Aujourd'hui était un matin heureux.
**KIKAVUKI-KESAKO-KEWAKES-DEKWASASAGI** "Go on the road, bring your music, your mind and your soul, Forsake the old world, become your own world"
mercredi 23 novembre 2011
[Happy, sometimes] Lawrence aka Sten
J'ai rêvé de M. G. cette nuit, rêve où l'on se faisait la promesse simple et joyeuse de passer la journée ensemble. Je me suis rappelée le réveil de cette première nuit à deux, où j'étais sûre que ce n'était pas réel tellement je l'avais espéré et où je me suis réveillée à côté de lui, dans cette chambre immaculée éclairée à la lumière douce de l'hiver berlinois, ce jour où il a tout envahi, pour un certain temps.
jeudi 3 novembre 2011
[Michicant] Bon Iver
J'ai vu Before sunrise, sur les conseils d'un ami, ça m'a rappelé qu'il fallait écrire, pour que la mémoire fonctionne, pour collecter les petits moments comme les grands. Ce film m'a aussi rappelé à moi-même, à la vie comme j'essaie de l'entendre, sans concession, pleine d'absolus incompressibles dans des relations canapés et thés, incarnable dans des conversations autour d'un thé, car le thé n'est que le prétexte au dialogue, la marche n'est qu'un moyen d'aller vers l'autre, la voix n'est qu'un chemin qu'on essaie d'emprunter à deux, comme Heidegger explique que l'homme s'incarne dans le langage, que le corps de l'être, ce par quoi il apparaît, ce sont les mots.
Alors je veux être amoureuse comme ça ou alors jamais, je veux de l'impérieux, je veux du magique et non du quotidien et non de la magie dans le quotidien, je veux quelque chose qui change le quotidien en une succession de jours heureux, en succession de jours qui font sens, sauter du train comme dirait B. Je ne veux plus avoir peur d'être moi, être effrayée de ne rien penser, de ne pas oser dire ce que je pense ou ce que je ne pense pas, avoir peur de pleurer, de trop sourire, avoir peur de ne pas me tenir de la bonne façon, d'avoir des tics bizarres en public, d'avoir un rire dans le vide d'un silence, ou alors je veux continuer d'avoir peur de tout ça toute ma vie, je voudrais que s'il y ai doute, il soit fondamental, il soit définitif, qu'il ne puisse être guéri que par un amour assoiffé, que Thésée me sauve ou que Dionysos m'enthousiasme, je veux Prométhée et l'art du sacrifice, de l'héroïque dans ma tasse de café, qu'elle soit tiède voir même refroidie, parce que trop occupée à savourer le souffle je ne percevrais plus le goût. Que la vie soit une synesthésie, qu'elle se démultiplie sans cesse en un geste tendre, de cette main qui prend un stylo de la seule manière dont elle sait le faire, de cette force à aimer que seules les mères possèdent,
alors je n'aurais sûrement rien, mais je ne serais pas déçue car l'idéal quelque fois se suffit à lui-même pour permettre à la vie de continuer.
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