**KIKAVUKI-KESAKO-KEWAKES-DEKWASASAGI** "Go on the road, bring your music, your mind and your soul, Forsake the old world, become your own world"
vendredi 19 novembre 2010
[Homecoming] kanye West
vendredi 12 novembre 2010
[do you remember?] Jack Johnson
Weebendon. Du 4 au 9 novembre. Londres et les amis. Les vieux, les nouveaux, les importants, pas tous forcemment. Je lis "Jules et Jim" en ce moment de Pierre-Henri Roché,inspiré de son amitié avec Franz Hessel et son amour pour sa femme Helen Grund. Rire, engueulade, viré du bar de JD, des hectolitres d'alcool, "always look on the bright side of life", les amis retrouvés, c'est bon de revenir dans son petit bordel, chaos et fantaisie, à Londres pour couronner le tout, god save the queen.lundi 1 novembre 2010
réponse à un post de Agathe sur son Blog
[Look] Sebastien Tellier
Je sors du cinéma "the social network". Je sors d'un week-end de cuite à Berlin.
"The answer is freedom. The issue is what's the question?" a mis en statut M.C. sur facebook, belle ironie,la liberté est la réponse à n'importe quelle question, et la question importe peu. J'envie souvent ces gens, qui dans un algorithme voit une phrase, j'ai vu le film en anglais, sans sous-titre, chose qui m'est plus compréhensible que ce langage prétendument universel. Quoi qu'il arrive, me suis-je dit, ce sont ces gens là qui inventent le monde. Mais au final tout cela est faux, i,ils ne font que créer des ersatz qui occupent sans jamais répondre à la question "comment vivre sa vie", ils ne répondent jamais à comment être heureux. Ils savent bien trop pour croire qu'il puisse jamais y avoir une réponse.
Et à la fin du film on le voit actualiser une page encore et encore, on ne sait toujours pas comment actualiser sa vie, comment faire du quotidien une actualité. Que retiendra-t-on de lui? Ce que dit l'épilogue? "Mark Zuckerberg est le plus jeune milliardaire au monde", est-ce ce qui finit de le résumer? Ne peut-on rien dire de plus de cet homme à qui David Fincher consacre un film? Plus que comme une révérence, ce dernier mot tombe comme une sentence.
Le vrai problème c'est que personne n'a de réponse à quoi que ce soit, qu'on part de la solution trop souvent avant de proclamer avoir résolu une difficulté qui n'existait pas.
J'ai des milliers d'ersatz dans ma vie, à commencer par des ersatz de pensées, puisque ma pensée se mord la queue, mon ersatz préféré est l'alcool ou plutôt la gueule de bois, ce lendemain où on se sent vraiment mal en sachant pourquoi, lorsque le mal a une source identifiable, dont nous seul avons la responsabilité, lorsqu'enfin existe l'impression que notre libre choix a joué un rôle. J'ai répondu aujourd'hui à R. alors que je faisais mes petits bruits caractéristiques en mettant mes chaussures, direction maison, "I'm Hangovering", lorsqu'il m'a demandé ce qu'étaient ces petits miaulements niais.
Je gueule de bois après avoir trainé partout dans Berlin, fardée de paillettes, de plumes et de couleurs, de squatt en Hausparty gigantesque sur les hauteurs de Tempelhof, alcool, sexe et hurlements, électro en fond sonore jusqu'à 8 heures du mat.
Je gueule de bois à loisir parce qu'enfin je n'ai pas à me demander encore et encore "si Camille était le premier jour du reste de ma vie, qu'en ai-je fait depuis qu'elle est morte?"'.
Je gueule de bois à défaut d'actualiser.
P.S.: Berlin est magnifique, lorsque l'automne se glisse entre deux hivers et qu'on en voit les couleurs à perte de vue.
vendredi 17 septembre 2010
[new york I love you but you're bringing me down] LCD soundsystem
J'écoute LCD soundsystem en boucle, aucune de leurs chansons ne donnent pourtant la solution pour gérer l'angoisse.
J'ai l'impression de commencer une rentrée comme les autres, pleine de promesses, de nouvelles rencontres, d'envie de faire la fête, une nouvelle saison bordelaise.
Berlin me semble bien loin et je commence à peine à réaliser,
je ne suis pas le moins du monde organisée,
je ne veux pas me dire que J. ne sera bientôt plus part de mon monde, que surement même, il finira par s'effacer pour ne plus être que mon premier amour, celui qui aura duré six mois avant que je parte à Berlin quand j'avais 22 ans.
Je veux que J. persiste dans ma vie encore un peu, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus de raisons,
je l'aime pour de vrai, avec les doutes et la contradiction, avec les fous rires et les murmures,
je l'aime de manière calme et virulente, tendrement pour sur, je l'aime avec des adjectifs à la pelle, toutes les facettes de la vie dans laquelle je me meus avec moins de peine, tout ce qui fait que le NOUS ne s'épuise pas, même lorsqu'il n'y a que lui qui parle, même alors que pendant des heures il ne dit plus rien.
M. a eu l'idée fulgurante de larguer son couple et non son copain, idée qui n'a pas survécu à sa formulation mais qui avait le mérite d'exprimer - avec le talent qui participe à expliquer mon admiration pour M.- qu'un couple c'est deux personnes qui s'aiment mais dont l'accord est compliqué.
S'il est difficile de marier le rose saumon avec n'importe quoi au XXIème siècle, il faut une certaine subtilité également pour marier du bleu pétrole et du rouge coquelicot, qui sont pourtant de nobles teintes. Il en va de même pour M et A. même si l'assemblage semble trouver l'équilibre.
Je pense que je ne larguerais pas Lomi : je les trouve drôle, un couple en progrès avec un nombre incalculable d'extravagantes disputes, autant par le sujet que par la proportion.
Mais c'est ce qui explique pourquoi, en d'autres contextes, Lomi aurait au mérité un recyclage : c'est un couple pour lequel il vaut le coup de se disputer à en perdre la voix, comme à un concert de LCD : " New York, I love you but you're bringing me down. New York, I Love You
But you're bringing me down, like a death of the heart Jesus, where do I start? But you're still the one pool where I'd happily drown..."
NY I love you pour J.P. qui me l'a remise en tête en ce début de septembre, et je n'imagine pas cette rentrée sans lui qui est là à tous mes automnes girondins, toutes mes larmes du miroir d'eau, tous mes caprices de soirées et dans chacun de mes appartements.
Certainement Bordeaux, je n'y revivrais plus, j'y laisse des gens que je ne reverrais pas, des relations fanées et qui mourront ici ou là, des rencontres furtives en errement, j'y reviendrais pour rendre visite à ceux pour qui ma tendresse est sans borne mais je ne serais plus bordelaise.
Alors le départ est définitif, Berlin I love you but you're freaking me out.
mardi 29 juin 2010
-Natural woman- Aretha Franklin
CHUCK LORRE PRODUCTIONS, #286
In public bathrooms I will sometimes use the "children's urinal" in order to feel like a giant.
If no one's around, I'm likely to sing along with Aretha Franklin's version of "You Make Me Feel Like a Natural Woman, but not the Carole King version.
I've never understood why anyone would bother making a porn movie that lasts longer than ten minutes.
I often pretend that the person standing next to me in an elevator is an unwitting carrier of a deadly airborne disease unleashed by terrorists who hate our freedom. This, of course, forces me to hold my breath until the doors open.
Forty years ago I measured my penis with a wood ruler. The irony was lost on me.
Sometimes sex just seems like a lot of work.
There are mornings when, for no perceivable reason, I turn into a teenage girl and repeatedly change my outfit.
I floss so that my dentist will be proud of me.
Even when asked, I have never been able to "talk dirty" to a woman without feeling like a complete idiot.
My one attempt at manscaping ended in bloodshed.
vendredi 18 juin 2010
mercredi 19 mai 2010
[chanson pour une drôle de vie] Véronique Sanson
samedi 24 avril 2010
- Vous- Camille
mardi 30 mars 2010
[That smile] Hocus Pocus
lundi 29 mars 2010
- Surprise hotel- Fools gold
samedi 27 mars 2010
[Sentimentale] Hercule
Je n’aime pas le mot Amour. Je le trouve trop flasque, trop pendant, sans dureté ni force. J’aime les citations qui en parlent : « All you need is love ! », « sara perche ti amo», « j’étais si bien près de toi que j’ai froid près des autres », « dans un couple on veut ne faire qu’un, oui, mais lequel ? » etc. J’ai rêvé d’écrire un livre : « De l’amour, qu’il n’existe pas. ». Parodie de Descartes que je trouve amusante. Je pleure comme tout le monde en écoutant certaines chansons, à la fin du film lorsque les héros meurt, ou que je n’ai plus de popcorn.
L’amour pour moi est ce réseau d’écrits, de sons, d’images et autres ponts Mirabeau qui forment l’apparition faible d’une toile qui ressemble plus à un questionnaire de Proust qu’à une pensée réelle. L’amour n’a pas de visage, il n’y a pas de chair que je touche en y pensant, pas de souffle qui me ramène en son pays. Aucun rêve que je vivrais éveillée.
Je ne crois pas en l’amour à deux, il y aura toujours cette troisième personne, l’être aimant, celui qu’on préfère à l’homme qui est en face de nous, parce qu’il nous fait nous percevoir à travers ses yeux. Jamais l’autre en tant que tel ne sera atteint, il sera toujours le prétexte à soi, toujours objet. Il sera toujours le regard qui caresse, la personne qui désire, le son rieur qui rassure, Je l’aime parce qu’il m’aime et jamais au-delà de cet amour.
« Je veux tout, tout de suite, ou sinon mourir ! » entend-t-on Antigone clamer. Je ne ressens jamais cette urgence dans les relations qui durent, aucune fièvre dans ces affections.
Pourtant ce mythe doit bien prendre corps quelque part, chez ces autres personnes qui ne se montrent pas et qui se chuchotent « Je t’aime » derrière une fenêtre embuée, dans ce chez eux qu’ils ont réussi à construire, malgré l’autre et pour l’autre définitivement, sans concession au miroir.
Dans ces mots qu’eux seuls doivent connaître, ils disent surement « Je » en parlant à deux, ne plus dire Amour, avoir trouvé sa langue, le signe et le monde, cachés dans une intimité qui n’a nul besoin d’être mise en scène pour exister.lundi 22 mars 2010
[Time after Time] Cyndi Lauper
Au café brun la chanteuse a chanté time after time, ça arrive tout le temps et on a beau croire que c'est le destin c'est peut-être juste nous qui percevons d'une oreille plus attentive ces petits signes parce qu'il ne pourra plus en exister d'autres.
JD a dit avec beaucoup de pertinence que pour moi l'amitié était fusionnelle, qu'elle ne pouvait exister que comme ça, soit ça soit rien. Je me dis tout le temps que je serais prête à tout sacrifier pour eux, je ne sais pas si c'est vrai mais j'aime le penser et c'est dur de se rendre compte qu'une personne qu'on considérait comme son ami est prête à vous sacrifier pour n'importe quoi.
Et on pensait que quoi qu'il arrive on savait qu'on était de ses amis qu'on pourrait appeler, même après des années, elle n'aura même pas tenu deux saisons.
C'est compliqué de se rappeler un soir au détour d'une chanson que vous avez réellement été ami et de se croiser à peine le lendemain, de faire comme s'il n'était qu'une vague connaissance, parce que c'est ce qu'il est aujourd'hui, ça fait un pincement au coeur et puis on passe à autre chose, c'est aussi ça qui est compliqué, se dire qu'on a plus besoin de cette personne qu'on pensait pourtant indispensable à la tenue de son monde, comme elle, n'a plus besoin de nous.
Alors parce que bite, même si tout ça est loin derrière.
jeudi 11 mars 2010
-La familia- Mirah
mardi 16 février 2010
CHUCK LORRE PRODUCTIONS, #274
I have coined a new word which I'm hoping will catch on. The word is "fuv." Fuv came about due to my frustration with the phrase, "making love," specifically its inability to capture the wonderfully lusty, grunting nature of the act. I was also unsatisfied with the mono-syllabic Anglo-Saxon word commonly used to describe intercourse. That word failed miserably at describing the deep spiritual and emotional bonding that can occur during sex. But now with my new word, couples engaged in that most intimate of human activities can look into one another's eyes (assuming they're facing one another) and whisper the simple, all-encapsulating phrase, "I fuv you." And yes, they can do all that while listening to my new album of remakes of classic pop hits, including, "If Fuving You Is Wrong, I Don't Wanna Be Right," "I Feel Like Making Fuv," and the immortal, "Come Rain or Come Shine" featuring the lyric, "I'm gonna fuv you, like nobody's fuved you."
samedi 13 février 2010
[one life stand] Hot chip
- il évite les disputes
- il procure de l'affection à la demande
- il fait montre d'une certaine disponibilité
- la mise à l'écart de tout attachement sentimental
- un lit où dormir à deux
- des rapports décomplexé
Mais lorsque le cahier des charges se délitent au fur et à mesure que faire? Je déteste, mais alors je hais dormir seule lorsque j'ai bu, je ne sais pas pourquoi, je ne me l'explique pas mais j'ai cette hantise. Et je veux dire littéralement dormir, s'assoupir à côté d'une personne à qui on sait qu'on pourra parler le lendemain quand on aura la gueule de bois, repartir sur quelque chose de joyeux et pas seulement le mal de crâne et les crises de vomissements (je ne vomis de toute façon pas, je suis une princesse), prolonger un peu la soirée, l'étirer au maximum pour ne pas revenir trop vite à demain qui est hier comme deux gouttes d'eaux.
Et une autre chose que je ne supporte pas c'est aussi me sentir rejeter, je hais lorsque j'ai envie et que l'autre non, ce qui est censé ne pas arriver dans un plan cul.
Dernier problème a priori si tu es une fille, tu ne peux pas avoir de plan cul, si tu es une fille tu fermes ta gueule et tu tombes amoureuse, si tu es une fille, tu prétexte le sexe pour avoir l'amour, tu parles de toi pour avoir l'autre, tout est faux et tu mens tout le temps, alors que l'homme, lui, lui n'a pas de sentiments, lui seul peut séparer le sexe et l'émotion, lui seul est capable de faire des distinctions élémentaires.
Alors tout ça m'énerve et majoritairement parce que j'ai envie de baiser.
samedi 6 février 2010
-Cadavre exquis- TTC
vendredi 5 février 2010
(radio nowhere) Bruce Springsteen
mercredi 3 février 2010
[le claqueur de doigts] Serge Gainsbourg
samedi 16 janvier 2010
[ Les hommes que j'aime] La rue Kétanou
Alors il arrive, un jour anodin et annonce la fin des mondes de l'ennui, il y a de l'alcool à foison, circulant de bouteille en bouche comme dans la plus cheap des bachannales, c'est comme marcher dans la rue et ne pas savoir qu'on marche et y être quand même, je pense conscience du bonheur et inconscience de soi, béatitude face à l'autre. Des journées où tous les évènements se succèdent et n'ont aucun sens, l'important c'est le rire, si seulement il y avait des photos de ces hommes dont les ombres se projettent sur les murs que je chérit, qui ont définitivement les moyens de me faire parler, avec ou sans moustache; "alors qu'est-ce qu'on attend". Je les aimes même quand ils pleurent sur mes genoux, et surtout là, puisque les larmes n'ont pas le sens qu'on leur prête et qu'on les emmerde.
Et si on s'embrassait à 3? Et si on s'aimait à vingt?
" t'es trop bourré, va t'asseoir, t'aurais mieux fait d'rester chez toi ce soir"

