mercredi 31 décembre 2008

[ A change is gonna come]

Je me demande ce que ça fait d'être le président qui inspire le plus d'espoir depuis Kennedy. Il l'a fait, il a marqué de nouvelles frontières à franchir, il a fait se sentir jeune le nouveau monde, c'est juste fou.
Il y a quelque chose de gai à dire Barack Obama, à penser qu'il est président, comme les grands jours de soleils en hiver.
Je me demande si ça ne le fait qu'à moi, ce regain d'intérêt lorsqu'il passe à la télé, comme une fille amoureuse, cette attitude presque dévote lorsqu'il parle, cette candeur à croire qu'il puisse à lui seul changer les choses, et qu'il le veuille.
Cet été j'écrivais sur Martin Luther King, et il y a quelque chose d'aussi pur et d'aussi puissant au sujet d'Obama. Il y a cette chose dans ce nom, qu'on pensait ne jamais pouvoir retenir et qui maintenant sonne comme une hymne.
C'est la seule promesse à laquelle je ne me soustrais pas l'année prochaine, qui sinon ne semble apporter que son lot habituel de déceptions.

[skyline] David Bowie

Une personne de plus.
A la fin je connaitrais moins de vivants que de morts.

mardi 30 décembre 2008

[Restless farewell] Bob Dylan

Y a-t-il quelque chose de plus que Bob Dylan?

dimanche 21 décembre 2008

Ce n'est pas perdre des amis, c'est gagner de l'indépendance
Ce n'est pas si triste de constater que ses amis ne sont pas ses amis, au fond rien n'a vraiment d'importance, les gens sont cons et décevants, j'ai fait le tri sur Facebook.

mercredi 17 décembre 2008

[You'll find a way] Santogold

Somehow, His mails always make my day, or night.

dimanche 14 décembre 2008

[Umbrella] Rihanna feat Jay-Z


La crise financière, la c(e)rise sur le gâteau. Attendue depuis 1929, crainte depuis lors, l'aspect cyclique du temps, encore et à nouveau.
Ce qui est effrayant dans une crise, c'est qu'elle met à nue la crise de la vie, le "To be or not to be, that is the question" du quotidien.
Je pense qu'on a eu beau faire des pièces de théâtre après ça, comme on a pu continuer la philosophie à la mort de socrate, tout est dit.
Il n'y a pas d'autres questions qui en vaillent la peine, et d'autant plus, d'autres questions qui existent, une fois celle-ci posée.
Le seul point d'interrogation se place à la frontière entre le fait d'être et celui de ne pas encore être ou de ne plus être, nous ne sommes pas dans la majorité des cas, et lorsque nous sommes, le "ne pas être" nous guette. Elle se tient là la seule réalité, et la seule question qui doit guider nos prises d'actes.
Comme l'a si bien formulé Alain "J'ai le temps, oui, mais pour combien de temps?".
La crise financière ne fait que rendre présent la possibilité de l'impossibilité d'y être qui est notre pain quotidien. Lorsque l'incertitude sur le lendemain commence à imbiber nos vies et que la fin transpire par tous les pores, lorsqu'il n'y a qu' "ici et maintenant" de visible, la crise devient insupportable.
Parce que, plus que l'angoisse de vivre moins bien demain, elles nous insuffle l'angoisse de ne pas savoir s'il y aura un demain comme nous en connaissons un aujourd'hui.



"No clouds in my storms Let it rain, I hydroplane in the bank (Rihanna: eh eh) Comin' down with the Dow Jones When the clouds come we gone We Rocafella (Rihanna: eh eh)


Now that it's raining more than ever
Know that we still have each other You can stand under my umbrella You can stand under my umbrella"

Mais il me semble bien qu'il n'y a pas de parapluie efficace contre la tempête qui va s'abattre : la vie est sur sa route.