Il y a ces gens, de ceux que l'on croise dans la rue, qu'on pense oublier comme on cligne de l'oeil. Mais que fait-on de ceux qui ne partent pas? Ceux qui restent accroché comme une larme refusant de couler?
Que fait-on lorsque la tristesse d'un homme trop soûl fait écho à la vôtre, lorsque vous vous voyez comme il est?
Comment oublie-t-on ces nous qui ont vieilli, ceux qui disent dans un regard embué tout votre monde?
Lorsqu'on ne communique plus avec soi-même et qu'on ne fait plus que constater ce 'moi' devant soi?
Lorsqu'on s'entend dire encore et encore "You're french, right?" et qu'on ne cesse de se voir tomber, lorsque qu'on sait que nous ne sommes pas vraiment lui mais qu'il est un peu nous, suffisamment nous.
Que fait-on de tous ces nous qu'on laisse sur un banc noir en pleine nuit?
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