vendredi 17 septembre 2010

[new york I love you but you're bringing me down] LCD soundsystem

Berlin J-12.
J'écoute LCD soundsystem en boucle, aucune de leurs chansons ne donnent pourtant la solution pour gérer l'angoisse.
J'ai l'impression de commencer une rentrée comme les autres, pleine de promesses, de nouvelles rencontres, d'envie de faire la fête, une nouvelle saison bordelaise.
Berlin me semble bien loin et je commence à peine à réaliser,
je ne suis pas le moins du monde organisée,
je ne veux pas me dire que J. ne sera bientôt plus part de mon monde, que surement même, il finira par s'effacer pour ne plus être que mon premier amour, celui qui aura duré six mois avant que je parte à Berlin quand j'avais 22 ans.
Je veux que J. persiste dans ma vie encore un peu, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus de raisons,
je l'aime pour de vrai, avec les doutes et la contradiction, avec les fous rires et les murmures,
je l'aime de manière calme et virulente, tendrement pour sur, je l'aime avec des adjectifs à la pelle, toutes les facettes de la vie dans laquelle je me meus avec moins de peine, tout ce qui fait que le NOUS ne s'épuise pas, même lorsqu'il n'y a que lui qui parle, même alors que pendant des heures il ne dit plus rien.
M. a eu l'idée fulgurante de larguer son couple et non son copain, idée qui n'a pas survécu à sa formulation mais qui avait le mérite d'exprimer - avec le talent qui participe à expliquer mon admiration pour M.- qu'un couple c'est deux personnes qui s'aiment mais dont l'accord est compliqué.
S'il est difficile de marier le rose saumon avec n'importe quoi au XXIème siècle, il faut une certaine subtilité également pour marier du bleu pétrole et du rouge coquelicot, qui sont pourtant de nobles teintes. Il en va de même pour M et A. même si l'assemblage semble trouver l'équilibre.
Je pense que je ne larguerais pas Lomi : je les trouve drôle, un couple en progrès avec un nombre incalculable d'extravagantes disputes, autant par le sujet que par la proportion.
Mais c'est ce qui explique pourquoi, en d'autres contextes, Lomi aurait au mérité un recyclage : c'est un couple pour lequel il vaut le coup de se disputer à en perdre la voix, comme à un concert de LCD : " New York, I love you but you're bringing me down. New York, I Love You
But you're bringing me down, like a death of the heart Jesus, where do I start? But you're still the one pool where I'd happily drown..."

NY I love you
pour J.P. qui me l'a remise en tête en ce début de septembre, et je n'imagine pas cette rentrée sans lui qui est là à tous mes automnes girondins, toutes mes larmes du miroir d'eau, tous mes caprices de soirées et dans chacun de mes appartements.
Certainement Bordeaux, je n'y revivrais plus, j'y laisse des gens que je ne reverrais pas, des relations fanées et qui mourront ici ou là, des rencontres furtives en errement, j'y reviendrais pour rendre visite à ceux pour qui ma tendresse est sans borne mais je ne serais plus bordelaise.
Alors le départ est définitif, Berlin I love you but you're freaking me out.