; puis qu'on oublie.
Elle se mit à croire en cette perle comme on commence à croire en Dieu, sans certitude mais avec conviction. Elle chercha par tous les moyens à ouvrir l'huître, mais sa coquille résistait, et d'autant plus semblait-il qu'elle essayait.
Elle lui parla, ne lui parla plus, essaya d'être son amie, dormie avec elle, tentant de comprendre sa vie, elle y passa du temps, beaucoup d'heures et certaines0 de ces nuits.
Au fur et à mesure son attachement grandissait, mais la déception était plus profonde face à l'échec.
Plus profondes aussi les plaies que l'huître lui infligeait au main, mais c'était u
ne petite fille qui ne voulait plus rien perdre, elle avait déjà perdue son nombril alors elle n'abandonna pas.
Elle persista longtemps, cherchant des stratagèmes, trouvant toujours plus d'explications au fait que l'huître ne veuille pas s'ouvrir alors qu'elle était si gentille avec elle.
A force de tenter ses doigts s'étaient abîmés et les pansements mis avec soin par sa maman ne faisait pus d'effet le temps passant.
La petite fille qui avait perdue son nombril se rendait compte qu'elle souffrait pour une huître qui n'était finalement peut-être qu'une huître et qui ne semblait en aucun cas être touchée par la petite fille.
Cependant parfois, à force d'insistance, l'huître s'entrouvrait et il lui semblait alors percevoir cette petite perle en laquelle elle avait cru dés le premier jour, mais alors des jours et des jours passaient et elle comprenait que ce n'était peut-être qu'un reflet ou une illusion.
Elle se dit que l'huître avait dû voir que cette petite fille n'avait plus de nombril, qu'elle ne voulait pas s'ouvrir pour une petite fille avec un handicap, aussi minime soit-il.
Elle n'était en somme pas assez bien pour l'huître se dit-elle.
Un jour, alors qu'elle persistait malgré la souffrance, l'huître se referma tellement fort
qu'elle cru perdre sa main.
Elle décida que le pari qu'elle avait fait était trop risquer, elle ne pouvait pas parier que l'huître avait une perle comme l'on parie que Dieu existe, il n'y a qu'un seul Dieu et il y avait beaucoup d'huîtres.
Et peut-être l'huître était-elle réellement méchante et sans rien d'extraordinaire.
La petite fille qui avait perdue son nombril abandonna l'huître à sa carapace et disparut de sa vie.
Elle ne l'oublia cependant jamais et se demanda fréquemment la nuit, se réveillant d'un rêve où elle avait encore son nombril, pourquoi elle s'était attaché à l'huître alors que toutes ses amies petites filles, qui avaient encore un nombril, avaient préférées les perles.

Et puis un jour, qui ressemblait à tous les autres sans pour autant en faire partie, l'huître réapparut, tapant à sa fenêtre comme frappant à son coeur.
Elle était ouverte et il n'y avait pas de raison.
Et il y avait bien une perle à l'intérieur et c'était la perle la plus belle que la petite fille qui n'avait plus de nombril avait jamais vu. Elle était sublime, pas comme Ava Gardner en noir et blanc, ce n'est pas qu'elle était parfaite, mais elle étincelait de manière discrète, pure, timide, inquiète à la façon d'une petite étoile. Elle était une chanson, une berceuse chanté par une maman à voix basse lorsqu'elle semble livrer un secret.
Elle était un chuchotement de mots tendres.
La perle était magique pour la petite fille qui ne cessait de caressait les milles creux qui la rendait si belle à ses yeux.
La petite fille n'eut jamais d'explication à cette ouverture soudaine mais le conteur qui vous narre l'histoire se livre à une hypothèse.
Peut-être l'huître avait-elle compris que la petite file ne voulait pas avoir la perle, l'exhiber, l'exploiter et la dénaturer mais seulement apprendre à l'aimer pour ce qu'elle était au-delà de l'apparente perfection de son huître.
Peut-être avait-elle au final compris que la petite fille s'était retrouvé dans son secret parce qu'elle avait aussi ce trop plein d'absence.
La petite fille avait quoi qu'il en soit fini par comprendre que l'huître ne cachait pas sa perle par fierté et prétention, elle était juste appeurée que le reste des huîtres pleine de leurs perles parfaites et normées, pleines de de leurs intérieurs gluant à déguster ne la découvre elle, perdue face à sa surprise d'exister, aiguisée par la vie, inquiéte tout comme cette petite fille qu'elle était se tenait à l'écart des autres enfants de peur d'être découverte.
L'huître, la perle et la petite fille qui avait perdue son nombril se comprirent et tout fut plus simple et beau à partir de ce jour.

Mais ceci est une fin de conte de fée et il reste à savoir si les histoires ont de nombreux points communs avec la réalité ou si elles résident réellement dans ce pays fort fort lointain, trop éloignée de ce monde où toutes les huîtres restent des huîtres.


mardi 22 juillet 2008

" Aucune femme n'est frigide, 
les hommes qui le disent sont des mauvaises langues"

Sacha Guitry, cité par un client qui avait le sens de l'à propos

dimanche 13 juillet 2008

[Heartbeat] José Gonzàles

Il y a un club, le club 15.
Les conversations au bar y ressemble à celle d'un club de sport ou d'une piscine d'un hôtel trois étoiles, lorsqu'on prend les peignoires, enlevant les ceintures, "merci, au revoir, bonne soirée!".
Il y a une fille de 20 ans, il y a moi.
J'écoute beaucoup de gens parler, dire des choses que je ne pense pas, dire des choses que je ne pense en tous cas pas comme ça.
Et je me rend compte à quel point, récapitulant mon blog, il y a eu une époque où j'essayais de tout penser de manière exhaustive, maladroite, agitée comme la première branlette d'un mec je suppose, lorsqu'on découvre les multiples facettes de plaisir de notre corps, vite, tout savoir, maintenant.
Et puis il y a cette fille de 20 ans, il y a moi.
Cette fille que j'en ai marre de ne plus reconnaître, cette fille que j'ai assez de ne faire qu'apercevoir, par accident.
Je refuse d'exister uniquement par accident.
Marre de n'être pas satisfaite du monde qui m'entoure, des relations humaines pas assez humaines que je vis.

mercredi 9 juillet 2008

-je dis aime- M

hier j'ai fait comme si de rien n'était, "the show must go on"?
reste à savoir si le monde est un théâtre.

vendredi 4 juillet 2008

Viva La vida / Coldplay

est-ce que je suis la seule à detester Gwyneth Paltrow en regardant Violet Hill?

-Love in the club- Usher


en travaillant au Club 15 je m'aperçois de manière un peu ingénue que le corps ne peut et ne doit nullement être un prétexte au sexe, et que la relation sexuelle ne doit être que l'aboutissement d'une rencontre et non la raison de celle-ci.

-Boys don't cry- The Cure

Je commence à croire que les gens qui pleurent le moins sont réellement les plus tristes.
La tristesse est devenue ambiante, constante, non exprimable.