Je vous ai déjà dit que je connaissais les chevaliers de l'apocalypse?
Alors il arrive, un jour anodin et annonce la fin des mondes de l'ennui, il y a de l'alcool à foison, circulant de bouteille en bouche comme dans la plus cheap des bachannales, c'est comme marcher dans la rue et ne pas savoir qu'on marche et y être quand même, je pense conscience du bonheur et inconscience de soi, béatitude face à l'autre. Des journées où tous les évènements se succèdent et n'ont aucun sens, l'important c'est le rire, si seulement il y avait des photos de ces hommes dont les ombres se projettent sur les murs que je chérit, qui ont définitivement les moyens de me faire parler, avec ou sans moustache; "alors qu'est-ce qu'on attend". Je les aimes même quand ils pleurent sur mes genoux, et surtout là, puisque les larmes n'ont pas le sens qu'on leur prête et qu'on les emmerde.
Et si on s'embrassait à 3? Et si on s'aimait à vingt?
" t'es trop bourré, va t'asseoir, t'aurais mieux fait d'rester chez toi ce soir"