lundi 27 octobre 2008

[I'm wide awake, it's morning] Bright Eyes

Awaking life. Ce qui est le plus étonnant dans ce film c'est qu'il est construit sur deux paradoxes.
Le premier découle de la confrontation du titre et du propos du film : Awaking life raconte l'histoire de rêves qui s'enchâssent.
Le second paradoxe est une conséquence du premier, plus il s'enfonce dans ses rêves plus il semble être proche de la réalité.
A ces deux paradoxes font étrangement échos les paradoxes qui dirigent nos vies, en effet si nous sommes dans la réalité pourquoi ne peut-on pas la contrôler, ne pouvons-nous pas faire de la réalité ce que nous sommes incapable de faire de nos rêves c'est à dire ce qu'on veut?
Où se situe la liberté?
La vie est la pâte, nous en sommes les modeleurs, nous choisissons les rencontres, elles peuvent être enrichissantes, nous choisissons la plupart du temps qu'elles ne le soient pas, nous demandons " tu fais quoi comme étude? tu connais Kanye West? tu viens d'où et en premier lieu comment tu t'appelles?"
Nous sommes des morts-rêvants, nous n'avons aucune prise sur un monde dont nous sommes pourtant les acteurs.
Second paradoxe : il semble que s'éloigner des bornes qui sont instituer par le "ON", nous pousse à défier les limites de la réalité et donc à enfin cerner ses réelles frontiéres, bien au-delà de ce rêve-éveillé que constitue le quotidien.
Waking life souligne notre incapacité à être libre dans la réalité en transposant la réalité dans un rêve duquel on ne peut sortir, il ne s'agit pas au fond de savoir de quel côté de la frontière nous sommes, mais de décider ce que l'on en fait; que fait-on du fait d'être là? Dans une réalité donnée de laquelle nous avons conscience et sur laquelle nous avons de l'influence.
Quand sortons nous du rêve pour prendre notre vie en main, quand rentrons-nous dans le rêve pour dépasser les limites?
Le totalitarisme c'est la peur d'être seul. Dans une société totalitaire, l'instinct grégaire est rassuré, magnifié et glorifié. Une société de masse se fonde sur le même instinct. Le besoin de ne pas se sentir seul - dérivé de l'instinct grégaire- pousse à la communauté, facebook et ses groupes " je ris souvent toute seule en repensant à quelque chose", un moment personnel qui devient universel, qui déclare "je sais que je ne suis pas seule, que je ne suis pas folle", la peur du rejet.
Nous ne vivons alors plus dans la réalité mais dans le calque de celle-ci l'univers des points communs, où seuls ceux là existent, où il n'y a plus de goûts personnels mais un groupe qui rassure. Car dans une société qui renvoie l'homme à lui-même, où le lien social est brisé, il n'y a alors plus que des groupes virtuels, des modes visuelles et des chants identifiables pour nous consoler de la mort de l'autre et de l'avénement du moi.
Un moi qui n'est plus personne.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Un pied dedans, un pied dehors et la tete ailleure. Toulouse à cloche-pied, je n'en suis pas revenu. toujours une chaussure en poche mais plus de telephone; d'autre au petit matin en ont bu la Garonne à la tasse... 8 retais simplement, mais combien d'epoir, d'exaltation; entre bohneur et folie.
Alors comme ça genre elle avait l'esprit au film la miss... treve de fariboles! Au fait c'est "waking life"; toutefois l'analyse est interessante bien qu'un brin larmoyante.

¨°¨KISUIJE?¨°¨ a dit…

je crois que je la connais l'histoire de la garonne, dis donc un facebook n'aurai-t-il pas été utile en ce moment? (je jubile)
et j'étais très concentrée pour le film,
jrentre dans la semaine.

¨°¨KISUIJE?¨°¨ a dit…

Euh cmt ca pa rentré?