La crise financière, la c(e)rise sur le gâteau. Attendue depuis 1929, crainte depuis lors, l'aspect cyclique du temps, encore et à nouveau.
Ce qui est effrayant dans une crise, c'est qu'elle met à nue la crise de la vie, le "To be or not to be, that is the question" du quotidien.
Je pense qu'on a eu beau faire des pièces de théâtre après ça, comme on a pu continuer la philosophie à la mort de socrate, tout est dit.
Il n'y a pas d'autres questions qui en vaillent la peine, et d'autant plus, d'autres questions qui existent, une fois celle-ci posée.
Le seul point d'interrogation se place à la frontière entre le fait d'être et celui de ne pas encore être ou de ne plus être, nous ne sommes pas dans la majorité des cas, et lorsque nous sommes, le "ne pas être" nous guette. Elle se tient là la seule réalité, et la seule question qui doit guider nos prises d'actes.
Comme l'a si bien formulé Alain "J'ai le temps, oui, mais pour combien de temps?".
La crise financière ne fait que rendre présent la possibilité de l'impossibilité d'y être qui est notre pain quotidien. Lorsque l'incertitude sur le lendemain commence à imbiber nos vies et que la fin transpire par tous les pores, lorsqu'il n'y a qu' "ici et maintenant" de visible, la crise devient insupportable.
Parce que, plus que l'angoisse de vivre moins bien demain, elles nous insuffle l'angoisse de ne pas savoir s'il y aura un demain comme nous en connaissons un aujourd'hui.
"No clouds in my storms Let it rain, I hydroplane in the bank (Rihanna: eh eh) Comin' down with the Dow Jones When the clouds come we gone We Rocafella (Rihanna: eh eh)
Now that it's raining more than ever Know that we still have each other You can stand under my umbrella You can stand under my umbrella"
Mais il me semble bien qu'il n'y a pas de parapluie efficace contre la tempête qui va s'abattre : la vie est sur sa route.
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