dimanche 26 juillet 2009

[ Love you 'till the end] The pogues

Je pleure, je pleure, je pleure, j’ai pleuré tout au long du film –P.S. : I love you.
Je ne sais plus bien pourquoi je pleure, mais j’ai mal et ça vient tout seul, ça coule et ça m’étouffe. J’ai mal, tout le monde trouvera une version mieux de moi, parce que je ne vaux rien, et elle m’aimait et me savait et maintenant je suis seule et c’est pas juste, et je ne pourrais pas la remplacer, et il n’y aura rien d’aussi fort après elle et je ne sais plus bien pourquoi je pleure et si je ris plus souvent que je pleure, et si je pleure aussi souvent que je ris, et quand je souris ; je suis juste dans mon lit et je me contorsionne. Et j’aimerais qu’elle soit là, pour poser ma tête sur ses genoux et ne pas m’arrêter de pleurer ce mal que je ne comprends pas et pour lequel je pleure en surplus qu’elle ne soit pas là, parce que je pouvais pleurer devant elle sans honte.

vendredi 24 juillet 2009

[Whatever people say I am, that's what I'm not] Arctic Monkeys

Je commence Les faux-monnayeurs d’André Gide : « Bernard Profitendieu était resté à la maison pour potasser son bachot ; il n’avait plus devant lui que trois semaines. La famille respectait sa solitude, le démon pas. »

Et on ne cesse de se définir, de se reconnaître et de s’apprendre dans ce quotidien déjà mécanisé mais jamais totalement automatique. On se décèle dans les erreurs, dans les réussites impromptues, dans les choses qui nous attristent, dans la surprise de cet être agissant à notre place, parfois contre notre dogme.

Et on tente de se percevoir en se faisant comprendre aux autres sans ne jamais totalement se découvrir. Plus on acte ce moi, plus il se révèle à nous comme déjà existant ; sous-jacent et pourtant en construction. J’ai l’impression d’être et cependant je deviens, quête frénétique d’une stabilité de soi, être au galop, une rencontre, une collision mais ni coïncidence ni fusion entre « je » qui parle, « je » qui pense et «je » qui agit. Je est toujours cet autre (ces autres ?) après lequel je cours et que je ne rattrape pas, je ne suis jamais tout à fait moi-même et pourtant je suis le seul à pouvoir essayer ; course épuisée, perdue d’avance que l’on refuse d’abandonner.

Et pourtant, s’il me faut savoir une chose c’est qui je suis ; pleinement.