**KIKAVUKI-KESAKO-KEWAKES-DEKWASASAGI** "Go on the road, bring your music, your mind and your soul, Forsake the old world, become your own world"
jeudi 31 décembre 2009
[ out on the weekend] Neil Young
Je me rappelle souvent de bons moments avec des amis à qui je ne parle plus, ce qui ne veut rien dire parce qu'il s'agit d'une voix qui ne porte plus, toutes ces chansons qui ne raménent plus directement au souvenir mais qui bifurquent vers la peine pour rendre cette réminiscence amere, je ne veux pas que mes souvenirs se dévaluent, et ils le font et même si je me persuade que ces amitiés n'ont jamais existé ou qu'elles n'étaient pas si forte ma gorge me dit le contraire, organe transfuge qui contrôle mes yeux.
Alors je veux des souvenirs non entâchés, celui là, je veux qu'il me revienne tel quel, que cette paix et cette impatience je m'en souvienne, pour de vrai.
lundi 21 décembre 2009
[Empire state of mind] Jay-Z
Cette année ma tête a enfin l'impression que mon corps se cale sur son rythme, le vinyl ne saute plus, ou plutôt il saute plus vite, il est devenu arythmique, je trouve ça plutôt chouette, le tempo est là, la vie ne swingue pas mais c'est comme si.
Parfois je suis pressée qu'il soit demain, d'autres fois je suis triste sur mon canapé et je fixe Van Gogh, je voudrais Banksy à la place, mais quelque part ça me soulage, les larmes au moins ce n'est pas la torpeur.
Souvent la nuit on chante, dans la rue, au cock and bull, n'importe quoi, des fois c'est en plein jour; au forum et à la terrasse du ski, allemand ou anglais de temps en temps.
Parfois on dit culotte et on pense guêtres, le Ruairism a fait son apparition, concept consubstantiel du Parrishism, le principe directeur est simple : est-ce qu'on se retourne sur vous dans la queue?
La question est éliminatoire, on appelle ça une private joke -une blague contextualisée; mouaAAAh.
Cette année dans ma vie il existe une private joke sur l'appellation private joke.
J'ai compris une chose aussi, tu peux toujours mettre de la distance entre toi et les gens mais tes amis sont tes amis alors ils reviennent. Les après-midi sont de belles parties de la vie.
Ca ne veux surement rien dire mais peut-être aussi que dans la vie il n'y a pas beaucoup plus à comprendre.
Ah si, les journées au lit après une dispute quand on fait une scène.
Mais ça c'est une autre histoire.
P.S. : M. 23/04 <3
lundi 16 novembre 2009
[Worry about you] 2 a.m. Club
Je rentre dans du 34, le 36 tombe, je ne comprends pas, je ne l'ai pas fait exprès cette fois, j'ai eu l'impression de manger tout le temps et pourtant je me contrôle encore, je me restreins sans m'en rendre compte, je suis folle.
Ce trou dans mon estomac, il engloutit tout de plus en plus, même l'alcool n'apaise plus rien, plus je suis énervée et moins les gens comprennent que je suis triste, de toute façon ils sont tous partis.
Je peux fixer le vide pendant des heures, je fixe le vide pendant des heures, parfois j'y appose de la musique mais je n'écoute plus de musique. Là encore est-ce l'image que je veux donner de moi, drama queen du quotidien?
Ca aurait eu quatre mois. Ca me fait tellement mal de ne pas aimer vivre, je veux aimer vivre.
samedi 10 octobre 2009
[I want you back] The Jackson five
"CHUCK LORRE PRODUCTIONS, #260
FASHION TRENDS
Dead is the new unambiguous. Bipolar is the new undecided. Heavily armed is the new born again. Bald is the new head... and the new crotch. Hairy is the new face. Sheepishly admitting to having an STD is the new flirting. Purell is the new face of fear. Finding the time that's right for you is the new impotence. The smiley-face emoticon is the new "sincerely yours." Smoking is the new outdoorsy lifestyle. Looking forward to insanely expensive private schooling, thousand dollar a week nannies and soccer is the new yuppie birth control. Misinformed is the new patriotic. Veganism is the new "tastes like chicken." Serotonin uptake inhibiting is the new crowd control. Texting is the new talking. Talking is the new singing. Singing is the new hubris. Gay marriage is the new "be careful what you wish for." And finally, and only because I really need this to catch on, fifty-seven years old is the new forty-five."
dimanche 20 septembre 2009
dimanche 26 juillet 2009
[ Love you 'till the end] The pogues
Je ne sais plus bien pourquoi je pleure, mais j’ai mal et ça vient tout seul, ça coule et ça m’étouffe. J’ai mal, tout le monde trouvera une version mieux de moi, parce que je ne vaux rien, et elle m’aimait et me savait et maintenant je suis seule et c’est pas juste, et je ne pourrais pas la remplacer, et il n’y aura rien d’aussi fort après elle et je ne sais plus bien pourquoi je pleure et si je ris plus souvent que je pleure, et si je pleure aussi souvent que je ris, et quand je souris ; je suis juste dans mon lit et je me contorsionne. Et j’aimerais qu’elle soit là, pour poser ma tête sur ses genoux et ne pas m’arrêter de pleurer ce mal que je ne comprends pas et pour lequel je pleure en surplus qu’elle ne soit pas là, parce que je pouvais pleurer devant elle sans honte.
vendredi 24 juillet 2009
[Whatever people say I am, that's what I'm not] Arctic Monkeys
Je commence Les faux-monnayeurs d’André Gide : « Bernard Profitendieu était resté à la maison pour potasser son bachot ; il n’avait plus devant lui que trois semaines. La famille respectait sa solitude, le démon pas. »
Et on ne cesse de se définir, de se reconnaître et de s’apprendre dans ce quotidien déjà mécanisé mais jamais totalement automatique. On se décèle dans les erreurs, dans les réussites impromptues, dans les choses qui nous attristent, dans la surprise de cet être agissant à notre place, parfois contre notre dogme.
Et on tente de se percevoir en se faisant comprendre aux autres sans ne jamais totalement se découvrir. Plus on acte ce moi, plus il se révèle à nous comme déjà existant ; sous-jacent et pourtant en construction. J’ai l’impression d’être et cependant je deviens, quête frénétique d’une stabilité de soi, être au galop, une rencontre, une collision mais ni coïncidence ni fusion entre « je » qui parle, « je » qui pense et «je » qui agit. Je est toujours cet autre (ces autres ?) après lequel je cours et que je ne rattrape pas, je ne suis jamais tout à fait moi-même et pourtant je suis le seul à pouvoir essayer ; course épuisée, perdue d’avance que l’on refuse d’abandonner.
Et pourtant, s’il me faut savoir une chose c’est qui je suis ; pleinement.
samedi 6 juin 2009
[ Definition] Mos Def & Talib kweli

Je regardais la photo de JD, et je commençais, de manière en quelque sorte préprogrammé, à tenter d'analyser pour comprendre, je me disais ces lignes de fuite, cet homme droit, ces lignes géométriques, sa solitude mais plus encore son unicité, son monde, sa particularité, c'est cet homme là qui joue du violon devant cette rue dont il bouche le passage, il fait signe, nous donnons sens.
Alors je me suis mise à rire de ce tic ridicule, pur branlage intellectuel, à vouloir donner sens à ce qui est beau, j'ai pensé à ce qu'on répété constamment pendant les analyses d'images "l'auteur a-t-il réellement voulu dire tout ça?".
Et j'en suis arrivée à la conclusion que nous donnons probablement sens à ce qui est beau parce que c'est ce qui l'explique, peut-être le beau n'est-il beau que parce qu'il dit, il n'y a pas de juste esthétique, l'art est dialectique ascendante à l'état pur, il n'y a beau que s'il y a résonnance intérieur de quelque chose de vrai, un absolu qui devient palpable,ce sursaut intérieur de l'inateignable devant nous et c'est ce que voit l'artiste lorsqu'il capture ce moment que nous qualifions de beau mais qui est vérité, c'est ce que voulait dire Bonnefoy.
mercredi 3 juin 2009
[Sayin Hey!] Lau
You weren't there when I needed
but now you call, seems like you find your phone.
And you tell me to come back home, that I'm your Home
Baby I don't care
So I say Hey, so I say Hey, to all the boys, that ain't you
And I say Hey, I say Hey to all the boys that don't look like you
You say you love me
And it sounds so easy
But from this day on
I'm on my own
So you can say Hey, ooh you can say hey to all the girls that ain't me
You can say hey, you can say to all the girls that don't look like me
'cause Baby you're not the one for me.
Bientôt dans les bacs les gars...et surtout dans les rues, de paname et d'ailleurs.
jeudi 28 mai 2009
- Ces gens-là- Jacques Brel
Que fait-on lorsque la tristesse d'un homme trop soûl fait écho à la vôtre, lorsque vous vous voyez comme il est?
Comment oublie-t-on ces nous qui ont vieilli, ceux qui disent dans un regard embué tout votre monde?
Lorsqu'on ne communique plus avec soi-même et qu'on ne fait plus que constater ce 'moi' devant soi?
Lorsqu'on s'entend dire encore et encore "You're french, right?" et qu'on ne cesse de se voir tomber, lorsque qu'on sait que nous ne sommes pas vraiment lui mais qu'il est un peu nous, suffisamment nous.
Que fait-on de tous ces nous qu'on laisse sur un banc noir en pleine nuit?
vendredi 22 mai 2009
[Champagne Supernova] Oasis
Je ne me souviens pas d'un seul de mes anniversaires sans qu'il fasse beau et j'ai eu 21 ans et il faisait toujours beau, l'un des premiers jours de beau temps après des jours de pluies et d'exams.
-Bah dis donc tu viens plus aux soirées- j'adore le dire, ça me ramène à cette nuit mouvementée, colorée, nuit pleine des gens que j'aime et qui rient.
On a dormi à 5 dans mon lit, un matin à la skins, peau collante, mal de tête, sol encombré, plus d'électricité.
Benjamin Clyde. On dormait sur le miroir d'eau tentant tant bien que mal de récupérer de la veille avec une sieste et une königsbier, les premiers rayons du soleil, le tandem et les autres. Ben arrive avec un sceau à champagne et des flûtes en plastique. On saute, on crie, on danse, allégresse. Ils entonnent pour la énième fois de la journée "joyeux anniversaire..." des gens autour chantent avec eux, le bouchon pète, le champagne coule, on se fait prendre en photos par des inconnus, alors on est heureux, ensemble.
Du coup au final on boit de la königsbier dans des flûtes à champagne en plastique, j'ai 21 ans un 16 mai alors il y a surement encore de belles années.
dimanche 10 mai 2009
[Tiny dancer] Elton John
"J'ai envie de lui hurler "constate moi!" dans les oreilles " M.
mercredi 6 mai 2009
[Morning yearning] Ben Harper
Je m'imagine déjà vieille, déjà déçue, déjà triste d'avoir trop vécue, rien ne reste, plus je suis heureuse, plus je suis triste qu'il faille mourir. Je veux du temps, j'en veux plus, parce que je vis avec les jours qui se présentent, ils ne seront jamais assez. Il n'y aura jamais suffisamment de jours de bonheur.
Don Diego 2000, elle est réapparue dans ma vie, la chanson, la fille.
"L'homme qui était doué d'une dyslexie magique, qui faisait de lui un cowboy poétique, même s'il ne le savait pas, il était comme ça".
J'ai été heureuse, parce que ça voulait dire qu'elle était encore douée d'une volonté propre, qu'elle existait hors de moi, hors de mon souvenir, qu'elle pourrait survivre à mes trous de mémoires.
Je suis triste parce que ce n'était pas tout à fait vrai. C'était moi qui l'avait fait revenir, j'étais la seule à entendre sa voix se superposer à celle de Dionysos, et si le hasard de Deezer l'y a ramené j'ai fait le travail de composition. Elle est morte. Et une fois que tous ceux qui l'ont aimé ne seront plus là pour fêter son anniversaire, une fois que le 19 avril sera un jour comme les autres alors elle n'aura jamais existé. Il y a une différence vértigineuse entre être morte et ne pas être, dans la mort il y à la constatation d'un manque, la preuve qu'il y a eu. Dire elle est morte c'est d'abord signaler qu'elle a vécue.
Et il n'y aura plus de dimanche ensoleillé dans la cour de Montaigne, à lire chacune le journal de l'autre si je ne suis plus là pour m'en rappeler, repassant devant.
Et un jour il n'y aura plus de Montaigne, il n'y aura plus de trace de cette histoire qui est déjà fragmentée dans mes souvenirs. Il n'y aura plus ma mémoire pour donner leur sens à ces espaces, et on aura beau apprendre dans les livres d'histoire leur portée générale, il ne restera rien de ce qui a fini par devenir ma peine. Et tout ce dont je souffre, pourquoi je ris, n'aura rien valu, n'aura rien signifié alors même qu'au delà de ça, rien ne m'appartiens.
Alors tout va disparaître.
J'écris un journal, j'écris un blog, pour me souvenir de ces filles qui ne sont déjà plus moi, mais aussi pour qu'on se souvienne, mais personne ne se souviendra, une fois tous ceux m'ayant connue morts, plus jamais quelqu'un ne saura mon rire, ni même qu'il a existé.
C'est un jeu de dominos sans échec, toutes les pièces tombées, reste des pierres tombales qui ne renvoient à rien.
lundi 4 mai 2009
Régime de responsabilité appliqué par dieu
Sanction : du purgatoire au supplice éternel.
mardi 28 avril 2009
vendredi 24 avril 2009
lundi 20 avril 2009
[pâle septembre] Camille
" je t'aime toujours, Les saisons passent mais de grâce
faisons semblant qu'elles nous ressemblent"
samedi 18 avril 2009
[ The Best for last] Adele
Et je l'aime, et je l'aime et je l'aime; et je me dis qu'il n'y a aucun Coca pour enlever ce goût là.
'' I'd like to hear the words roll out of your mouth finally
Say that it's always been me
That's made you feel a way you've never felt before
And I'm all you need and that you never want more
Then you'd say all of the right things without a clue
But you'd save the best for last
Like I'm the one for you ,,
vendredi 17 avril 2009
jeudi 2 avril 2009
[Talkin' about a revolution] Tracy Chapman
Mme Pécresse déclare vouloir faire des universités françaises des grandes écoles. Pourtant je reproche aux grandes écoles de ne se borner qu'à perpétuer un monde avec lequel je me sens en décalage, de lui donner ses cadres et ses meneurs, qui ne mènent plus du tout. Des personnes compétentes pour remplacer des hommes qui avaient autrefois leur postes, des personnes à même de comprendre tous les rouages de cette société, des personnes bien trop adapter à ce monde pour vouloir le changer. Il n'y a plus d'inventions d'idéaux dans les grandes écoles, ce souffle nouveau il se trouve dans les facultés, pas la fac de droit, les autres, celles qui ne peuvent que voir que ce monde ne convient pas, celles qui savaient la crise avant qu'elle ne soit dans les gros titres.
L'exemple flagrant c'est que les seules personnes touchant les français en politique dernièrement n'en sortent pas, ce sont les enseignants-chercheurs qui trouvent, ce sont les cadres qui appliquent, il y a quelque chose de décisif à vouloir que la recherche se plie aux exigences d'un monde qui tombe, avec ou sans crise économique.
jeudi 5 mars 2009
mercredi 25 février 2009
[Without you] U2
mardi 24 février 2009
[heart of mine] Peter Salett
Maintenant je ne sais plus bien ce que je pense. Je sais que je suis paniquée parce que ce n'est pas palpable, que c'est incertain, je sais que je ne peux rien y faire, que c'est en train de prendre de la place, quoi que je veuille, alors je chasse et ça revient, alors je ris, je vois l'impossible, je fuis. Ce n'est pas de l'amour mais je ne cours pas assez vite, je ne cours pas.
Je veux que ça parte, je veux qu'il reste. Il n'est pas vraiment là, je me suis remise à y croire par mesgarde, j'ai tort, mais tout a l'air à sa place quand je dors avec lui, pour une fois, tout a l'air à sa place. Alors je reste là et je ne bouge pas, et j'attends que le drame arrive, et je regarde ses cheveux, je me rappelle son dos, je me ronge les ongles comme une petite groupie, je sais que je ne suis pas la seule, je sais que je ne serais jamais la première, je regarde le jour se lever et l'alcool se faufiler. Je vais faire que ça s'arrête mais rien n'a vraiment commencé.
Alors ça doit être ça, mais c'est plus le bordel qu'autre chose.
mardi 17 février 2009
[Come as you are] Nirvana

Il y a deux personnes magiques dans ma vie. Il y en a d'autres mais il y a ces deux là.
Marie-Charlotte et Jules.
Je me suis réveillée tôt ce matin, et j'ai pensé à eux.
On est facilement ami avec les gens lorsqu'ils sont joyeux, on les aime pour toujours, on les aime.
Ils ont été mes amis lorsqu'il n'y avait aucune fierté à l'être.
Ils étaient à côté quoiqu'il arrive, ils ont été là alors que tout le monde autour disparaissaient.
Et je comprends ceux qui ce sont détournés, parce que la vie est assez lourde sans avoir à porter le poids des autres, je ne le comprenais pas alors.
Mais eux étaient là sans condition. Lorsque je vomissais et vomissais et vomissais, tout le temps, partout, alors que je ne pouvais rien faire de plus que de rester dans mon lit, quand je ne mangeais plus au final, lorsque je ne supportais plus rien. Alors que je dormais 15 heures par jour sans pouvoir être reposée, alors que j'étais à bout, quand je ne pouvais plus rien faire par moi-même.
Ils étaient à mes rendez-vous d'hôpitaux, quand je disais à tout le monde que ça allait, ils étaient dans ma chambre aux volets fermés quand tu te sens tellement incapable que ça t'humilie, que tu écoutes les bruits de l'appartement pour parler à quelqu'un, ils venaient me faire rire quand je ne pouvais plus me déplacer et que je vomissais dans un tupperware dans ma chambre. Il n'y avait que chez eux que je me sentais à l'aise, que je ne me sentais pas jugé. C'était leurs noms que je voyais s'afficher sur mon télephone, c'était eux qui sonnaient à la porte et qui passaient à l'improviste m'obligeant à me lever sans le savoir, pour faire les choses.
C'est eux qui étaient mes sorties quand je ne pouvais plus faire la fête, avec eux que je dormais alors que je me sentais trop seule.
Ils m'ont porté pendant ces trois mois où j'étais en chute libre et où je creusais un fossé avec le reste du monde, je ne sais même pas s'ils s'en rendent compte, s'ils savent qu'ils m'ont tenu à bout de bras, sans que je n'ai jamais eu le sentiment qu'ils lachent prise, qu'ils n'ont jamais cessé d'être là jour après jour.
Ils m'ont vu avec ce corps affaibli, corps honteux et courbé, corps allongé constamment, corps sans force, corps qui n'est plus mon corps, corps qui n'est plus un corps, dans lequel je ne m'incarne plus, corps qui ne peut plus être beau, corps qui est trop maigre, corps que je ne reconnais plus et sur lequel je n'ai plus aucun pouvoir, mon corps instable et fuyant.
Ils n'ont pas changé leur regard sur moi, ils ne m'ont pas pris en pitié, ils ont juste continué d'être mes amis, sans variation sur le thème de notre chanson, ils ont pris ma peine en plus de la leur, du début à la fin, du premier jour au Tchaï.
Ils n'ont pas été les seuls mais ils ont été les plus de fois, les plus de nuits, les plus de soirées, les plus de coups de téléphone, les plus de soupes, le plus de fous-rires à la fin, les plus de 'je suis là'.
Et aujourd'hui en me réveillant, tôt sans être fatiguée, regardant par ma fenêtre le jour venir, seule dans mon lit et avec le sourire, j'ai pensé à eux. J'ai pensé à cette jolie jeune femme blonde aux cheveux courts avec sa petite taille et son sourire magique, et j'ai pensé à ce grand homme aux yeux bleus cachés par des lunettes dont j'aime éperdument entendre le rire, je me suis dit qu'il avait 22 ans, et j'ai été heureuse qu'ils soient mes amis et j'espère savoir les aimer comme ils sont.
lundi 26 janvier 2009
[Paper planes] M.I.A.

L'Inde comme elle est, nombreuse, milliardaire et la vie comme elle devrait être, multiple. Slumdog Millionaire. Une oxymore qui se débat dans le crâne, qui s'abat sur tous les murs de la pensée.
J'aime ce paradoxe parce qu'il est fertile.
Je crois que j'ai perdu le verbe, il a tout extériorisé, tout magnifié, plus que le désespoir l'émerveillement ne parle pas.
J'ai compris que le bonheur n'était pas premier, qu'il ne se laissait pas appréhender avec facilité, mais qu'il était là.
Cette grande différence entre les gens heureux et le monde ordinaire ne se limite pas à une disparité de condition.

Kant dans Critique de la faculté de juger écrit " L'art ce n'est pas la représentation d'une belle chose, mais la belle représentation d'une chose". Cette citation m'a toujours paru magique, comme le sont les mots de Proust, qui sont du français et qui évoquent pourtant un autre monde auquel je me sens enfin appartenir.
J'ai toujours eu le sentiment que d'une manière ou d'une autre la vérité sonnait différemment comme une note juste parmi le brouhaha, ou plus encore comme la pureté du son du cristal dans le silence, qu'il ne faut pas perdre et qui cependant s'estompe.
Et elle a toujours ressembler à mes yeux au Déjeuner sur l'herbe de Manet, aux bleus de Vermeer, aux déments de Kerouac, à Sans Soleil et irrémédiablement aux chansons de Bob Dylan.
Et de même que pour l'art, j'ai perçu à travers les yeux de Danny Boyle, que le bonheur n'était pas la perception d'une réalité plus belle mais la belle perception de cette réalité.
Tout semble confirmer le cliché selon quoi la vie est la meilleure école.
Ce qui me fascine tant dans toutes les manifestations de la réalité que j'affectionne, c'est qu'ils ont pu me présenter, à moi pour qui c'est une inconnue, l'existence en face à face.
L'existence se trouve dans un opéra qui nous captive alors qu'on vole un sac, ou un avion en papier sur le toit d'un train. Courir comme un dératé vers le Taj Mahal.
Cette lumière particulière des jours dont on ne sait rien, ces jours face à nous, prêt à être écrit sans être relus.
Odeur de liberté à être quelqu'un de fauché, qui erre, parce que c'est ce que nous faisons tous sans le vouloir, à faire front devant une réalité qui pue la misère et à la montrer avec toutes les couleurs du monde. Il y a plus de millions ici que n'importe où ailleurs, plus de magnifique dans les bidonvilles de Mumbai que dans les salons de Bel-Ami.
Il y aura toujours plus de grâce dans la façon de voir sa vie, que dans la vie elle-même. Il n'y a qu'une seule caverne et qu'un seul soleil, il y a ceux qui voient les ombres et ceux qui regardent des hommes.
dimanche 25 janvier 2009
vendredi 9 janvier 2009
[Ain't no sunshine] Marvin Gaye
J'aimerais que mes proches soient éternels, et finalement, non comme le dit Desproges " l'éternité c'est long, surtout vers la fin".
Je préférerais que mes proches soient insubmersibles, qu'ils leur soient impossible de ressentir la peine, ne plus avoir à voir ma mère pleurer, jamais.
Je voudrais qu'ils soient insubmersibles, qu'ils ne marquent pas sous les coups de poing du temps, qu'ils ne perdent pas ce combat.
Je les voudrais étanche à la douleur, pouvoir faire ça pour eux et ne plus rien demander d'autres, que le chagrin et les blessures passent comme le courant mais sans jamais les faire plier.
Qu'ils ne puissent plus sentir l'étouffement de la noyade lorsqu'on ne comprends pas, qu'ils ne puissent jamais plus se sentir impuissants, qu'ils n'aient plus à feindre d'aller bien pour moi.
jeudi 8 janvier 2009
[Et moi et moi et moi¨] Jacques Dutronc
mercredi 7 janvier 2009
[Ya Mamma] Fatboy Slim
- Si les restes nous viennent des affamés...
- Carla bruni ressemble à un chat malade
- il est là, allongé comme une hyène écrasée
- On a jamais vu un saoudien mourir de mort naturelle, ces gens-là meurent tous d'indigestion.
- Non mais si les chats n'ont pas froids à cause de leur poils, achéte-toi un manteau en poil de chat et va dormir dehors
- Tu circule comme du CFA ( remanié en: tu circule comme de l'euro)
- Quand on entend le président Tchadien parler devant les caméras et dire " qu'est-ce que ça m'emporte à moi?" on comprend pourquoi il y a des rebelles.
to be continued.
