mardi 24 février 2009

[heart of mine] Peter Salett

L'amour me faisait penser aux jardins des héspérides. Je l'imaginais ainsi et au final ça correspondait assez bien : ideal et inaccessible.
Maintenant je ne sais plus bien ce que je pense. Je sais que je suis paniquée parce que ce n'est pas palpable, que c'est incertain, je sais que je ne peux rien y faire, que c'est en train de prendre de la place, quoi que je veuille, alors je chasse et ça revient, alors je ris, je vois l'impossible, je fuis. Ce n'est pas de l'amour mais je ne cours pas assez vite, je ne cours pas.
Je veux que ça parte, je veux qu'il reste. Il n'est pas vraiment là, je me suis remise à y croire par mesgarde, j'ai tort, mais tout a l'air à sa place quand je dors avec lui, pour une fois, tout a l'air à sa place. Alors je reste là et je ne bouge pas, et j'attends que le drame arrive, et je regarde ses cheveux, je me rappelle son dos, je me ronge les ongles comme une petite groupie, je sais que je ne suis pas la seule, je sais que je ne serais jamais la première, je regarde le jour se lever et l'alcool se faufiler. Je vais faire que ça s'arrête mais rien n'a vraiment commencé.
Alors ça doit être ça, mais c'est plus le bordel qu'autre chose.

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