dimanche 25 novembre 2007

[Free as a bird] The Beatles

Je rêve d'être un oiseau, je vois bien le lieu commun mais est-ce que tu te rends compte de la beauté de la chose?
Etre un oiseau, wouaw! Tant qu'à être inadapté à la terre.

[Most Likely You Will Go Your Way (& I'll Go Mine)] Bob Dylan

samedi 24 novembre 2007

[The first day of my life] Bright Eyes

Les choses romantiques le sont dans les actes, rarement dans les mots. Racontés ils semblent surfaits et superficiels. Surfaits parce qu'ils semblent être sur-évalués par le conteur, superficiels car ils apparaissent sans racines.
Il n'y a aucun "Je t'aime" qui soit beau à raconter à une tierce personne, tout semble toujours trop sucré, trop mielleux; lorsqu'il s'agit des autres.
Il n'y a que ceux que l'on vit qui prennent la forme de monument. Monument que nous sommes trop fiers d'exhiber pour nous rendre compte que, comme les statues grecques, ils représentent, pour les autres, non pas l'amour comme il devrait être, mais l'idée d'amour, celle non-vécue, non consommée, intact. Comme ces poupées dans les hauts rayons des grands magasins, rangées avec symétries dans leurs emballages mi-carton, mi-plastique, arborant toutes le même sourire parfait, comme à l'infini; dont on rêve lorsque nous sommes petits et auxquels nous préférons, plus vieux, celle aux cheveux à moitié coupé et à l'oeil fendu qui nous conte le mieux l'histoire de notre enfance.
Cette poupée difforme il n'y a que nous pour y mettre de la tendresse, pour y voir toute sa beauté, non pas l'idée d'enfance, mais l'enfance elle-même, la nôtre.
Au contraire, en couple, alors qu'ils souhaiteraient montrer leurs poupées particuliéres ayant leurs propres irrégularités ainsi qu'en quoi celles-ci ne ressemblent à aucune autres, il ne nous apparaît à nous, spectateurs, que celles dans les rangées, sur lesquelles nous avons depuis bien longtemps cessé de fantasmer, pour les trouver angoissantes.
Voici à quoi je pensais, pendant que -visionnant les photos à développer de mes clients- je me lassais de voir, constamment, les mêmes photos de différents bébés.

J'ajoute, après avoir regarder le clip de Bright eyes:

Ce qui est alors le plus émouvant ce sont ces signes qui sortent des lieux communs, ces trop pleins de style dont parle Malraux -expliquant l'artiste. Cette vie à deux hors des sentiers battus, hors des photos de mariages en brillant format 20x30 encadrées et accrochées sur un des murs du salon, hors des mains tenues et tendues suivant la procédure du couple heureux, cette manière d'être ensemble sans être un couple de plus.
Un peu comme dans les films, les livres, certaines chansons et l'Art en Géneral.


lundi 19 novembre 2007

[The sun is shining] Bob Marley

J'aime quand les gens me font rêver, comme Samedi soir.

Petite note à l'intention des bordelais : Comment savoir si vous allez être à l'heure en cours?
=> Comprenez vous mieux le sort de la sardine, vous qui êtes dans le tram?

P.S : il faisait - 3 Vendredi, le blocage a été reconduit, du moins à Bordeaux III.

mercredi 14 novembre 2007

vingt-huitième seconde chanson


"Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME"

Je dis aime -M-

lundi 5 novembre 2007

[J'aime les filles] J. Dutronc

Pourquoi les garçons ont-ils tous les cheveux coupés au retour des vacances?

dimanche 4 novembre 2007

[I've got dreams to remember] Otis Redding

"Conclusion je n'arrive pas à tuer le lycée, peut-être un syndrome, personne n'y pense jamais, forcemment le père, la mère ça accroche et puis bon Oedipe c'est vendeur comme nom mais qui a pensé au syndrome de Charlemagne ( qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l'école...) ."
Mercredi 17 mai 2006


Je crois qu'on ne tue jamais le lycée.

[Hard rain a gonna fall] Bob Dylan

Je repensais hier - je ne sais pas pourquoi, de tout façon quelque part ça m'obsède, je ne comprends pas que personne ne réagisse jamais, dès que c'est les autres, les pas-moi, les pas-comme-moi - à la femme qui est morte.
Ma bulle, celle de chacun, trop confortable pour être explosée, trop fragile pour laisser entrer, comme dans une boîte de nuit un peu trop select, mais avec un mauvais DJ, qui me passe en continu le disque raillé de ma vie.
Je repensais à cette femme qui a sauté d'une fenêtre parce qu'elle pensait que la police venait pour elle. Elle a eu tellement peur d'être expulsée qu'elle a préféré sauter, elle a choisi de sauter. Le poids du tellement.

Je me dis : de quel droit je peux lui dire "rentre dans un pays où la vie ne veut pas de toi"? parce qu'elle a voulu sauver sa peau et elle a sauté pour ça, et je me demande des fois si les gens se rendent compte de la peur qu'il faut avoir pour risquer sa vie plutôt que de rentrer dans son pays.
Son pays. Je pense pas, et je le vis chaque jour, que quelqu'un lorsqu'il peut faire autrement, préfère être un étranger, dont la seconde définition du Littré est "qui n'appartient pas à". ( Et nous savons tous que le littré ne se trompe jamais). Le choix personnel d'immigration qui ne subit aucune contraintes d'ordre militaire, violentes même, ou de survie ne rentre pas dans la case de l'étranger, On choisit d'appartenir à ce pays plutôt qu'à celui où l'on est né . Elle avait choisi de ne pas mourir.
Et je me demande souvent ces temps-ci qui nous sommes pour dire aux gens qu'ils n'ont pas le droit de vivre en France.
Mon pays est quelque part où j'appartiens à, où ma famille se trouve, où vivent mes souvenirs, où ma coutume est celle du plus grand nombre, où je peux me permettre le confort de la bulle, luxe de la majorité.

Et je repense constamment à cette phrase, comme un Leit-motiv, d'un prix nobel d'économie américain dont j'ai oublié le nom :" Le capitalisme ça ne marche pas et ça ne marchera pas".
J'y pense constamment parce que je me suis rendue compte à quel point c'était vrai, les 3/4 des personnes vivant sur cette terre subissent ce système économique, les 3/4.

Aux Etats-Unis 1 enfant sur 4 vit en dessous du seuil de pauvreté, 1, 2 milliards de personnes vivent avec moins d'1 dollars par jour, c'est moins que mon ticket de tram, en France il y a encore des gens qui vivent dans la rue, des gens qui n'ont pas d'endroit où vivre dans un pays qui est la 5ème puissance mondiale. L'autre nuit devant chez Louis j'ai vu un homme qui fouillait dans les poubelles et qui marchait pieds-nus, 5 minutes avant je me plaignais d'avoir froid.

Je ne crois pas au capitalisme, je peux même pas dire plus , je ne sais pas si j'y ai jamais cru, avant j'étais juste dans ma bulle, et je ne sais pas en quoi il faut croire, je n'ai pas de solutions, je cherche.
Mais on ne peut pas dire du capitalisme comme de la démocratie que c'est le système le pire hormis tous les autres, parce que ce n'est pas vrai, je ne veux plus qu'on me vende du rêve par publicités successives, je ne veux plus qu'on me considère comme un consommateur, je veux être un être humain, parce que, du moins, c'est ce que j'essaie d'être et c'est ce vers quoi je tend chaque jour.
Dans les années 30 on parlait de la lost generation, manque de travail, et pourtant j'ai l'impression qu'on ne peut pas être une génération plus perdue que celle d'aujourd'hui, nous qui n'avons plus de rêves communs d'un monde meilleur.
Je ne sais plus en quoi croire, je ne vois rien devant moi de meilleur, il n'y a pas de progrès, il n'y a pas de lendemain chantant, il n'y a rien de tout ça, il y a juste des gens qui meurent et des gens qui naissent, des gens que l'on rencontre et d'autre qui nous laisse, nous sommes dans l'abandon continuel, quand je pense à tous ces gens que j'ai connu et qui ne font plus parti de ma vie et tous ceux que je côtoie maintenant et qui ne seront plus ma vie, et je ne sais même pas de quoi on parle, je vois juste qu'on ne rêve plus, on se console à peine.
Sur France Inter un matin, je pense que c'était un jeudi, j'ai entendu un homme dire

"Ça fait longtemps que je n'attends plus le grand soir mais j'en ai marre des petits matins".

Et j'ai jamais vraiment attendu le grand soir je pense, je ne suis pas communiste, l'idée de révolution violente m'effraie plus qu'autre chose, mais ce matin là ce qu'il a dit c'est ce que je ressentais. Je le ressens toujours.

[Girl from the north country] Bob Dylan/ Johnny Cash

"Pense autrement et tu changeras le monde"
C'est la seule chose en laquelle je crois, là tout de suite, alors je vais faire de la place dans ma bulle parce que vivre avec moi, ça ne me dit plus rien.




"
I'll walk to the depths of the deepest black forest,
Where the people are many and their hands are all empty,
Where the pellets of poison are flooding their waters,
Where the home in the valley meets the damp dirty prison,

Where the executioner's face is always well hidden,
Where hunger is ugly, where souls are forgotten,

Where black is the color, where none is the number,

And I'll tell it and think it and speak it and breathe it,
"

Et je veux croire qu'il restera toujours, quoi qu'il arrive, Bob Dylan et la beauté infinie.

vendredi 2 novembre 2007

[lost cause] Beck

How did we get lost that fast?

VOUS SAVEZ DE QUOI J'AI FOUTREMENT ENVIE, LA, MAINTENANT?

UNE PUTAIN DE CLOPE!

-oui, oui d'accord, l'année prochaine, promis, j'arrête de fumer, mais là, t'aurais pas une roulée?-

Je sais, garde la pêche...