mercredi 31 décembre 2008

[ A change is gonna come]

Je me demande ce que ça fait d'être le président qui inspire le plus d'espoir depuis Kennedy. Il l'a fait, il a marqué de nouvelles frontières à franchir, il a fait se sentir jeune le nouveau monde, c'est juste fou.
Il y a quelque chose de gai à dire Barack Obama, à penser qu'il est président, comme les grands jours de soleils en hiver.
Je me demande si ça ne le fait qu'à moi, ce regain d'intérêt lorsqu'il passe à la télé, comme une fille amoureuse, cette attitude presque dévote lorsqu'il parle, cette candeur à croire qu'il puisse à lui seul changer les choses, et qu'il le veuille.
Cet été j'écrivais sur Martin Luther King, et il y a quelque chose d'aussi pur et d'aussi puissant au sujet d'Obama. Il y a cette chose dans ce nom, qu'on pensait ne jamais pouvoir retenir et qui maintenant sonne comme une hymne.
C'est la seule promesse à laquelle je ne me soustrais pas l'année prochaine, qui sinon ne semble apporter que son lot habituel de déceptions.

[skyline] David Bowie

Une personne de plus.
A la fin je connaitrais moins de vivants que de morts.

mardi 30 décembre 2008

[Restless farewell] Bob Dylan

Y a-t-il quelque chose de plus que Bob Dylan?

dimanche 21 décembre 2008

Ce n'est pas perdre des amis, c'est gagner de l'indépendance
Ce n'est pas si triste de constater que ses amis ne sont pas ses amis, au fond rien n'a vraiment d'importance, les gens sont cons et décevants, j'ai fait le tri sur Facebook.

mercredi 17 décembre 2008

[You'll find a way] Santogold

Somehow, His mails always make my day, or night.

dimanche 14 décembre 2008

[Umbrella] Rihanna feat Jay-Z


La crise financière, la c(e)rise sur le gâteau. Attendue depuis 1929, crainte depuis lors, l'aspect cyclique du temps, encore et à nouveau.
Ce qui est effrayant dans une crise, c'est qu'elle met à nue la crise de la vie, le "To be or not to be, that is the question" du quotidien.
Je pense qu'on a eu beau faire des pièces de théâtre après ça, comme on a pu continuer la philosophie à la mort de socrate, tout est dit.
Il n'y a pas d'autres questions qui en vaillent la peine, et d'autant plus, d'autres questions qui existent, une fois celle-ci posée.
Le seul point d'interrogation se place à la frontière entre le fait d'être et celui de ne pas encore être ou de ne plus être, nous ne sommes pas dans la majorité des cas, et lorsque nous sommes, le "ne pas être" nous guette. Elle se tient là la seule réalité, et la seule question qui doit guider nos prises d'actes.
Comme l'a si bien formulé Alain "J'ai le temps, oui, mais pour combien de temps?".
La crise financière ne fait que rendre présent la possibilité de l'impossibilité d'y être qui est notre pain quotidien. Lorsque l'incertitude sur le lendemain commence à imbiber nos vies et que la fin transpire par tous les pores, lorsqu'il n'y a qu' "ici et maintenant" de visible, la crise devient insupportable.
Parce que, plus que l'angoisse de vivre moins bien demain, elles nous insuffle l'angoisse de ne pas savoir s'il y aura un demain comme nous en connaissons un aujourd'hui.



"No clouds in my storms Let it rain, I hydroplane in the bank (Rihanna: eh eh) Comin' down with the Dow Jones When the clouds come we gone We Rocafella (Rihanna: eh eh)


Now that it's raining more than ever
Know that we still have each other You can stand under my umbrella You can stand under my umbrella"

Mais il me semble bien qu'il n'y a pas de parapluie efficace contre la tempête qui va s'abattre : la vie est sur sa route.

vendredi 31 octobre 2008

[If I was President] Wyclef Jean


"In fine, si Obama devait perdre, cela pourrait être pour beaucoup d'autres raisons que la couleur de sa peau. Dans son livre "L'Audace d'espérer", Obama écrit : "J'agis en fonction de la couleur de ma peau, mais pas seulement en fonction de cela". L'explication réductrice d'une défaite liée à sa seule couleur de peau, renvoyant à une Amérique raciste, conforterait un certain anti-américanisme qu'une éventuelle victoire d'Obama mettrait en difficulté. À l'inverse, faire de la victoire d'Obama la résultante de ses origines serait faire insulte à ses qualités politiques et personnelles."
Philippe Chriqui pour le monde.fr
j'aimerais bien savoir comment une personne privée peut gérer un SPA

[feelin good] Nina simone

La douleur est plutôt salvatrice d'un point de vue morphologique, elle signale que quelque chose ne fonctionne pas bien afin que le problème puisse être réglé, d'accord, mais à quoi sers d'être triste?

mercredi 29 octobre 2008

trentième seconde chanson

"The way your smile just beams/The way you sing off key/The way you haunt my dreams/No, no they cant take that away from me/We may never, never meet again/On the bumpy road to love/Still Ill always, always keep the memory of/The way you hold your knife/The way we danced till three/The way you changed my life/No, no they cant take that away from me
/No, they cant take that away from me"
Ella Fitzgerald-Louis Armstrong

mardi 28 octobre 2008

[Für Elise] Beethoven

Comme dirait Christina " back to the basics".
Je me rappelle: j'ai 8 ans, j'ai commencé la danse classique, je ne sais plus depuis combien de temps et les mercredis après-midi je pique dans les Cds de mon père, " les grands classique du piano" et j'écoute "la lettre à Élise".
Aujourd'hui, avec le recul je me rend compte qu'il dit tout dans ce morceau de 2:54 minutes.
Il dit son amour, il dit son tourment, sa jalousie, son empressement, sa tendresse, comme des mots dont on entend le gribouillement par la plume mais qu'on ne peut identifier.
Je crois que c'est la première fois que j'ai pleuré sur une chanson, je ne m'en souvenais pas et -faisant mon droit administratif :-(- j'écoutais de la musique classique, aspirant à coller au plus proche à mon rêve d'enseignant en université- et ça m'est revenu, la lettre à Élise, je souhaitais déjà à l'époque qu'on écrive une lettre à Laurence, comme j'ai souhaité au lycée qu'Angie des Stones s'appelle Lau et comme je rêve encore qu'Albert eut été Laurent et qu'ainsi j'eus pu être la prisonnière et celle qui disparaissait, marquant ainsi de manière irrémédiable l'avenir de la littérature.
Il eut été plus sage à mes parents de me donner l'un de ses prénoms, et d'éviter ainsi tous ces souhaits ridicules, compte tenu du fait que toutes les Laurence reconnues sont des hommes et que le reste s'appelle Broccolini ou Ferrari.
Et je ne parle pas des Laurence-Valérie.

lundi 27 octobre 2008

[I'm wide awake, it's morning] Bright Eyes

Awaking life. Ce qui est le plus étonnant dans ce film c'est qu'il est construit sur deux paradoxes.
Le premier découle de la confrontation du titre et du propos du film : Awaking life raconte l'histoire de rêves qui s'enchâssent.
Le second paradoxe est une conséquence du premier, plus il s'enfonce dans ses rêves plus il semble être proche de la réalité.
A ces deux paradoxes font étrangement échos les paradoxes qui dirigent nos vies, en effet si nous sommes dans la réalité pourquoi ne peut-on pas la contrôler, ne pouvons-nous pas faire de la réalité ce que nous sommes incapable de faire de nos rêves c'est à dire ce qu'on veut?
Où se situe la liberté?
La vie est la pâte, nous en sommes les modeleurs, nous choisissons les rencontres, elles peuvent être enrichissantes, nous choisissons la plupart du temps qu'elles ne le soient pas, nous demandons " tu fais quoi comme étude? tu connais Kanye West? tu viens d'où et en premier lieu comment tu t'appelles?"
Nous sommes des morts-rêvants, nous n'avons aucune prise sur un monde dont nous sommes pourtant les acteurs.
Second paradoxe : il semble que s'éloigner des bornes qui sont instituer par le "ON", nous pousse à défier les limites de la réalité et donc à enfin cerner ses réelles frontiéres, bien au-delà de ce rêve-éveillé que constitue le quotidien.
Waking life souligne notre incapacité à être libre dans la réalité en transposant la réalité dans un rêve duquel on ne peut sortir, il ne s'agit pas au fond de savoir de quel côté de la frontière nous sommes, mais de décider ce que l'on en fait; que fait-on du fait d'être là? Dans une réalité donnée de laquelle nous avons conscience et sur laquelle nous avons de l'influence.
Quand sortons nous du rêve pour prendre notre vie en main, quand rentrons-nous dans le rêve pour dépasser les limites?
Le totalitarisme c'est la peur d'être seul. Dans une société totalitaire, l'instinct grégaire est rassuré, magnifié et glorifié. Une société de masse se fonde sur le même instinct. Le besoin de ne pas se sentir seul - dérivé de l'instinct grégaire- pousse à la communauté, facebook et ses groupes " je ris souvent toute seule en repensant à quelque chose", un moment personnel qui devient universel, qui déclare "je sais que je ne suis pas seule, que je ne suis pas folle", la peur du rejet.
Nous ne vivons alors plus dans la réalité mais dans le calque de celle-ci l'univers des points communs, où seuls ceux là existent, où il n'y a plus de goûts personnels mais un groupe qui rassure. Car dans une société qui renvoie l'homme à lui-même, où le lien social est brisé, il n'y a alors plus que des groupes virtuels, des modes visuelles et des chants identifiables pour nous consoler de la mort de l'autre et de l'avénement du moi.
Un moi qui n'est plus personne.

dimanche 26 octobre 2008

[appletree] Erykah Badu

De plus en plus souvent revient la question du pourquoi d'un blog?
Quelle fonction remplie mon blog que mes carnets ne remplissent pas?
Mon besoin d'exhibition explique-t-il tout?
Est-ce que j'ai vraiment autant besoin que des gens viennent voir l'état pitoyable de ma vie de manière régulière?
Quelle est la problématique que j'essaie de résoudre à travers l'ensemble des articles que j'écris?
Quelle est cette chose que j'essaie de dire sans y parvenir?
J'ai parfois le sentiment qu'en exprimant au sens fort, c'est à dire en poussant hors de moi, des réflexions, des questionnements, des avis, ils ne sont plus juste mes problèmes mais qu'ils acquièrent une portée générale, comme si marqué sur ce blog ils ne concernaient plus juste mon esprit tordu mais tout ceux qui daigne s'intéresser à moi et lire la succession de mots que j'écris sans forcement savoir où ils mènent.
Je me cache trop souvent devant les problèmes, les obstacles, je fais semblant de ne pas voir qu'ils existent, mais ici ce que j'ai pu penser de manière ridicule à une certaine période de ma vie ne va pas disparaître, ça ne changera pas.
" for many days I lost myself, I lost myself" Radiohead.
C'est trop souvent ce que je ressens et je sais ce sentiment inhérent à cette période de la vie propre aux jeunesses occidentales où le questionnement du qui est omniprésent. C'est ce à quoi sers ce blog pour moi, non pas me retrouver, raccourci trop facile.
C'est plus comme rendre visible un instant de moi hors de mon corps, comme un polaroïd de toutes ces choses que je n'expose pas. rendre visite à une personne que je connais bien sans pouvoir la cerner.
Comme l'arbre cache la forêt j'ai l'impression parfois que tous ces cris, ces mouvements, cette exubérance cache non pas la vraie Laurence, mais le reste de Laurence.
C'est comme si je ne cessais d'écrire, mois après mois, " hey les gars je ne suis pas seulement ça, ça, mon existence physique, ça, la façon dont je l'assume ou pas, ça, ma médiocrité, ça, la fille qui distrait, ça, je ne suis pas juste ça, essayer de me parler d'autres choses, et il se peut que je réponde".
Mon blog ne reflète pas une autre Laurence mais cette même hystérique en train d'écrire, moyenne et médiocre, il est le blog d'une fille de 20 ans sans propos.
Mon blog ne va pas expliquer pourquoi hier je ne répondais pas au téléphone, il ne racontera pas mes matins de tendresses, mon blog ne dira pas le fait que JD me manque, je pourrais l'écrire vous ne pourriez pas le vivre.
Je ne sais plus bien si ce blog est un lien ou une barrière entre les gens qui le lisent et moi, mais seulement, lorsque je ne sais plus bien quelle est ma maison, quand je ne me sens pas chez moi même dans ma chambre, même dans mon corps, je sais quelles adresses taper, et elles se finissent toutes par blogspot.com.

jeudi 2 octobre 2008

[Tu l'aimeras] Spleen

J'ai acheté l'album de Spleen samedi dernier, j'ai aussi beaucoup bu Samedi soir, beaucoup trop bu, j'ai l'impression que cette phrase résume très fréquemment mes soirées, mes après-midi et tous mes jours cette année encore.
Je n'assume pas mes actes, je m'amuse beaucoup mais au fond je ne profite de rien, le matin j'ai mal à la tête, j'aurai surement encore mal à la tête demain matin.
Mais je me rappelle de demain , et mes nuits de demain sont aussi douces et irresponsables que mes nuits d'hier, elles forment un même souvenir partiellement écrit.
Je me réveille tard ces temps-ci, j'ai regardé pour la énième fois Eternal Sunshine, je pense qu'un film trouve toujours mieux les mots pour nous consoler, ce film en tous cas.
Il tient des propos que je tiens d'habitude, ça me déstabilise, je souris, bien trop souvent je souris, je pense que ce n'est pas forcemment bon signe.
Je dois parrainer un etudiant erasmus, j'erre dans la fac, attendant qu'enfin la ligne de tram soit réparé, rien n'est clair en ce début d'année...et puis il y a Payetachatte dans ma vie, dans notre vie à deux (colocation) alors je souris encore.
Mes amis et moi recréeons une petite famille, nous créeons ensemble un cocon autour de Payetachatte, parrain, marraine, parrain 2, oncles et papy, visiteurs diverses à qui il fait la fête. J'essaie de réparer les relations fêlées de l'année dernière, je fais des efforts parce qu'on est une famille merdique mais qu'on est là quand même.
Beaucoup d'alcool et de sourires, des regrets aussi, pour des choses pour lesquelles je ne me ferais jamai pardonné et qui ont fini de brisé quelque chose qui été déjà fissuré et que je tentais en vain de réparer. C'est cela vieillir et ne pas prendre la même route.
Je suis vulgaire et je l'aime mais rien n'est jamais aussi simple lorsqu'on aime d'amitié.
J'ai le spleen et plein d'idéaux.
Ma pendaison de crémaillère c'est le wk-end prochain.

vendredi 19 septembre 2008

[Summer '68] Pink Floyd RECALL

ah et j'oubliais : Laure Manaudou fait passer le hoquet./ un jour je vais vraiment créer " une personne en plus dans ce groupe = une personne en moins pas dans ce groupe"

jeudi 18 septembre 2008

[message in a bottle] The Police



Est-ce que vous vous souvenez du génerique de Beverly hills?
Ca sonne la sortie des classes et le goûter devant la télé pour vous aussi? Vous voyez ce que je veux dire? quand nous étions enfants.
"The heart is a lonely hunter". tellement plus que la vie, non pas comme d'en avoir 16 mais comme d'en avoir 8.
Nous sommes tous là, nous en sommes tous là, à chercher ce muet prêt à nous écouter, prêt à épancher nos peines et guérir nos plaies, sans bisous mais peut-être avec ces quelques mots qu'on croit comprendre dans le silence et qui pourraient sauver notre vie.
"qui ne dit mot consens/ qui ne dit mot comprend"
Et pourtant à la fin de l'histoire nous sommes encore seuls face à nos idéaux, qui se sont ternis lentement à l'épreuve du quotidien, ces bouteilles à la mer que nous avons lancées et qui sont restées bloquées entre deux rochers, sans marins ni Jack Sparrow héroïque pour les trouver.
Pourquoi la bouteille ne se brise-t-elle pas?
Une tempête et que le message se noie et s'efface; qu'enfin il n'y ai plus d'idéaux auxquelles croire et plus d'idéaux pour lesquelles être déçu. Je ne sais pas ce que nous chassons ou pourchassons exactement, vers quel rêve déjà mort nous tendons mais une chose semble certaine : notre coeur est un chasseur solitaire, le muet est mort et nous sommes tellement seul.

"Maybe she would get a chance soon. Else what the hell good had it all been - the way she felt about music and the plans she had made in the inside room? It had to be some good if anything make sense. And it was too and it was too and it was too and it was too. It was some good. All right! O.K.! Some good"
Carson McCullers

mardi 16 septembre 2008


SCOTH-MAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN!!!!!


[Summer '68] Pink Floyd

Fin de l'été : BILAN
une actrice porno s'appelle Cindy MST ou un truc comme ça/ lorsque deux très beaux mecs à Amsterdam sont très potes c'est qu'ils sont gay/ Je ne suis plus celle que j'étais au lycée/ la générosité ce n'est pas le laxisme et la facilité/ Parfois lorsqu'on appelle et qu'on se sent vraiment seul, le téléphone sonne dans le vide/ des amis s'éloignent lorsqu'ils se pensent à deux/ Sex and The city ne vieillit pas/'The heart is a lonely hunter' est fait pour VOUS/ rien n'est pour la vie/ les häagen Däzs ça coûte trop cher mais c'est trop bon/ l'Ile de Ré est un endroit magnifique/ l'été est un moment particulier/l'échangisme n'est pas fait pour moi/ à force de lire " Théorie du corps amoureux" je vais paradoxalement commencer à croire que l'amour existe/ j'ai un fort esprit de contradiction/ la meilleur chanson au monde est "krank dat Soulja boy"/ Côté Sucré fait les meilleures cheesecake de Bordeaux/ Je suis loin d'être indépendante/ elle a beau être dysfonctionnelle, j'aime ma famille/ les pets à répetition sont un moyen de torture/ travailler c'est pas une vie ou mieux dit " la vie ne doit jamais être l'annexe du travail"/ Je fume beaucoup trop/ j'ai pris le métro/ j'aime vous prendre en photo/ j'engueule les gens pour des chodzdses et après je fais pire (cf. la voiture)/ ne jamais dire à son patron lorsque tu fais le ménage "laisse ça par terre, j'aime bien aspirer de gros trucs avec mon aspirateur" s'il tient un club échangiste/ la forme du couple me donne des allérgies/ ma vie tourne autour de celles des autres/" Je suis devenue une femme"/ mes amitiés de lycée seront toujours mes plus gros coups de coeurs/ l'été c'est pas forcemment quand il fait beau.

vendredi 12 septembre 2008

[The perfect lie] The Engline Room

Est-ce qu'il n'y a que moi que ça fait mourir de rire de voir que Koh-Lanta est sponsorisé par Fruitella LIGHT?

mercredi 27 août 2008

" David L. went from being to in a relationship"
mauvaise surprise de Facebook le matin, c'e'st fou d'apprendre ce genre de chose avant que les gens te le dise.... :(
Pas contente.

jeudi 21 août 2008

[Lady carny bird] Camille


Je cherche un titre pour cet article et je n'arrive pas à trouver une chanson qu'on aimait écouter ensemble.
J'ai " You're always trying to keep it real and I'm in love with how you feel" qui fait échos dans ma tête me ramenant à ce jour de soleil de l'été dernier -juillet bleu- où David à la guitare me chantait cette chanson dans son jardin.
Je me rappelle de la colère qui m'habitait l'été dernier, de ce besoin de tout vivre sans réflechir en tentant d'oublier, besoin de me sentir au plus près de la mort, du risque, pour me savoir en vie, pour me constater en vie. Et j'ai continuer comme ça toute l'année.
Et j'arrive cet été, il n'y a plus cette colère ni cette fureur, il y a juste la tranquille tristesse avec laquelle je me réveille, ces larmes qui coulent au milieu d'un livre, parce qu'un mot me la rappelle, un mot et je ne me souviens plus des chansons que l'on aimait ensemble.
Ca m'a fait bizarre de voir ces mots sur le blog de Cha, un an après, ils ne voudront plus jamais dire exactement la même chose, ils ne m'appartiennent plus.
C'est l'histoire de la mort et du temps, les souvenirs s'éloignent de toi et finissent par ne plus t'appartenir, ils disparaissent ou alors ils deviennent ceux de quelqu'un d'autre.

jeudi 14 août 2008

mercredi 13 août 2008

[20000007] TTC feat Modeselektor

L'île de Ré, à 8h du mat après une nuit blanche, sur la plage, lorsqu'il pleut et qu'on se trempe, avec un cal et des bouchons de vodka, avant un dernier verre à D'ici et d'ailleurs, c'est vrai que ça a quelque chose de magique.

jeudi 7 août 2008

vingt-cinquième seconde chanson

"Ch-ch-ch-ch-changes/(turn and face the strain)/Ch-ch-changes/Dont want to be a richer man/Ch-ch-ch-ch-changes/(turn and face the strain)/Ch-ch-changes/Just gonna have to be a different man/Time may change me/ But I cant trace time"
Changes David Bowie

[Ashes to ashes] David Bowie

Il y a un club, le club 15.
Au premier abord il peut sembler que les gens qui y viennent ne sont là que pour une seule chose et il s'avère que c'est vrai, mais pas forcement pour ce qu'on croit.
Après les préjugés passés de leur envies compulsives d'expériences sexuelles à 2, 3, 4 voir plus, on - je- vois enfin à quel point ils sont seuls et essaie juste de faire face.
Il y a ce client qui vient tous les jours, qui me dragouillait de temps en temps avant de savoir mon âge, qui n'a juste pas réussi à renaître des cendres d'une histoire d'amour raté à 14 ans.
Un autre qui n'a pas réussi à trouver quelqu'un après son divorce, tous ces autres qui n'ont retrouvé personnes après leur divorces.
Et il y a ces jeunes bulgaro-turques qui parlent à peine français, pas assez pour rencontrer quelqu'un, mais qui sont assez sexy pour ne pas avoir de problèmes au club 15.
Au final dans ce club il y a beaucoup de cendres qui se sentent seules et de coeurs qu'on tente désespérément de recoller.

vendredi 25 juillet 2008

[Wonderwall] Oasis

L'huître,
la perle
et La petite fille qui avait perdue son nombril.


Il était une fois une petite fille vivant dans une contrée éloignée. Elle n'était ni princesse, ni pauvrette, elle était même plutôt normal, un peu elle-même parfois, histoire d'être originale.
Cette petite fille perdit un jour son nombril, de manière soudaine, inattendue et inexplicable. Ce n'est pas l'âge où l'on perd son nombril d'habitude.
Dés lors la petite fille vécut avec ce manque discret, douleur intérieure, essayant de le cacher le mieux possible au reste du monde.
En effet la petite fille ne se mettait jamais en maillot de bain deux pièces, ne portait jamais de vêtements qui puisse découvrir son ventre.
On l'a pensait pudique, elle avait un secret.
Un jour, qui ressemblait à tous les autres sans toutefois en faire partie, elle trouva par hasard ou par curiosité, une huître.
La petite fille qui avait perdue son nombril était toute seule.
L'idée lui était venue une nuit, qu'au contact de l'eau le maillot collerait à sa peau et l'absente apparaîtrait. Elle n'osa plus se baigner avec les autres enfants qui ont encore un nombril.

Cette huître qu'elle avait trouvé n'était pas facile, elle ressemblait à toutes les autres huîtres qu'elle avait vu avant, mais comme toutes les choses qui sont trop semblables, elle était différente.
Elle était comme fermée à double tour, difficile à ouvrir, son allure était séduisante mais sans particularisme. Elle était somme toutes trop comme toutes les huîtres pour ne pas êtres exceptionnelle, c'est ce que se dit la petite fille qui n'avait plus de nombril.
Elle se prit d'affection pour cette huître qui ne voulait pas s'ouvrir.
Elle mettait tant d'effort pour que sa carapace soit assez, que l'on ne soit pas tenter de voir à l'intérieur et tant de résistance à s'ouvrir, que la petite fille se persuada que l'huître devait contenir une perle magique, belle et libre comme celles qui nous font rêver avant d'être emprisonnées au cou des femmes, qu'elles finissent par étrangler.
Ce n'était pas une huître qui se contentait d'être à l'intérieur cette substance gluante qu'on avale à peine ouverte et tuée; puis qu'on oublie.
Elle se mit à croire en cette perle comme on commence à croire en Dieu, sans certitude mais avec conviction. Elle chercha par tous les moyens à ouvrir l'huître, mais sa coquille résistait, et d'autant plus semblait-il qu'elle essayait.
Elle lui parla, ne lui parla plus, essaya d'être son amie, dormie avec elle, tentant de comprendre sa vie, elle y passa du temps, beaucoup d'heures et certaines0 de ces nuits.
Au fur et à mesure son attachement grandissait, mais la déception était plus profonde face à l'échec.
Plus profondes aussi les plaies que l'huître lui infligeait au main, mais c'était u
ne petite fille qui ne voulait plus rien perdre, elle avait déjà perdue son nombril alors elle n'abandonna pas.
Elle persista longtemps, cherchant des stratagèmes, trouvant toujours plus d'explications au fait que l'huître ne veuille pas s'ouvrir alors qu'elle était si gentille avec elle.
A force de tenter ses doigts s'étaient abîmés et les pansements mis avec soin par sa maman ne faisait pus d'effet le temps passant.
La petite fille qui avait perdue son nombril se rendait compte qu'elle souffrait pour une huître qui n'était finalement peut-être qu'une huître et qui ne semblait en aucun cas être touchée par la petite fille.
Cependant parfois, à force d'insistance, l'huître s'entrouvrait et il lui semblait alors percevoir cette petite perle en laquelle elle avait cru dés le premier jour, mais alors des jours et des jours passaient et elle comprenait que ce n'était peut-être qu'un reflet ou une illusion.
Elle se dit que l'huître avait dû voir que cette petite fille n'avait plus de nombril, qu'elle ne voulait pas s'ouvrir pour une petite fille avec un handicap, aussi minime soit-il.
Elle n'était en somme pas assez bien pour l'huître se dit-elle.
Un jour, alors qu'elle persistait malgré la souffrance, l'huître se referma tellement fort
qu'elle cru perdre sa main.
Elle décida que le pari qu'elle avait fait était trop risquer, elle ne pouvait pas parier que l'huître avait une perle comme l'on parie que Dieu existe, il n'y a qu'un seul Dieu et il y avait beaucoup d'huîtres.
Et peut-être l'huître était-elle réellement méchante et sans rien d'extraordinaire.
La petite fille qui avait perdue son nombril abandonna l'huître à sa carapace et disparut de sa vie.
Elle ne l'oublia cependant jamais et se demanda fréquemment la nuit, se réveillant d'un rêve où elle avait encore son nombril, pourquoi elle s'était attaché à l'huître alors que toutes ses amies petites filles, qui avaient encore un nombril, avaient préférées les perles.

Et puis un jour, qui ressemblait à tous les autres sans pour autant en faire partie, l'huître réapparut, tapant à sa fenêtre comme frappant à son coeur.
Elle était ouverte et il n'y avait pas de raison.
Et il y avait bien une perle à l'intérieur et c'était la perle la plus belle que la petite fille qui n'avait plus de nombril avait jamais vu. Elle était sublime, pas comme Ava Gardner en noir et blanc, ce n'est pas qu'elle était parfaite, mais elle étincelait de manière discrète, pure, timide, inquiète à la façon d'une petite étoile. Elle était une chanson, une berceuse chanté par une maman à voix basse lorsqu'elle semble livrer un secret.
Elle était un chuchotement de mots tendres.
La perle était magique pour la petite fille qui ne cessait de caressait les milles creux qui la rendait si belle à ses yeux.
La petite fille n'eut jamais d'explication à cette ouverture soudaine mais le conteur qui vous narre l'histoire se livre à une hypothèse.
Peut-être l'huître avait-elle compris que la petite file ne voulait pas avoir la perle, l'exhiber, l'exploiter et la dénaturer mais seulement apprendre à l'aimer pour ce qu'elle était au-delà de l'apparente perfection de son huître.
Peut-être avait-elle au final compris que la petite fille s'était retrouvé dans son secret parce qu'elle avait aussi ce trop plein d'absence.
La petite fille avait quoi qu'il en soit fini par comprendre que l'huître ne cachait pas sa perle par fierté et prétention, elle était juste appeurée que le reste des huîtres pleine de leurs perles parfaites et normées, pleines de de leurs intérieurs gluant à déguster ne la découvre elle, perdue face à sa surprise d'exister, aiguisée par la vie, inquiéte tout comme cette petite fille qu'elle était se tenait à l'écart des autres enfants de peur d'être découverte.
L'huître, la perle et la petite fille qui avait perdue son nombril se comprirent et tout fut plus simple et beau à partir de ce jour.

Mais ceci est une fin de conte de fée et il reste à savoir si les histoires ont de nombreux points communs avec la réalité ou si elles résident réellement dans ce pays fort fort lointain, trop éloignée de ce monde où toutes les huîtres restent des huîtres.


mardi 22 juillet 2008

" Aucune femme n'est frigide, 
les hommes qui le disent sont des mauvaises langues"

Sacha Guitry, cité par un client qui avait le sens de l'à propos

dimanche 13 juillet 2008

[Heartbeat] José Gonzàles

Il y a un club, le club 15.
Les conversations au bar y ressemble à celle d'un club de sport ou d'une piscine d'un hôtel trois étoiles, lorsqu'on prend les peignoires, enlevant les ceintures, "merci, au revoir, bonne soirée!".
Il y a une fille de 20 ans, il y a moi.
J'écoute beaucoup de gens parler, dire des choses que je ne pense pas, dire des choses que je ne pense en tous cas pas comme ça.
Et je me rend compte à quel point, récapitulant mon blog, il y a eu une époque où j'essayais de tout penser de manière exhaustive, maladroite, agitée comme la première branlette d'un mec je suppose, lorsqu'on découvre les multiples facettes de plaisir de notre corps, vite, tout savoir, maintenant.
Et puis il y a cette fille de 20 ans, il y a moi.
Cette fille que j'en ai marre de ne plus reconnaître, cette fille que j'ai assez de ne faire qu'apercevoir, par accident.
Je refuse d'exister uniquement par accident.
Marre de n'être pas satisfaite du monde qui m'entoure, des relations humaines pas assez humaines que je vis.

mercredi 9 juillet 2008

-je dis aime- M

hier j'ai fait comme si de rien n'était, "the show must go on"?
reste à savoir si le monde est un théâtre.

vendredi 4 juillet 2008

Viva La vida / Coldplay

est-ce que je suis la seule à detester Gwyneth Paltrow en regardant Violet Hill?

-Love in the club- Usher


en travaillant au Club 15 je m'aperçois de manière un peu ingénue que le corps ne peut et ne doit nullement être un prétexte au sexe, et que la relation sexuelle ne doit être que l'aboutissement d'une rencontre et non la raison de celle-ci.

-Boys don't cry- The Cure

Je commence à croire que les gens qui pleurent le moins sont réellement les plus tristes.
La tristesse est devenue ambiante, constante, non exprimable.

vendredi 27 juin 2008

-Krank dat souljaboy- Souljaboy

Dans ma recherche active pour donner une consistante réponse à la vie, ces derniers jours m'ont donnée quelques pistes:
La vie ça doit pas être loin d'une idée géniale qui germe dans un parc
ou alors c'est plus le OwwWw de Souljaboy
en tous cas ça doit se situer quelque part entre tous ça et le miroir d'eau.

"Do you know what dirty south really is?"

mardi 24 juin 2008

TA BOISSON ALCOOLISEE PREFEREE: Malibu Coca (((et oui Cha a déjà bu dans sa vie…)))

Aaaah le réjouissant plaisir des archives!

[All the young dudes] Mott the Hooples


J'ai vu ce film à sa sortie en salle, et deux fois depuis que je l'ai, jpense que je pourrais encore le regarder 40 fois, c'est un film dont on peut connaitre tout les dialogues par coeur:
" Juno, she was really beautiful and really mean. Like Diana Ross."
Je sais que ça fait "film d'une géneration", faux cinéma indépendant etc. c'est définitivement pas "à bout de souffle" mais regarder Juno, c'est comme commander un smoothie ou une attaque à l'arrosoir sur l'herbe quand il fait trop chaud, j'aime vraiment ce film, peut importe ce que ça prétend être et tout ce que ça n'est pas. Juno c'est mon amour de vacances et ma glace à l'eau.

"Juno - and also I think I'm in love with you
Bleeker - Like for friends?

Juno - Like for real. I mean you're the coolest guy I've ever met and like you don't even have to try.
Bleeker - I try really hard actually"

lundi 23 juin 2008

Je ne sais pas combien de personnes m'ont demandé aujourd'hui : alors quoi d'neuf?
Et à chaque fois j'ai eu envie de leur répondre "putain mais rien de neuf, juste ma vie naze de naze qui se comporte comme une naze, qui se lève comme une naze et se couche comme une naze et qui occupe ses journées de choses de nazes"
à la place je répondais, pleine de retenue et de savoir vivre, " rien de neuf, et toi?"
Parce que tout le monde n'a pas besoin de savoir que je mène une vie de naze, ou plutôt tout le monde le sait déjà.
Au fond, de plus, ma vie n'est pas si naze que ça.
Mais aujourd'hui est un jour-rien-ne-va.
Les jours rien-ne-va sont en apparence comme tous les autres jours :
tu te lève, tu fais pipi, tu te trouve affreux dans le miroir, brosse à dent ( jss trop con j'aurais dû déjeuner avant), déjeuner, ma mère : " Tu t'es brossé les dents?", les mails, feuilleter un bookin, musique, tourner en rond, msn...
Sauf que dans les jours rien-ne-va tout est pareil sauf que rien ne va.
Dans Dans Paris (C. Honoré) la petite soeur de Romain Duris avait ces jours de tristesses, j'ai les jours RNV, c'est moins classe, ça fait de suite plus jours j'ai-mes-règles-venez-pas-me-faire-chier mais ce n'est pas tout à fait les mêmes.
Donc tout m'agace, tout m'énerve, pire, je ne suis pas franchement enervée, juste irritée, cet enervement qui ne veut pas sortir, j'ai envie de ne rien faire, même pas de regarder un film, rien ne me plait, rien ne me satisfait, je ne suis pas triste, je suis amorphe...et irritée.
Je sais pas si j'ai faim ou pas, j'ai trop chaud mais pas vraiment non plus, jsuis fatiguée mais j'ai envie de faire la fête... mais en même temps je n'ai pas envie de sortir.
Alors, non, rien de neuf et le prochain qui me pose la question je lui broie les couilles!
Désolé c'est un jour RNV.

[strawberry fields forever] the beatles


Thomas dit :
c comme dire je mange pas de fraises parce que j'aime pas le rouge, tu vois bien que ca n'a rien avoir
°Lo° -FUCK IT- Chris dit :
c comme dire j'aime pas la glace à la fraise parce que j'aime pas les fraises
°Lo° -FUCK IT- Chris dit :
ce qui n'est pas la mm chose
Thomas dit :
la tu prends des exemples qui sortent completement du contexte ou on était
°Lo° -FUCK IT- Chris dit :
les fraises c le rap, la glace c ce qu'on en fait
Thomas dit :
non ^^

jeudi 19 juin 2008

[Venus] Air


L'art c'est une femme nue sur laquelle on ne peut pas se branler

[When the ship comes in] Bob Dylan

J'ai regardé un documentaire sur Arte pour la semaine des "civil rights" sur Martin Luther King.

BAM! et pas Bam! comme "Bam! la paire de Taylor" mais BAM! comme BAM! il est mort.

4avril1968, seule date que je me rappelle de tout mon programme d'histoire de terminale.

4avril1968.

Vous l'avez entendu faire un discours? Parce que c'est ça la Politique, c'est en ses mots que je me reconnais, c'est ce qu'il dit en quoi je crois, et plus important et plus fort encore, je crois qu'il y croit, je crois qu'il se bat vraiment, pas qu'il cherche le pouvoir, désir trop souvent concommittant de la politique à bas échelle, mais qu'il cherche ce qui est juste, sans que ce soit guindé, juste parce que c'est vrai.

ET ce en quoi je refuse de croire c'est en la théorie selon laquelle il était plus facile de s'engager à l'époque, car la frontière bien/mal était alors plus claire, il est aussi clair que le libéralisme économique appliqué aujourd'hui doit être combattu qu'il était clair que le racisme était injuste à l'époque.
Il est aussi clair que l'écologie ne peut exister que si elle est conçue dans une logique de partage équitable des richesses qu'il était alors clair que la ségrégation était intolérable, aussi clair aujourd'hui que la politique d'immigration mise en œuvre en ce moment dans notre pays ne cesse d'abaisser la condition humaine, but que nous n'arriverons jamais à atteindre ainsi, qu'il était clair en 1967 que la pauvreté ne pouvait être toléré dans un pays riche.
Il est toujours aussi clair aujourd'hui que cette pauvreté et que toutes les pauvretés sont intolérables.
L'engagement n'est difficile que parce que nous sommes trop à l'aise, trop bien installé, que nous n'avons que très peu à gagner et beaucoup plus à perdre, mais il est là le risque, et, je pense, c'est ce risque que nous devons prendre. Celui d'avoir tout tenter.


"I refuse to accept the idea that man is mere flotsam and jetsom in the river of life unable to influence the unfolding events which surround him. I refuse to accept the view that mankind is so tragically bound to the starless midnight of racism and war that the bright daybreak of peace and brotherhood can never become a reality.
I refuse to accept the cynical notion that nation after nation must spiral down a militaristic stairway into the hell of thermonuclear destruction. I believe that unarmed truth and unconditional love will have the final word in reality. This is why right temporarily defeated is stronger than evil triumphant.
I believe that even amid today's motor bursts and whining bullets, there is still hope for a brighter tomorrow. I believe that wounded justice, lying prostrate on the blood-flowing streets of our nations, can be lifted from this dust of shame to reign supreme among the children of men.
I have the audacity to believe that peoples everywhere can have three meals a day for their bodies, education and culture for their minds, and dignity, equality and freedom for their spirits. I believe that what self-centered men have torn down, men other-centered can build up. I still believe that one day mankind will bow before the altars of God and be crowned triumphant over war and bloodshed, and nonviolent redemptive goodwill will proclaim the rule of the land."

mercredi 18 juin 2008

[Le baiser] Alain Souchon


Le record du monde du plus long baiser est de plus de 31 heures, retenue par deux bavarois.
En vrai on s'en fout mais mis en perspective avec la durée moyenne de mes relations cette année, c'est affligeant.

mardi 17 juin 2008

[Votre fille a vingt ans] Moustaki

Je me demande:
"Est-ce que, parce que je vis avec 6 chats, je suis une vieille fille?"

MIAOU!

lundi 16 juin 2008

[Redemption song] Bob Marley

J'ai aimé dans la Couite Week, le principe, idée géniale qui germe par temps de déprime.
Le challenge d'endurance, que mon corps ai tenu le choc, ne plus exactement faire la différence entre Mercredi, jeudi et vendredi, la spontanéité,le miroir d'eau, qu'on remette ça l'an prochain.

J'ai moins aimé les lendemains nauséeux, les disputes inutiles, la déception, ne pas avoir été opérationnelle les trois jours qui ont suivis, crise de narcophilie prononcée, le Kosovo dans mon appart.

J'ai adoré le mardi soir, la fontaine place de la Bourse, Jacques Martin et tout le reste, que Cha en fasse partie, les rencontres improbables ( Steven and Co.), le panneaux " piétons prenez l'autre trottoir".

dimanche 15 juin 2008

[Security] Otis Redding

Est-ce que ça vous l'a déjà fait d'écouter un album et de vous dire à chaque chanson " celle là c'est ma chanson préférée" et d'y croire sincèrement, jusqu'à entendre la suivante où vous vous dites " non, c'est celle là ma chanson préférée"et ainsi de suite de la première à la dernière chanson de l'album?
Si oui alors vous savez ce que je ressens quand j'écoute Otis Redding.

[you can't stand me now] The Libertines

J'ai l'impression qu'à avoir voulu avec tant de force être une personne autre, je n'arrive plus à savoir qui je suis.
Un truc de fou. J'étais bourrée, un soir la semaine dernière, et je me suis vu dans un miroir, et il m'a fallu du temps pour faire le lien entre la personne dans le miroir et moi, me dire que cette image perçue et la personne qui la percevait était une même personne.
J'ai tellement pris de soin à maquiller la personne que je suis spontanément, à lui donner d'autre réactions, d'autre expressions et d'autres goûts, que je trouvais au final plus cool, plus en adéquation avec la personne que je voulais être qu'au final je ne sais plus discerner entre la personne que je joue à être et la personne que je suis réellement.
Sans public pour me regarder je ne sais plus qui je suis.
Comme cette pute de Cendrillon, le lendemain de son bal, qui ne sait plus bien si elle est cette princesse qu'elle a jouer à être devant tout le monde ou cette souillon qui n'intéresse personne et pour cause et dont elle n'accepte pas la destinée, tragique et pourtant inintéressante; pauvre fille qui a pour presque seul ami une souris un peu grosse accoutrée du prénom ridicule de GusGus.

[Midnight dreamer] Journey

J'ai rêvé d'elle, et puis je me suis réveillée.

-SAME SHIT, DIFFERENT DAYS-

dimanche 8 juin 2008

"

Y'a plus de filet of fish : c'est la loose!"
Intempéries
Temps pourris
Fais chier
On devrait être en Eté
(Bientôt)

vendredi 6 juin 2008

A la fin de COUITE WEEK il faut dormir.

jeudi 5 juin 2008

vendredi 30 mai 2008

[Piece of me] Britney Spears

13h31 chez JD, Aline JD et Moi-même n'avons pas d'vies

[Terrible Angels] Cocorosie


"Alors ce ravalement de l’homme à la bête, contre lequel fulminaient les Pères de l’Eglise, devient ici le défi des bêtes à la “poignance des choses”, à une mélancolie dont je peux vous donner la couleur en vous copiant ces lignes de Samura Koichi : Qui a dit que le temps vient à bout de toutes les blessures ? Il vaudrait mieux dire que le temps vient à bout de tout, sauf des blessures. Avec le temps, la plaie de la séparation perd ses bord réels. Avec le temps, le corps désiré ne sera bientôt plus, et si le corps désirant a déjà cessé d’être pour l’autre, ce qui demeure, c’est une plaie sans corps.» Chris Marker

Le temps ne vient pas à bout des blessures. Le temps passe et les jours s'enchaînent, l'évidence qu'elle ne reviendra pas s'impose.
Elle n'est plus, je ne m'habitue pas à la douleur, pas au manque. Le manque s'élargit, les illusions s'effacent, elle n'est pas en voyage.
Ce n'est pas un manque partiel, il manque son être-dans-le-monde,il me manque sa totalité dans laquelle je pouvais me réfugier, ce sans quoi visiblement il m'est de plus en plus dur de respirer sans avoir l'impression d'étouffer.
A l'instar de lorsqu'il fait trop chaud ou trop froid et qu'aucun de ces climats n'est adapté à votre métabolisme,
sans Camille, ma vie n'est pas adaptée à la vie.
Et je peux être heureuse, mais ce n'est pas le bonheur, rire mais ça n'a plus de rapport à la joie.
Je me contente d'être là et de tenter d'en faire quelque chose.
Le temps ne vient pas à bout des blessures.
Avec le temps les souvenirs s'en vont, les petits, ceux qu'on pensaient
ne pas oublier, ceux qui étaient tellement part de la vie qu'ils y semblaient gravés, pas seulement les odeurs, mais les bruits, les fragments de cris, le rire, la façon de marcher ou de fumer-maniére qu'elle avait d'être là- ces souvenirs s'échappent tel une deuxième mort.


Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne,
Faire taire les pianos et les roulements de tambour
Sortir le cercueil avant la fin du jour.
Que les avions qui hurlent au dehors

Dessinent ces trois mots Il Est Mort,
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices
Ganter de noir les mains des agents de police

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort.
Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye

Démonter la lune et le soleil
Vider l'océan, arracher les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

W.H. Auden


voir 4 mariages et un enterrement.

dimanche 25 mai 2008

[Music is my hot, hot sex] CSS

Grâce à Facebook je sais maintenant que je suis hautement compatible sexuellement avec beaucoup de mes amis. Et bizarrement je trouve ça cool.

vendredi 23 mai 2008

jeudi 22 mai 2008

[Get up, I feel like being a sex machine] James Brown


J'pense que j'aime bien laisser croire que je suis une sorte de Samantha, version Junior, parce qu'au fond je souhaiterais pouvoir l'être. ET je sais que cette année,l'année dernière, celle d'avant et celle encore d'avant peut-être ont pu le laisser croire, mais je sais aussi qu'à la fin ni vous ni moi ne sommes dupes.
Je ne suis pas Samantha Jones, ok, je sais que vous saviez que je n'étais pas elle; ce que je veux dire c'est que je ne suis pas comme Samantha Jones, je suis fragile et vulnérable ce qui peut se traduire chez moi comme agressive et susceptible. Je veux dire, qu'on ne s'y trompe pas je veux toujours croire aux FWB (ta gueule JP) mais j'ai aussi compris qu'à coucher avec les gens ils ne t'en aiment pas plus, ils te respectent juste moins. Je m'offre comme un corps, on me considère comme un corps, au fond l'équation se justifie. Le problème c'est que je ne suis pas que ce putain de corps, que j'ai du mal avec ce putain de corps, et que je veux être aimée, malgré ce corps.
Je veux être aimée, pas cet été, pas maintenant, ça on s'en fout, mais est-ce qu'une personne est capable de se dire "Lo? ouais potentiellement aimable", il me semble que non, et je ne crois pas que l'amour puisse sauver ma vie, je sais que ma vie chaotique, quelque part, je la cherche et que rien d'autre ne me conviendrait, mais je crois que je commence à fatiguer...et que je veux être aimée.

"Isn't she lovely?/Isn't she wonderful?/Isn't she precious?/Less than one minute old/I never through love we'd be/Making one as lovely as she/But isn't she lovely made from love"
Stevie Wonder -Isn't she lovely?.

P.S: non JD je ne suis pas déprimée!

lundi 19 mai 2008

[Technologic] Daft Punk



Lo a un nouveau portable le 21 mai

[Hallelujah] Jeff Buckley


Hallelujah, définitivement la chanson qui symbolise la tristesse. Pas comme " putain cette chanson est trop triste, écoute les paroles" cette chanson est la tristesse.
Je veux dire quand vous êtes triste, que vous vous remémorez des souvenirs joyeux qui ne reviendront plus, quelle chanson est votre putain bande originale?
Quelle chanson ne peut pas se détacher, pour vous, de ce sentiment que vous serez seul(e) pour toujours, que jamais, jamais vous ne cesserez d'être cette déprimée chronique, comme on ne cesse jamais d'être diabétique ou asthmatique?
Hallelujah, la version de Buckley, c'est la chanson non pas qui rend triste, mais celle qui rend la tristesse plus vraie, pas juste une douleur quelque part de manière indécise en vous, mais là, bien réelle, comme si vous pouviez la toucher ou au moins la chanter...

"Well, maybe there's a God above/But all I've ever learned from love/Was how to shoot somebody who outdrew you/It's not a cry that you hear at night/It's not somebody who's seen the light/It's a cold and it's a broken hallelujah..."

It's just like the superdome...

dimanche 18 mai 2008

[Free] Cat Power


Lo° -FUCK IT- Chris dit :
moi je suis épuisée de ne pas plaire

°Lo° -FUCK IT- Chris dit :
j'ai décidé de ne plus essayer

samedi 17 mai 2008

[Shiny happy people] R.E.M.


Je pensais, sous la douche, au livre que Lucas ( les frères Scott) est censé avoir écrit, celui où il parle de ses amis, et je me suis imaginé écrire un livre sur vous, et c'était juste tellement vrai.
Je veux dire je pourrais écrire sur chacun de vous, sur toutes les petites manies que je vous connais et qui ne tiennent pas dans un tests composé par vos soins sur Facebook. Il n'y a rien que je connaisse mieux ou du moins que j'essaie de connaitre avec autant d'assiduité et tant de choses font que vous mériteriez d'être dans un livre.
C'est vrai, n'est-ce pas fou que j'aime autant de personnes si différentes, que je les aimes chacune de manière différente et que pourtant à chaque fois que je pense à l'une de ses personnes formant la partition de ma vie j'ai ce même sourire.
Je vous dirais dans ce livre à quel point tout ce que vous êtes est important, à quel point vous y arrivez bien et à quel point la façon dont vous y arrivez est fantastique, je décrirais quelle personne extraordinaire vous faites, dans votre incertitude à chaque pas, parce que vous savez rire fort, parce que vous vous cacher et que vous avez peur, j'expliquerais que quand vous êtes là c'est -d'une manière ou d'une autre- beau, que j'ai aimé toutes ces années, ces mois passés avec vous, que je les ai aimés de manière passionelle avec les orages, les pluies mais avec vous, même si parfois c'était contre vous.
Je vous dirais que vous êtes magiques, uniques et beaux, toutes ces banalités qu'on ose jamais dire parce que ce n'est pas le bon moment, mais ce serait le bon moment parce qu'il faut que vous le sachiez.
Que vous sachiez que vous avez du talent, qu'il n'y a pas un seul de mes amis chez qui je ne vois pas la force d'accomplir ce qu'il désire et surtout l'originalité et l'audace de le faire, qu'il n'y a pas un seul de mes amis en qui je ne crois pas plus qu'en moi, qu'il n'y a pas un seul de mes amis dont je ne sois admirative.
Mais je ne vais pas écrire ce livre parce que je ne suis pas écrivain mais j'ai un blog alors je tente et je résume.

[Hometown glory] Adele



Laurence apprend à être une femme ( c'est à dire marche avec des talons) et a trouvé sa tenue pour la soirée Bling-Bling.
L'ancienne version de Lo est de retour mais Lo nouvelle version fait son possible pour renvoyer cette version démodée d'elle-même dans son placard intérieur.
Lo vous tiens au courant de l'évolution des évenements.
-XoXo-
P.S : Lo vous aime <3 <3

dimanche 4 mai 2008

-Karma Police- Radiohead

j'ai été la tente Quechua de Kermit, SA MERE LA *UTE !!

jeudi 1 mai 2008

[Dream, a little dream of me] Ella Fitzgerald


Expérience :
- Fermez les yeux
- Rêvez
- Ouvrez les yeux
- Laissez le temps à votre rêve de se réaliser.

mardi 29 avril 2008

[a hundred years] Tracy Chapman

J'ai 20 ans, je sais pas, un cap? quelque chose de nouveau? tout change?
J'ai essayé précautionneusement d'éviter le sujet parce qu'au fond tout est toujours comme ça a toujours été.
Je ne suis rien de plus que ce que j'étais le 22 avril au soir, un peu plus vieille, mais juste comme d'un jour à l'autre, d'une heure vers une autre.
ET pourtant ces 20 ans devraient être comme mon nouvel an à moi, pleine de mes résolutions, lavées de tous les mauvais souvenirs et des mauvaises décisions de l'année précédente. Mais comment pourrais-je être nouvelle dans un monde vieux, comment passer une nouvelle année sans ceux qui n'auront jamais vingt ans, je ne sais pas comment on à 20 ans, il n'y a pas de cérémonie comme dans Sans Soleil, pas de guide, on fait comment déjà pour grandir?
C'est par où la sortie de l'adolescence? il est où le cachet pro-responsabilité? C'est quoi ce nouveau bookin qui m'explique comment être l'adulte qu'on veut que je sois?
Il semble que dans mes 20 ans il n'y ait pas assez de groseilles et un peu trop de stress, parce que ce cap n'existe pas et pourtant il est là, c'est pas comme si j'avais peur, c'est les autres qui semblent flippé " alors 20 ans ça fait quoi?" , mais il semble que quelque chose doive se passer.

Est-ce que 20 ans serait une maladie dont on ne m'aurait pas parlée? Celle qui te transforme en la personne bizarre qui rigole pour des blagues douteuse et qui ressemble un peu à tes parents?
20 ans c'est la fenêtre vers le ventre flasque, les chaussures avec des faux talons, les pulls passés et les sorties d'écoles?
Est-ce que 20 ans serait la porte d'entrée vers la non-vie? Celle juste après la rampe de lancement, celle dans le vide de l'air, où plus rien ne se passe si ce n'est quelques rares turbulences?
En tous cas je sais ce qui est flagrant dans 20 ans, c'est écouter une chanson et avoir les larmes aux yeux parce que ce qu'elle représente vous manque

Est-ce que, après 20 ans on donne moins d'importance aux sms qu'on ne reçoit pas, ou ceux-ci deviennent-ils juste plus conséquent?
20 ans est-ce que c'est avoir plus de réponses à mes stupides questions?
C'est quoi à la fin avoir 20 ans? à part 19+1 je veux dire?

=>"Si c’est aimer que d’aimer sans illusion,
on peux dire que je l’ai aimée. Elle m’exaspérait souvent, je ne partageais pas son utopie qui était d’unir dans la même lutte ceux qui se révoltent contre la misère et ceux qui se révoltent contre la richesse, mais elle poussait le cri primordial que des voix mieux ajustées ne savaient plus, ou n’osaient plus, crier... J’ai retrouvé là des paysans qui s’étaient découverts dans la lutte. Elle avait échoué dans le concret. En même temps, tout ce qu’ils avaient gagné en ouverture sur le monde, en connaissance d’eux-mêmes, rien d’autre que la lutte n’aurait pu le leur apporter.
Chez les étudiants, il y a ceux qui ont fini par se massacrer entre eux dans les montagnes
au nom de la pureté révolutionnaire, et ceux qui avaient si bien étudié le capitalisme pour le combattre qu’ils lui donnent aujourd’hui ses meilleurs cadres. Le Mouvement a eu comme partout ses histrions et ses arrivistes - y compris, car il y en a, des arrivistes du martyre - mais il a emporté tous ceux qui disaient avec le Che Guevara qu’ils “tremblaient d’indignation chaque fois qu’une injustice se commet dans le monde”. Ils voulaient donner un sens politique à leur générosité, et leur générosité aura eu la vie plus longue que leur politique. Voilà pourquoi je ne laisserai jamais dire que vingt ans n’est pas le plus bel âge de la vie. La jeunesse qui se rassemble tous les week-ends à Shinjuku sait d’évidence qu’elle n’est
pas sur une rampe de lancement pour la vraie vie, qu’elle-même est une vie, à consommer tout de suite comme les groseilles."
Chris Marker -Sans Soleil-

dimanche 27 avril 2008

[Don't look back in anger] Oasis

On ne tire de leçons de rien, on ne fait que répéter incessamment les mêmes choses en espérant seulement qu'elles ne donneront pas le même résultats.
ET hélas immanquablement le résultat reste le même.

mercredi 23 avril 2008

[no surprises] Radiohead


"Le taureau se distingue par sa taille plutôt courte et son corps d'aspect généralement trapu qui donne une impression de résistance. son visage, animé par de jolis yeux foncés, repose confortablement sur un cou robuste et massif couronné de cheveux ondulés de même teinte."

[Daft funk] Daft Punk


"Pour reconnaitre le poisson vous n'avez qu'à remarquer sa taille petite et corpulente, son corps flasque et chacun donnant l'impression de manquer de forces récupératrices. Son teint est généralement pâle, son teint manque de vivacité et est animé d'yeux bleux humides sortant parfois de l'orbite et baignant dans un voile larmoyant"

dimanche 20 avril 2008

SPOON

C'EST QUOI, A TOI, TON MOT PREFEREE EN ANGLAIS?

samedi 19 avril 2008

[they can't take that away from me] Ella fitzgerald Louis Armstrong

I'm so the fucking " do you believe in Jesus christ?" girl .

Voir petites confidences à ma psy pour comprendre
Samedi 19 avril.

[I'm black and I'm proud] James Brown


C'est bizarre que ces gens-là meurt, même eux.
Je comprends aujourd'hui par l'expérience chemins qui ne mènent nulle part d'Heidegger.
Impression qu'il était un des piliers soutenant le monde, et qu'une partie de ce monde s'est effondré avec lui, plus jamais sa façon de percevoir, d'interpréter, d'habiter le monde, plus jamais cette vision unique, cette nouvelle façon d'ouvrir sur le monde, de faire signe, de faire sens et de lui donner la chance d'être ce qu'il n'était pas avant qu'Aimé Césaire existe. Et si un interstice reste, il semble que la porte soit fermée. La mort.


"Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je
dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies,
humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'oeil des mots
en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir
et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec
dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à
la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes"
Cahiers d'un retour au pays natal

dimanche 13 avril 2008

[I want you] Bob Dylan


Tu sais quoi?
J'en ai marre d'essayer d'être plus que moi-même, d'être autrement, d'être mieux.
Mieux que moi ça n'existe pas, pas parce que je suis la meilleure personne au monde mais parce que je suis la seule façon d'être qui je suis, il ne peut y avoir de meilleur modèle de moi sans que je sois autre.
Je ne suis pas pure, ça ne veut pas dire que je suis sale mais plus que je suis complexe, composée de toutes les choses de ma vie, égocentrique voir égotique mais -simple et ordinaire- et je l'accepte parce que finalement ce n'est pas forcemment un défaut, ordinaire ça me va, ordinaire c'est assez, ordinaire c'est déjà beaucoup car je pense nous sommes finalement très peu.
Et je sais que cette profession de foi ne changera rien, que je serais toujours, malgré tout, tendu vers quelqu'un d'autre que j'admire, que je souhaiterais être plus que moi, plus que ce reflet quotidien que je ne sais si je supporte de plus en plus ou de moins en moins, plus que cette personne qui ne fait bouger aucune ligne et pour qui on ne bougerai aucune montagne, personne que je suis là, écrivant banalement sur son blog en écoutant de la musique sur Deezer, faire autre chose avec moi, comme une autre formule avec les mêmes composants, mais cette prochaine personne que je serais m'insupporterais autant que celle que je suis aujourd'hui finalement.
Je pense qu'à la vérité ce n'est pas la personne que je suis qui m'insupporte mais la façon dont moi-même me perçoit, c'est la façon dont je me vois apparaître qui ne me convient pas et pas mon apparition même, mon problème c'est le rapport entre moi et moi-même et avec cet autre qui ne fait décidemment pas un bon médiateur.
Je me demande bien trop souvent ce que je vais faire avec moi, et il n'y a jamais la bonne réponse.

" And I wait for them to interrupt
Me drinkin' from my broken cup
And ask me to
Open up the gate for you.
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you."

samedi 12 avril 2008

[I wish you were here] Pink Floyd ( Alpha Blondy cover)

Le fait est que nous attendons tous Godot, peu importe ce qu'il est.
C'est une banalité à dire mais c'est effrayant, j'attends durant toute ma vie que celle-ci s'améliore en ne faisant rien d'autre que d'attendre que la clé de cette amélioration arrive, récompense même du fait de l'avoir attendu tant de temps.
Je tourne en rond.
On voit qu'il est passé trop de temps lorsqu'on ne différencie plus une année d'une autre.
Il est passé trop de temps à attendre.

samedi 29 mars 2008

[ A day in the life] The Beatles

Et les gens, et si on développait aujourd'hui les négatifs de nos vies?



"WHAT
DO
YOU
SEE
WHEN
YOU
TURN OFF
THE
LIGHT ?"
The Beatles

lundi 24 mars 2008

[Ma faute à toi] La rue kétanou


Ça t'es déjà arrivé à toi de te retrouver dans un tourbillon d'émotions, quand il se passe trop de choses en trop peu de temps, sans que tu ai eu le temps de digérer, que tu cours, à droite, à gauche, bourrée, pas bourrée, en concert , que tu retrouve quelqu'un, que tu te perds en chemin, des disputes, des ruptures? 3 semaines. Un peu court.
Ça t'es déjà arrivé les chansons que tu écoutes en boucle, les passages de films dont tu ne cesse de te rappeler, ce rapport obsessionnel à la vie, les souvenirs, surtout les bons, que les bons, les autres on les oublie, les autres on s'en fout?
Les promesses auquel on veut croire, les petits nuages desquels on ne veut pas redescendre, les "je fonce et on verra" ça t'arrives quelque fois?
Ça t'es déjà arrivé à toi les séries dans lesquelles tu essaies de déchiffrer ta vie, la non envie de lire, de te décevoir, de décevoir les gens autour de toi, avoir juste l'impression d'être une putain d'ado sous la pluie, trempée jusqu'aux os, qui attend que ça s'arrête?
Le smile à la con, les frissons, le pays imaginaire, les utopies, les billets de Garorock -enfin!- les bières au miroir d'eau, le chat qui pêche, l'insouciance, l'inconscience... De temps en temps?

J'éspère que oui, vraiment j'éspère, parce que j'aimerais tellement comprendre les gens que j'aime et que eux m'aiment parce qu'ils me comprennent et que ce soit aussi simple.

mardi 26 février 2008

[Une belle histoire] Yuri Buenaventura cover


Cette chanson. Elle me rappelle les jeudis aprem en Côte d'Ivoire. En primaire on n'avait pas cours ni le mercredi, ni le jeudi aprem, alors je regardais Tv5 de temps en temps.
ET hormis cette émission belge pour les enfants qui passait, entre 2 dessins-animés ( Père Castor mon préféré) les chansons D'Henri Dés et Fa Si La chanter ( mon jeu télé favori), je me rappelle les clips qui passaient parfois.
Et donc parfois passait la reprise de Yuri Buenaventura " Une belle histoire", et alors je dansais toute seule dans le salon, attendant qu'Ibrahima vienne s'occuper de moi ou d'aller jouer chez je ne sais qui ou alors que mes frères daignent enfin ne pas m'exclure de leurs jeux de garçons parce qu'ils ne voulaient pas que je touche à leur nouveau jouet.
Voilà ce à quoi ressemble pour moi mon enfance à Abidjan, la lumière passant à travers les rideaux verts de l'appartement de la Rivieira, à côté de la plante aux larges feuilles, moi dansant.
Ce vert partout, ou ce fond bleu de piscine, quand après tu as tellement faim que tu avalerais n'importe quoi, que ton père te frotte comme un fou avec une grande serviette parce que ta mère t'as dit," sortez de l'eau maintenant on va bientôt partir" à l'Hôtel du Golf.
Et, non pas comme une réminiscence involontaire, mais plus un doux linge de souvenirs qui m'envelopperait, cette chanson me rappelle tout ça, comme on rappelle quelqu'un à la fenêtre pour qu'il vienne manger les soirs d'été où les enfants jouent dehors, heureuse comme la mère, qui ne sait pas alors que les enfants ne reviendront pas.

lundi 25 février 2008

[Come home] One Republic

je suis convaincue en ce jour que mon portable, associé à mon PC, veut ma mort ou au moins mon malheur!

[Venus in furs] Velvet Underground

Le gramme d'héroïne 4 euros à Kaboul.
God.

dimanche 24 février 2008

vingt-neuvième seconde chanson

"De tendres amours de gosse/Ou les morsures d'un amour fou/Du plus loin qu'il m'en souvienne,/Si depuis, j'ai dit "je t'aime"/Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous..."
Barbara ma plus belle histoire d'amour

jeudi 21 février 2008

[I'm real] Ja Rule/Jennifer Lopez

Laissons les hommes qui nous font rêver pour ceux qui nous offrent quelque chose de vrai

lundi 18 février 2008

[Quand je marche] Camille

Je souhaitais écrire un post-it à Muxu et les autres ( JD, Benjamin, Aline) : " je comptais rentrer à la maison pour me resourcer et finalement ce week-end à bordeaux ça a été cvomme chez moi".
En ce dimanche ensoleillé sur la plage -Le Porge- j'ai des relans de tristesses, lendemain de cuite après la nuit d'ivresse, lorsque le réveil est dur.
Et je les remercie mais je ne regrette rien.
Dans un post précedent je parlais de faire de la place dans ma bulle, et l'important n'est pas tant à qui j'e l'ai ouverte ni avec quel discernement; j'ai fait de la place dans ma bulle et j'en ferais encore, décidée à faire de la place à tous ceux qui voudraient rentrer puisqu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain et qu'il faut, quoi qu'il arrive, "donner d'abord".
Je refuse de tirer les leçons de l'existence s'il s'agit de ce genre de leçons, je persiste, sans signer, sans fierté juste pour ne pas arrêter de croire, tomber Mais me relever, peut importe la chimère.
"Il faut tendre l'autre joue" ?
Parce que dans cette bulle où j'ai fait de la place, il y a plus d'espace pour les gens comme eux, défini avec quelques autres comme mes amis de base.
J'ai déjà parlé des dizaines de fois des bulles pleines de fumées qu'on faisait l'année dernière avec le narguilé.
Et bien voilà pour tirer une conclusion simpliste mais limpide -la seule que je tirerais- Dans une bulle pleine de fumée on voit moins clair mais c'est quand même plus joli.

Et puis il y a cette chaise vide, pour toujours.

samedi 16 février 2008

[C'est okay] Ottawan

"Inconstance, ton nom est Homme"

mercredi 13 février 2008

La boucle est bouclée.

dimanche 3 février 2008

vingt-huitième seconde chanson

" A Marcos, à la joie, à la beauté des rêves...à la mélancolie, à l'espoir qui ne tient, à la santé du feu et de la flamme, à ton étoile..."
A ton étoile Noir Désir

[Georgia on my mind] Ray Charles

La beauté. Contrairement au beau, la beauté est l'union d'un paradoxe. Elle doit à la fois sembler être le fait d'une minorité et avoir des traits commun avec la majorité.
Je veux dire il faut que la plupart des gens puisse être jolie mais que peu de gens le soient en réalité. Entre l'accessible et l'insaisissable. L normalité et l'extraordinaire, ce que tout le monde peut aspirer à être sans pour autant pouvoir l'atteindre mais achetant ce qu'il faut pour essayer.
La saison de toutes les tentatives, plus ou moins ratées, s'appelle les soldes.
Et la seule grande vérité à en tirer et que nous ne serons jamais une affiche de publicité mais que cette affiche de publicité nous ressemble un peu trop pour être un idéal.

P.S: nouvelle coupe et couleur de cheveux.

[seems like home to me] The two Gallants

La ligne de démarquation entre la campagne et la ville se situe dans le son.
A Bordeaux il n'existe pas de bruits tout à fait distinct d'un autre.
Rentrée à Arthez j'ai été surprise d'entendre une voiture passée dans la rue, pas la circulation, une voiture, ou alors la cloche de l'église sonnant 10 heures, sans d'autres bruit autour, juste la cloche.
J'aime entendre les cloches. C'est juste surprenant de vérité comme bruit, comme s'il n'existait pas autre chose à ce moment là, comme si tout était pur et bruyant et existait à part entière, hors de la masse des autres bruits.
A la campagne, je n'en sais rien pour les êtres qui la peuplent, mais une chose est sûre, les bruits existent pour ce qu'ils sont.

[heartbeat demo] Late of the pier

Je lis " La crise de l'éducation" d'Hannah Arendt en ce moment, elle explique que toute nouvelle utopie d'un monde nouveau est toujours une idée ancienne pour les hommes pour qui ont veut qu'elle s'applique. Nous naissons dans un monde ancien, l'éducation nous permet à la fois de nous y adapter ( comme pour tout être vivant) mais également de le perpétuer.
"éduquer c'est contraindre sans utiliser la force"
Dans le tram, direction gare St-jean, une fille disait à sa mère " quand je serais grande Maman je veux être véterinaire et faire du cirque" ce à quoi la mère répond " ou faire du cirque, chérie, on ne peut pas faire les deux" .
Et dans ce "ou" j'ai vu à quel point et avec quelle force, innocemment on apprenait aux enfants les limites de notre monde.
Ca ne m'avait jamais choquée et c'est une parole de bon sens visant à une meilleure correction de la langue française et donc à une meilleure appréhension du monde, mais en faisant ça elle inscrit en elle cette impossibilité, mais qui a decreté que c'était impossible? S'adapter et perpetuer.
Laissons leur leur propre utopie, à leur échelle peut-être, pas grand chose, mais la leur.
J'ai décidée à partir d'aujourd'hui que je préférais le ET au Ou dans la langue française, et en celà quelque part je dépassait mes limites.