
On se demande parfois si la personne à qui on pense pense à nous, et le plus souvent la triste réponse est non. Parce que la vérité c'est que on ne se sent jamais aussi seule que lorsqu'on est supposé être deux ou ne former qu'un comme le voudrait le cliché.
Et on a beau se fantasmer en pin-up, style années 50, se dire qu'alors tout serait plus simple, ce n'est pas plus simple, parce que, et il semble que ce soit un défaut, on c'est à dire moi qui se cache derrière ce on, est compliquée.
Et c'est con de dire " je suis comme ça" alors que "comme ça" on se rend bien compte que ça craint parce que "comme ça" ça marche pas et c'est nul et à chier et pourtant on s'affirme là-dedans, parce qu'on a rien d'autre à affirmer, parce que "comme ça" c'est tout ce qu'on a, et c'est tout ce qu'on peut donner, mais "comme ça" c'est pas assez, et on est pas assez. Et c'est chiant de pas être assez, parce que c'est tout ce qu'on veut, être assez quelque part, être assez pour quelqu'un. Et on veut être comprise sans vouloir comprendre l'autre, parce que, au fond, on ne veut pas voir que l'autre est "comme ça" aussi, mais à sa façon. Mais moi je veux aimer son " comme ça" pourquoi c'est si impossible qu'on aime le mien. Et j'aimerais vraiment que deux " comme ça " ça fasse un "comme nous" mais un "comme nous" ça me semble bien compliqué, comme mon "comme ça" d'ailleurs, qui n'est pas assez comme le sien.
*Est-ce qu'un jour on pourra "s'aimer" alors que c'est déjà si compliqué de tenir à toi ?*
"You...Touch me...I hear the sound Of mandolins/ You...Kiss me...With your kiss My life begins"
P.S : cela n'empêche que je sais que j'ai fait que de la merde, hein? Ne vous inquiétez pas...
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