Et ma mère, ma mère je l'aime et je ne saurais jamais le dire.
**KIKAVUKI-KESAKO-KEWAKES-DEKWASASAGI** "Go on the road, bring your music, your mind and your soul, Forsake the old world, become your own world"
jeudi 11 mars 2010
-La familia- Mirah
L'autre, les autres, moi au final. Je ne vis qu'à travers leurs regards. Je ne vis que par l'autre, par sa pupille, je me sens appréciée, comprise, soutenue, désirée, je suis heureuse, il me rejette, mon monde s'écroule. Le schéma est constamment le même, de moi qui me donne à voir à l'autre, qui montre tout sans restriction, la bulle que je ne fais qu'étendre et qui ne cesse d'exploser. J'en reviens au même point, je ne vis que parce qu'il me voit et comme il me voit, je n'ai pas de consistance et l'autre, ces autres constamment me repoussent, et quand je pense aimer l'autre c'est l'image que j'ai de moi que j'apprécie, ce sentiment de cohésion de l'être, où je ne suis plus en question, où je suis prise telle que je suis, pour ce que je suis, et je choisis l'oeil, celui qui est difficile, regardant, celui qui ne veut pas et qui résiste, pour qu'il ne me résiste pas, pour qu'à travers lui j'ai ce sentiment d'en valoir la peine, mais il décide que non et il confirme que non. Et plus ils font et plus je me dis que c'est moi et je tente contre vents et marée de rester leurs amis et plus je fais d'efforts et moins ils reviennent. Ces gens spéciaux que j'ai choisi de faire rentrer dans ma vie et qui ont préférer me sortir de la leur. Et je ne devrais plus faire d'effort, parce que j'en vaux la peine et qu'elle a raison, parce qu'ils n'en ont jamais valu la peine tous, parce que je ne suis pas parfaite et que parfois je me trompe, que je fais mal, excessive sans aucun doute mais que j'essaie sans arrêt de les aimer pour de vrais et surement je me rate mais au moins je ne cesse de tenter. Et ils se sont tous dit, vous vous êtes tous dit à un moment ou un autre que je n'en valais pas la peine, vous m'avez tous pendant quelques temps railler de votre vie. Et c'est la seule à qui j'ai fait du mal justement pour satisfaire ce besoin de reconnaissance de l'autre et elle est là aujourd'hui et je me sens tellement plus une merde parce que c'est elle qui est géniale, follement magique, crinièrement extraordinaire et j'ai juste envie de m'enterrer de lui avoir fait subir ça. Someroink et tout le reste.
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