vendredi 31 octobre 2008

[If I was President] Wyclef Jean


"In fine, si Obama devait perdre, cela pourrait être pour beaucoup d'autres raisons que la couleur de sa peau. Dans son livre "L'Audace d'espérer", Obama écrit : "J'agis en fonction de la couleur de ma peau, mais pas seulement en fonction de cela". L'explication réductrice d'une défaite liée à sa seule couleur de peau, renvoyant à une Amérique raciste, conforterait un certain anti-américanisme qu'une éventuelle victoire d'Obama mettrait en difficulté. À l'inverse, faire de la victoire d'Obama la résultante de ses origines serait faire insulte à ses qualités politiques et personnelles."
Philippe Chriqui pour le monde.fr
j'aimerais bien savoir comment une personne privée peut gérer un SPA

[feelin good] Nina simone

La douleur est plutôt salvatrice d'un point de vue morphologique, elle signale que quelque chose ne fonctionne pas bien afin que le problème puisse être réglé, d'accord, mais à quoi sers d'être triste?

mercredi 29 octobre 2008

trentième seconde chanson

"The way your smile just beams/The way you sing off key/The way you haunt my dreams/No, no they cant take that away from me/We may never, never meet again/On the bumpy road to love/Still Ill always, always keep the memory of/The way you hold your knife/The way we danced till three/The way you changed my life/No, no they cant take that away from me
/No, they cant take that away from me"
Ella Fitzgerald-Louis Armstrong

mardi 28 octobre 2008

[Für Elise] Beethoven

Comme dirait Christina " back to the basics".
Je me rappelle: j'ai 8 ans, j'ai commencé la danse classique, je ne sais plus depuis combien de temps et les mercredis après-midi je pique dans les Cds de mon père, " les grands classique du piano" et j'écoute "la lettre à Élise".
Aujourd'hui, avec le recul je me rend compte qu'il dit tout dans ce morceau de 2:54 minutes.
Il dit son amour, il dit son tourment, sa jalousie, son empressement, sa tendresse, comme des mots dont on entend le gribouillement par la plume mais qu'on ne peut identifier.
Je crois que c'est la première fois que j'ai pleuré sur une chanson, je ne m'en souvenais pas et -faisant mon droit administratif :-(- j'écoutais de la musique classique, aspirant à coller au plus proche à mon rêve d'enseignant en université- et ça m'est revenu, la lettre à Élise, je souhaitais déjà à l'époque qu'on écrive une lettre à Laurence, comme j'ai souhaité au lycée qu'Angie des Stones s'appelle Lau et comme je rêve encore qu'Albert eut été Laurent et qu'ainsi j'eus pu être la prisonnière et celle qui disparaissait, marquant ainsi de manière irrémédiable l'avenir de la littérature.
Il eut été plus sage à mes parents de me donner l'un de ses prénoms, et d'éviter ainsi tous ces souhaits ridicules, compte tenu du fait que toutes les Laurence reconnues sont des hommes et que le reste s'appelle Broccolini ou Ferrari.
Et je ne parle pas des Laurence-Valérie.

lundi 27 octobre 2008

[I'm wide awake, it's morning] Bright Eyes

Awaking life. Ce qui est le plus étonnant dans ce film c'est qu'il est construit sur deux paradoxes.
Le premier découle de la confrontation du titre et du propos du film : Awaking life raconte l'histoire de rêves qui s'enchâssent.
Le second paradoxe est une conséquence du premier, plus il s'enfonce dans ses rêves plus il semble être proche de la réalité.
A ces deux paradoxes font étrangement échos les paradoxes qui dirigent nos vies, en effet si nous sommes dans la réalité pourquoi ne peut-on pas la contrôler, ne pouvons-nous pas faire de la réalité ce que nous sommes incapable de faire de nos rêves c'est à dire ce qu'on veut?
Où se situe la liberté?
La vie est la pâte, nous en sommes les modeleurs, nous choisissons les rencontres, elles peuvent être enrichissantes, nous choisissons la plupart du temps qu'elles ne le soient pas, nous demandons " tu fais quoi comme étude? tu connais Kanye West? tu viens d'où et en premier lieu comment tu t'appelles?"
Nous sommes des morts-rêvants, nous n'avons aucune prise sur un monde dont nous sommes pourtant les acteurs.
Second paradoxe : il semble que s'éloigner des bornes qui sont instituer par le "ON", nous pousse à défier les limites de la réalité et donc à enfin cerner ses réelles frontiéres, bien au-delà de ce rêve-éveillé que constitue le quotidien.
Waking life souligne notre incapacité à être libre dans la réalité en transposant la réalité dans un rêve duquel on ne peut sortir, il ne s'agit pas au fond de savoir de quel côté de la frontière nous sommes, mais de décider ce que l'on en fait; que fait-on du fait d'être là? Dans une réalité donnée de laquelle nous avons conscience et sur laquelle nous avons de l'influence.
Quand sortons nous du rêve pour prendre notre vie en main, quand rentrons-nous dans le rêve pour dépasser les limites?
Le totalitarisme c'est la peur d'être seul. Dans une société totalitaire, l'instinct grégaire est rassuré, magnifié et glorifié. Une société de masse se fonde sur le même instinct. Le besoin de ne pas se sentir seul - dérivé de l'instinct grégaire- pousse à la communauté, facebook et ses groupes " je ris souvent toute seule en repensant à quelque chose", un moment personnel qui devient universel, qui déclare "je sais que je ne suis pas seule, que je ne suis pas folle", la peur du rejet.
Nous ne vivons alors plus dans la réalité mais dans le calque de celle-ci l'univers des points communs, où seuls ceux là existent, où il n'y a plus de goûts personnels mais un groupe qui rassure. Car dans une société qui renvoie l'homme à lui-même, où le lien social est brisé, il n'y a alors plus que des groupes virtuels, des modes visuelles et des chants identifiables pour nous consoler de la mort de l'autre et de l'avénement du moi.
Un moi qui n'est plus personne.

dimanche 26 octobre 2008

[appletree] Erykah Badu

De plus en plus souvent revient la question du pourquoi d'un blog?
Quelle fonction remplie mon blog que mes carnets ne remplissent pas?
Mon besoin d'exhibition explique-t-il tout?
Est-ce que j'ai vraiment autant besoin que des gens viennent voir l'état pitoyable de ma vie de manière régulière?
Quelle est la problématique que j'essaie de résoudre à travers l'ensemble des articles que j'écris?
Quelle est cette chose que j'essaie de dire sans y parvenir?
J'ai parfois le sentiment qu'en exprimant au sens fort, c'est à dire en poussant hors de moi, des réflexions, des questionnements, des avis, ils ne sont plus juste mes problèmes mais qu'ils acquièrent une portée générale, comme si marqué sur ce blog ils ne concernaient plus juste mon esprit tordu mais tout ceux qui daigne s'intéresser à moi et lire la succession de mots que j'écris sans forcement savoir où ils mènent.
Je me cache trop souvent devant les problèmes, les obstacles, je fais semblant de ne pas voir qu'ils existent, mais ici ce que j'ai pu penser de manière ridicule à une certaine période de ma vie ne va pas disparaître, ça ne changera pas.
" for many days I lost myself, I lost myself" Radiohead.
C'est trop souvent ce que je ressens et je sais ce sentiment inhérent à cette période de la vie propre aux jeunesses occidentales où le questionnement du qui est omniprésent. C'est ce à quoi sers ce blog pour moi, non pas me retrouver, raccourci trop facile.
C'est plus comme rendre visible un instant de moi hors de mon corps, comme un polaroïd de toutes ces choses que je n'expose pas. rendre visite à une personne que je connais bien sans pouvoir la cerner.
Comme l'arbre cache la forêt j'ai l'impression parfois que tous ces cris, ces mouvements, cette exubérance cache non pas la vraie Laurence, mais le reste de Laurence.
C'est comme si je ne cessais d'écrire, mois après mois, " hey les gars je ne suis pas seulement ça, ça, mon existence physique, ça, la façon dont je l'assume ou pas, ça, ma médiocrité, ça, la fille qui distrait, ça, je ne suis pas juste ça, essayer de me parler d'autres choses, et il se peut que je réponde".
Mon blog ne reflète pas une autre Laurence mais cette même hystérique en train d'écrire, moyenne et médiocre, il est le blog d'une fille de 20 ans sans propos.
Mon blog ne va pas expliquer pourquoi hier je ne répondais pas au téléphone, il ne racontera pas mes matins de tendresses, mon blog ne dira pas le fait que JD me manque, je pourrais l'écrire vous ne pourriez pas le vivre.
Je ne sais plus bien si ce blog est un lien ou une barrière entre les gens qui le lisent et moi, mais seulement, lorsque je ne sais plus bien quelle est ma maison, quand je ne me sens pas chez moi même dans ma chambre, même dans mon corps, je sais quelles adresses taper, et elles se finissent toutes par blogspot.com.

jeudi 2 octobre 2008

[Tu l'aimeras] Spleen

J'ai acheté l'album de Spleen samedi dernier, j'ai aussi beaucoup bu Samedi soir, beaucoup trop bu, j'ai l'impression que cette phrase résume très fréquemment mes soirées, mes après-midi et tous mes jours cette année encore.
Je n'assume pas mes actes, je m'amuse beaucoup mais au fond je ne profite de rien, le matin j'ai mal à la tête, j'aurai surement encore mal à la tête demain matin.
Mais je me rappelle de demain , et mes nuits de demain sont aussi douces et irresponsables que mes nuits d'hier, elles forment un même souvenir partiellement écrit.
Je me réveille tard ces temps-ci, j'ai regardé pour la énième fois Eternal Sunshine, je pense qu'un film trouve toujours mieux les mots pour nous consoler, ce film en tous cas.
Il tient des propos que je tiens d'habitude, ça me déstabilise, je souris, bien trop souvent je souris, je pense que ce n'est pas forcemment bon signe.
Je dois parrainer un etudiant erasmus, j'erre dans la fac, attendant qu'enfin la ligne de tram soit réparé, rien n'est clair en ce début d'année...et puis il y a Payetachatte dans ma vie, dans notre vie à deux (colocation) alors je souris encore.
Mes amis et moi recréeons une petite famille, nous créeons ensemble un cocon autour de Payetachatte, parrain, marraine, parrain 2, oncles et papy, visiteurs diverses à qui il fait la fête. J'essaie de réparer les relations fêlées de l'année dernière, je fais des efforts parce qu'on est une famille merdique mais qu'on est là quand même.
Beaucoup d'alcool et de sourires, des regrets aussi, pour des choses pour lesquelles je ne me ferais jamai pardonné et qui ont fini de brisé quelque chose qui été déjà fissuré et que je tentais en vain de réparer. C'est cela vieillir et ne pas prendre la même route.
Je suis vulgaire et je l'aime mais rien n'est jamais aussi simple lorsqu'on aime d'amitié.
J'ai le spleen et plein d'idéaux.
Ma pendaison de crémaillère c'est le wk-end prochain.